Zatoichi - Preview

Dossier sur la sortie de Zatoichi

L'action se situe au Japon au XIXème siècle après Jésus-Christ. Zatoichi est un voyageur aveugle qui gagne sa vie en tant que joueur professionnel et masseur. Mais derrière cette humble apparence se cache un redoutable combattant, vif comme l'éclair et dont les coups s'avèrent être d'une stupéfiante précision.

Alors qu'il traverse la montagne, il découvre une petite ville entièrement sous la coupe d'un gang. Son chef, Ginzo, est du genre à se débarrasser de tous ceux qui osent se dresser sur son chemin. D'autant plus qu'il dispose depuis peu des services d'un dangereux samouraï ronin, Hattori. Dans un tripot, Zatoichi rencontre deux geishas, aussi dangereuses que belles. Okinu et sa soeur Osei vont de ville en ville à la recherche du meurtrier de leurs parents. Elles ne disposent que d'un unique indice sous forme d'un nom. Celui de Kuchinawa.

Bientôt, Zatoichi rencontre également les hommes de mains de Ginzo.

Zatoichi est le dernier film en date du japonais Takeshi Kitano. Animateur télé, rendu célèbre par son émission Nous sommes sauvages et cinglés, Kitano s'intéresse au cinéma dès le début des années 80. Il réalise Violent Cop (1989), Hana-Bi (1997), Aniki, Mon Frère (2000) et apparaît aussi bien dans ses films que dans ceux des autres : pour preuve, ses interprétations remarquées dans Tokyo Eyes (1998) et Battle Royale (2000).

Le personnage de Zatoichi a déjà été porté à l'écran en 1964 par l'intermédiaire de Shintaro Katsu. Madame Chieko Saito, une amie proche de l'ancien acteur-vedette, est à l'origine du nouveau film de Kitano. Celui-ci raconte : Le projet m'intéressa immédiatement, car je n'avais à ce jour jamais travaillé sur un film historique et en costumes. Mais lorsqu'elle a ajouté qu'elle souhaitait que je reprenne le rôle titre, j'ai paniqué. Il n'était pas question que je remplace Shintaro Katsu dans ce personnage qu'il avait marqué de sa personnalité. J'ai donc poliment décliné l'offre, mais c'était sans compter sur la ténacité de Madame Saito...

Kitano a donc accepté ce nouveau chantier, dans la mesure où il était libre d'imaginer sa propre légende, de donner à son héros une nouvelle apparence plus excentrique, ainsi qu'une autre personnalité. Ce qui fait de lui un être nettement plus détaché des autres sur le plan émotionnel, qui se contente en fin de compte de pourfendre les méchants et qui ne se mêle pas vraiment aux gentils. Kitano n'a pas souhaité avoir recours aux effets spéciaux lors des nombreuses scènes d'action et a donc lui-même assuré cascades et combats. Les yeux fermés, qui plus est. Ce fut plus difficile que je ne l'imaginais. Lorsque vous jouez avec les yeux ouverts, le regard des autres comédiens et cette appréhension de l'espace vous permettent indirectement d'estimer votre façon de bouger ou votre manière de jouer, même si physiquement il vous est impossible de vous voir vous-même.

Présenté à la Mostra de Venise 2003, Zatoichi a permis à Takeshi Kitano de remporter le Lion d'argent du Meilleur réalisateur. Le 5 novembre a été retenu pour le début de sa projection en salles.

Je redoutais que Zatoichi soit un film difficile à mettre en scène car les films en costume sont communément considérés comme étant plus minutieux que les autres. Il s'est avéré, au contraire, très amusant à réaliser. [...] Zatoichi est sur les plans créatif et artistique, l'une des expériences les plus enrichissantes de ma carrière (Takeshi Kitano).

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