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Yes Man

Après Menteur, Menteur, où il disait toute la vérité, rien que la vérité, Jim Carrey dit oui à tout pour nous faire rire. Krinein lui dit peut-être.

Carl Allen (Jim Carrey), employé de banque, dit non à tout. Non à ses clients, non à ses amis, non à revivre une aventure amoureuse. Jusqu'au jour où Nick le pousse à assister à un séminaire animé par Terrence Bundley (Terence Stamp), prônant le « oui ». Carl conclut un pacte avec Terrence : à partir de maintenant, il dira « oui » à tout...


" Mais enlève-moi ce botox ! "
Le sujet rappelle à quelques détails près celui de Menteur, Menteur. Dans le film de Shadyac (1997, tout de même), Carrey était la victime surnaturelle du vœu d'anniversaire de son fils, qui l'obligeait à dire la vérité en toute circonstance pendant 24 heures. L'histoire de Yes Man, tout en gardant sa valeur en tant que comédie, se montre un poil plus appliquée dans l'exposition de sa problématique, puisqu'ici, le changement sera dû à la volonté du personnage principal, galvanisé par un courant de pensée et un gourou assez spécial. Dire « oui » à tout. A concept simple, structure simple : le plus gros du film sera une suite très dynamique de toutes les conséquences de ses « oui » à répétitions, qui se révèleront pour la plupart très bénéfiques, comme on pourrait s'en douter. Apprendre le coréen, la guitare, filer de l'argent à des clodos, sauter à l'élastique, faire la fête toute la nuit et subir les facéties des copains très amusés par le concept, tout y passe. Le film dit tout simplement « oui » à la vie, encourage le positivisme au travers d'une comédie « à la Carrey » où l'acteur s'agite et grimace à n'en plus finir. Parfois, même, le bouchon va loin, très loin, dans des endroits où le « non » n'a plus cours et où le personnage principal est comme privé de sa liberté. Ce qui lui occasionnera quelques tours pendables, bien évidemment, et nous fera légèrement réfléchir sur l'utilité du film. Faire rire ? Oui, probablement que Yes Man n'a aucune autre prétention, même pas celle de s'imposer comme une comédie mémorable (au-delà de sa bêtise incommensurable, Dumb & Dumber reste toujours un film culte pour beaucoup de monde). Car le film a beau être amusant, et afficher quelques très bonnes scènes, on s'aperçoit vite que le concept ne tient pas toute la durée. Au bout d'une heure quarante de film, épuisé, tout le monde rend les armes. En une scène, Carrey se détache de son fanatisme et entreprend de boucler le film dans son happy end. Il ne nous en restera probablement pas grand-chose une semaine après.

Une comédie acceptable « à la Carrey », assez proche de Menteur, Menteur mais un cran au dessus en termes de qualité. N'en attendez rien d'autre que de l'amusement ou du rire, la morale de l'histoire est quasiment inexistante et le script suit désespérément la trame classique du genre.

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4 commentaires

  • Anonyme

    18/02/2009 à 15h26

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    Complètement déjanté, drôle, humour un peu dégueu( la vieille avec son dentier ). Mais quelle réussite. La moto hyper nerveuse à la fin du film où on voit les fesses du héros, c'est purement génial...

  • protoss

    09/08/2009 à 14h58

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    Ouaip, sympatique comme comédie, un peu dans le style des Jerry Lewis.

  • Umbriel

    10/08/2009 à 14h03

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    Film plus réussi et agréable à regarder. Pour une fois, Jim Carrey n'en fait pas des tonnes


    Il y a quelques passages vraiment excellent

  • Anonyme

    20/08/2009 à 13h16

    Répondre

    SALLUT YES MEN

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