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Voisin contre Voisin

Un film de Noël très limité intellectuellement, comme c'est souvent le cas, doublé d'une famine humoristique assez gênante.

Hop ! Période de Noël égal films de Noël, et il y a du boulot ! Le genre « noël » peut se retrouver dans de nombreuses déclinaisons, et la plus commune pourrait peut-être bien être la comédie à usage familial. Et comme la période est faste, il n'est pas rare de se retrouver avec tout et n'importe quoi. Pourquoi pas une bataille de voisinage ?


Je ne vais pas directement vous faire un argumentaire sur l'intérêt régressif des films de Noël, qu'ils sont généralement plutôt crétins et destinés à un public familial peu regardant, surtout que certains sont regardables et parfois même très bons. Seulement, ce n'est pas le cas de ce Voisin contre voisin qui n'affiche pas de plus grande ambition que de griller de l'électricité. C'est même le sujet principal : le nouvel arrivant décide d'illuminer sa bicoque au point qu'on puisse la voir de l'espace, tandis que le traditionaliste voisin peste en voyant cette débauche de lumière gâcher son noël réglé à la seconde près. Une mini-réflexion sur l'opposition tradition / innovation ? Que nenni (oui, que nenni), plutôt un prétexte pour se faire affronter les deux malades mentaux à grands renforts de coups fourrés ! Des batailles d'une ampleur somme toute modeste et qui finiront sur la déconfiture systématique du traditionaliste, même si le film s'achèvera tout de même sur un statu quo des plus conventionnelles, saupoudré d'un peu d'esprit de noël.


L'intérêt est maigre, mais il réside dans la joie de retrouver l'éternel jumeau d'Arnold Schwarzenegger, monsieur Danny DeVito, qui cabotine comme jamais ! Le rôle n'apporte rien à son « palmarès », mais a le mérite de lui coller comme un gant. Tout comme la bonne tronche de cul serré de Matthew Broderick, qui n'a pas hésité à se coller un balai au derrière pendant trois mois pour jouer le rôle de Steve Finch. Les plus observateurs retrouveront Kristin Davis dans le rôle de Kelly (Charlotte York dans Sex and the City) et Alia Shawkat dans le rôle de Madison (Maeby dans Arrested Development), tandis que les plus mateurs s'émerveilleront devant la belle paire de blondes nommées Aldridge.

En dépit d'un pitch qui aurait pu se révéler rigolo, Voisin contre Voisin fait dans le poussif à longueur de bobines, même si la débauche d'effets lumineux aguiche le regard au point de ne pas regarder la durée. Tout cela reste bien crétin et sans intérêt.

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1 commentaires

  • Anonyme

    25/02/2010 à 08h40

    Répondre

    Je ne vais pas di­rec­te­ment te faire un ar­gu­men­taire sur l'inutilité ré­gres­sive des critiques rétros pour des films franchement pas marquants, mais voilà, celle ci en est une...

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