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Vidocq - 2001

Du toc pour Vidocq

Vidocq est le premier film de l'histoire à utiliser la technologie numérique comme support (oubliant de ce fait la pellicule), le second étant justement l'épisode II de Lucas (Attack of the clones). Et pour cette première, c'est Pitof qui s'y colle, rassemblant Guillaume Canet, Gérard Depardieu, Ines Sastre et j'en passe, pour une enquête policière dans la vieille France sur un mystérieux assassin portant un masque-miroir.

Vidocq, ex-bagnard reconverti en détective, est retrouvé mort dans une soufflerie, tué par un mystérieux inconnu masqué. Dès le lendemain, Etienne Boisset (Guillaume Canet), jeune biographe un peu ambitieux, commence à remonter la piste du tueur, et cela en revenant depuis le début de l'affaire. Tout aurait commencé avec la mort foudroyante (c'est le cas de le dire) de deux notables, enquête confiée à Vidocq.

La technologie numérique apporte quelque chose. Sérieusement. L'image est beaucoup plus nette et la fréquence d'images par secondes semble augmentée. L'esthétique est donc une qualité première du film, et devient aussi une pièce de l'énigme. Mais Pitof décide alors d'en faire un peu n'importe quoi. Alors on a droit au très gros plan, au travelling ras de terre, aux écrans bleu/vert pour le ciel, et aux sursauts de caméra énergique. Tellement énergique qu'il arrive de rien comprendre aux scènes de combats, qu'on a cru bon de rythmer avec du rock. Le scénario est assez labyrinthique, un peu gore, saupoudré de fantastique et de mythe. Bref, ça serait pas mal, si le film ne finissait pas en queue de poisson totale, et ne laissait pas le goût de « on se fout de not' gueule » (Le dénouement tient difficilement debout). Les acteurs rattrapent à peu près la chose, sauf l'acteur principal Guillaume Canet qui montre une des plus déplorables faces de son talent.

Un pas est franchi avec le numérique, mais le reste écroule totalement cette première, reléguant Vidocq au rang de « C'est beau, mais ça tient pas debout ». A voir pour admirer la technologie de demain, mais ça va pas plus loin.

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4 commentaires

  • dragmaniac

    28/03/2003 à 00h00

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    Au secours !!!! Des plans à vomir, des mouvements de caméra à en avoir le mal de mer (même dans titanic c'est plus stable), des acteurs pitoyables dans ces rôles, Dussolier : trop théatral, Guillaume Canet : sans consistance. Une histoire floue (contrairement aux images qui en auraient gagnées en crédibilité) et un dénouement lamentable. une véritable perte de temps et d'argent pour les spectateurs, et un homme heureux: le réalisateur qui a pu faire mumuse avec son jouet numérique en se moquant complètement de son public et du rendu à l'écran.

  • Anonyme

    17/10/2003 à 00h01

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    Dragmaniac tu ne sais pas quel est le véritable intéret du ciné. Je trouve génial qu'il puisse exister différentes façons de tourner. Ce film est magnifique. Les images sont superbes et il y a de l'intrigue.

  • Anonyme

    29/11/2003 à 00h02

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    Je suis tout à fait d'accord avec le dernier commentaire. La technique cinématographique de ce film est caractéristique des oeuvres françaises à gros budget ( Pacte de loup... ), avec ce côté à la fois théatral est tourné action. J'apprécie particuliérement les jeux de lumières saisissants, qui donnent toute la dimension fantastique de ce film. Pour le scénario, le contexte de Paris au XIXe permet de plonger dans l'histoire très facilement, et d'apprécier à juste titre ce chef d'oeuvre. Pour sûr, les amateurs de Terminator, Matrix et Cie, passez votre chemin ! Le cinéma français est un art plus subtil.

  • nazonfly

    14/10/2004 à 00h03

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    Après avoir entendu les premières critiques de Vidocq, je m'attendais à voir un film totalement dénué d'intérêt.
    Or je me suis aperçu qu'il n'en est rien.
    Le fait de tourner directement en numérique apporte un très bon cachet au film, d'éviter cet aspect "granuleux" qui semble cher au cinéma français. Il fallait un précurseur et Pitof est celui-ci.
    Certes tout n'est pas parfait dans ce film. Les acteurs notamment sont parfois un peu limites (je me suis même demandé pourquoi Guillaume Canet était aussi transparent dans son rôle de biographe de Vidocq). Et comme le disent Figo et Nicolas, les combats sont parfois touffus.
    Mais j'ai beaucoup aimé les couleurs surréalistes du film : l'ocre et le rouge pour les intérieurs, et le vert et le violet pour les extérieurs.
    Et le film se laisse bien regarder, même si quelques baillements peuvent se faire entendre de temps à autre.

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