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J'veux pas que tu t'en ailles

Paul (Richard Berry), brillant psychanalyste qui a « un peu » laissé son travail empiéter sur sa vie privée, est marié à Carla (Judith Godrèche). Celle-ci en a marre de cet époux qui la néglige sans s'en rendre compte. Alors elle prend un amant, Raphaël (Julien Boisselier), beau jeune homme, très attentionné et romantique, qui se trouve comme par hasard... être en psychanalyse avec Paul. Les ennuis commencent lorsque le psy comprends que l'amoureuse dont lui parle son patient et sa femme ne sont qu'une seule et même personne. Jouant double jeu, Paul va tout faire pour reconquérir Carla, mais Raphaël n'est pas prêt à la laisser partir.

Le scénario laissait espérer un film français sympa, une comédie sentimentale rigolote, mais la sauce ne prend pas. Les personnages ont tous un côté très horripilant qui empêche radicalement de s'identifier à eux : Raphaël est toujours en train de geindre, Carla est une perpétuelle insatisfaite pour laquelle on ne peut souhaiter qu'une chose : qu'elle se retrouve toute seule, et Paul complote sans comprendre que la sincérité aurait pu lui rendre sa femme bien plus rapidement. La mise en scène est également assez pénible : la plupart du film se passe dans le cabinet de Paul, ce qui aurait pu être un atout mais a en fait été très mal exploité.

L'histoire s'éternise dans de vague quiproquos, certains passages sont tellement courus d'avance que l'on ne peut qu'en vouloir au réalisateur de nous les infliger quand même. Pour étayer cela, (si vous comptez voir le film, passez au paragraphe suivant, de toute manière cette scène n'a pas grand intérêt) nous pouvons prendre pour exemple le moment où Paul jette un préservatif en vrac dans un tiroir, le faisant atterrir dans une boîte de mouchoir. Celle-ci sera évidemment tendue à une névrosée qui prendra cela pour des avances. Perdre cinq minutes d'un film déjà pénible pour un gag que vous aviez vu venir depuis des lustres, c'est énervant.


Seul point fort, qui ne suffit pas à faire un bon film de J'veux pas que tu t'en ailles : l'humour qui parvient à quelques reprises à faire mouche, notamment lorsqu'il vient de quelques personnages secondaires. Mais globalement, l'impression qui restera est celle d'un film quelconque, sans grand intérêt, qui possédait pourtant quelque potentiel.

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1 commentaires

  • Umbriel

    01/08/2007 à 00h31

    Répondre

    J'ai été séduit par la bande annonce, des acteurs que j'aime beaucoup, je suis donc aller voir le film les yeux fermés. Et quelle déception... L'idée de base du film était vraiment sympa, mais en fait, c'est gâché par le fait que le psy découvre tout de suite que son patient est l'amant de sa femme. Pas de quiproquo, pas de révélation d'un coup, où on aurait pu se délecter de sa surprise et rire de sa "bêtise"... Du coup, l'intérêt du film tombe rapidement à l'eau.


    Le reste n'est qu'une succession de gueguerre où les personnages se rendent coup sur coup. Il y a quelques scènes vraiment drôles, mais j'avoue que le "happy end" (la morale est respectée), m'a un peu agacé. J'aurais trouvé presque normal que tout le monde se retrouve "seul".


    Pour conclure, je vais reprendre une réplique du film, j'ai trouvé ce film : mouuuuu !

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