5.5/10

vaisseau de l'angoisse (Le)

S.O.S, fantômes !

Dixit Jean-Marie Bigard, le film d'horreur classique a toujours pour scénario une bande de jeunes qui loue une grande maison isolée, lieu d'un carnage il y a des dizaines d'années dont tout le monde se fout éperdument. Une série d'idées stupides (genre faire deux groupes de deux) et autres exploits de la part du meurtrier (généralement d'une aptitude psychologique à faire tomber les plus grands) vont amener la destruction totale de ce groupe, de manière violente mais néanmoins ordonnée. Le Vaisseau de l'angoisse répond à peu près à cette définition, à la différence qu'il ne s'agit pas d'une bande de jeunes, ni d'une grande maison, mais d'une bande de marins et d'un grand bateau.

En 1962, le palace flottant Antonia Grazza disparaît des radars sans aucun message de détresse. Quarante ans plus tard, un pilote canadien du nom de Jack Ferriman (Desmond Harrington) « engage » Sean Murphy (Gabreil Byrne) et son équipage, un ramassis de chasseurs d'épaves, pour explorer un navire perdu en mer. Rapidement, le caractère surnaturel du vaisseau se révèle aux nouveaux arrivants...
Avec un tel synopsis, on ne peut que s'attendre au film d'horreur de base, hémoglobine à volonté, entrée gratuite pour les nanas à forte poitrine. Préavis d'entrée malmenée par une introduction étrange, un parallélisme avec l'oisiveté d'une Croisière s'amuse (mais à quand le long métrage . ?), sur une petite musique enjouée. On y croirait si la bande-annonce n'avait pas déjà lâché le morceau. Quelques minutes plus tard, les passagers « coupent la poire en deux », et repeigne en rouge le pont du bateau. « Ha, j'me disais aussi! ». Simplifions, Murphy et son équipage arrivent sur le bateau, sont victimes de quelques évènements paranormaux sans gravité, puis se font dégommer les uns après les autres, par groupe de deux puis de un (...). Pas de surprise, les morts violentes continuent à valser avec nos petits moussaillons, sous prétexte que le bateau serait hanté. Explication un peu foireuse, ni très claire ni très cohérente, avec un pourquoi du comment en guise de dernières minutes avant que le dénouement, sommet dans le classique de l'horreur, ne fasse retentir ses premières notes. Et dans ces quatre-vingt dix minutes de péripéties peu originales, avouons que la mayonnaise prend étonnamment bien, d'une manière toute relative. Les habitués du ketchup à flot auront certainement l'impression de voir la même chose depuis des lustres, mais les occasionnels prendront certainement plaisir à suivre Julianna Margulies dans son combat pour survivre.

Un film d'horreur classique sur tous les points de vue, sanglant et pervers à souhait, qui a le mérite d'être agréable à regarder en dépit de son handicap de départ. Conventionnel.

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