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Tuck Everlasting

Winnifred Foster (Alexis Bledel), une jeune fille âgée de 15 ans au début du XXe siècle, enfermée dans l'autorité de ses parents, rêve de liberté. Alors que ses aînés la menacent de l'envoyer en pensionnat pour qu'elle bénéficie d'une « bonne » éducation, elle décide de s'échapper de sa maison. Dans la forêt qui jouxte sa demeure, elle rencontre Jesse Tuck (Jonathan Jackson), un garçon mystérieux...

On doit l'histoire de Tuck Everlasting à la romancière Natalie Babbitt qui, après un premier film adapté de son roman en 1981 par le réalisateur Frederick King Keller, a pu voir son histoire re-dirigée en 2002 par Jay Russell, à qui on doit Mon Chien Skip et Piège de Feu.
Étant donné qu'il est produit par Disney, on était en droit de s'attendre à une certaine niaiserie concernant ce conte - quasi intemporel - qui traite d'un amour d'adolescence et d'immortalité. Cependant, dès le début du film, la qualité des décors, des paysages et des ambiances prouvent que l'on était mauvaise langue: Tuck Everlasting surprend, et ceci bien au delà de nos espérances...

Aidé par un casting éblouissant: la belle Alexis Bledel aux yeux bleus d'ange (Coup de foudre a Bollywood, Sin City, la série Gilmore Girls...), l'impressionnant William Hurt (La Peste, Lost in Space, Le Village...), le beau garçon Jonathan Jackson (Insomnia, Dirty Dancing 2...), la touchante Sissy Spacek (Carrie, Une Histoire Vraie, The Ring 2...), l'étonnant Scott Bairstow (The Postman, New Best Friend, la série Harsh Realm), le bon père de famille Victor Garber (Exotica, Titanic, la série Alias...) et l'inquiétant Ben Kingsley (La Jeune Fille et la Mort, Sexy Beast, Suspect Zero...), Tuck Everlasting est fortement habité par des caractères affirmés qui transpirent de vérité. Accompagnés par une douce spiritualité et des images d'une nature vigoureuse et resplendissante, ils donnent de l'intensité à un propos bien ordinaire: l'immortalité est-elle si intéressante qu'il y paraît?
Le long métrage y répondra, ne choisissant pas la facilité et laissant une sensation de positivité dans l'esprit des spectateurs de tous âges. Il marquera surtout par la relation amoureuse - simple et tendre - entre les deux adolescents, une chasse à l'homme un doigt stressante et de légères interrogations existentielles sans prétentions.

Malgré une fin trop abrupte qui manque de justifications, Tuck Everlasting est un beau film sur l'adolescence, le premier amour, l'amitié, la famille, la nature et la vie. Malgré un ton léger, il dégage une lumière rassurante et chaude.

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moustache (La)

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1 commentaires

  • Anonyme

    30/01/2008 à 10h16

    Répondre

    S'il nous est donné, quelque soit notre âge, d'avoir gardé au fond de nous ce désir d'éternel jeunesse, alors très naturellement on se laissera porter par la beauté pure et tendre de cette réalité spirituelle pour nous endormir heureux et comblés dans la paix de l'enfance.

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