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Treize à la douzaine

Classique de la littérature enfantine, l'histoire d'un père rationaliste à la tête de douze bruyants marmots, Treize à la Douzaine fut d'abord sujet à l'adaptation cinématographique en 1949, pieusement attachée à son modèle. Remake à tendance humoristique oblige, le scénario de la cuvée 2004 ne conservera que quelques bribes du synopsis originel pour mieux se conformer au schéma traditionnel de la comédie tout public américaine balancée entre rires et émotion. Valeurs d'unité, de tolérance, tel sont les composantes du cheval de bataille que défendra Steve Martin et sa troupe dans ce film qui ne garde du livre que le chiffre douze.

Tom et Kate Baker ont toujours souhaité avoir une grande famille. Et ils l'ont eu. Douze enfants. Un véritable casse-tête qui réclame une organisation et une disponibilité hors du commun, ce que les deux époux sont parvenus à instaurer non sans mal. Tout change le jour où Tom obtient le travail de ses rêves, l'opportunité de coacher l'équipe des Stallions, obligeant toute la famille à déménager. Et quand Kate s'envole pour New York afin de s'occuper de la publication de son livre, Tom se retrouve avec deux équipes à organiser: les Stallions, et sa famille...

Le chiffre douze sera le principal élément comique assumé, aussi préparez-vous y. Mais inutile de préciser qu'il est tout bonnement impossible de développer un tel nombre de personnages en si peu de temps, aussi certains prennent plus de volume que d'autres. Les gros rôles, par exemple, comme le « super » Tom Welling ou cette coyote de Piper Perabo, bien que l'on en soit toujours à un stade très superficiel. Problèmes d'intégration et chamailleries bénignes seront les principaux problèmes que devront résoudre le papa surmené, le sens du sacrifice et la tolérance les valeurs utilisées pour faire vibrer la corde sentimentale qu'il y a en chacun de nous. A part tout ça, c'est du remplissage. Malgré l'assourdissante cacophonie qui règne entre les murs de la maison, reconnaissons que les enfants restent finalement bien sages en comparaison de ce qu'ils auraient pu réaliser en termes de chaos et d'anarchie. Une ou deux petites espiègleries font mouche, ce qui reste bien peu sur la durée du film, mais c'est surtout la « performance » d'Ashton Kutcher, en second rôle, qui ressort de la masse humoristique plutôt niaise de cette douzaine qui ne sait pas faire grand-chose d'autre que brailler.

Une comédie plutôt bon enfant, un peu abrutissante par moment, finalement sans grande originalité et donc moyennement drôle. Comme toue comédie qui se respecte, le film plonge dans ses dernières minutes dans la guimauve bon marché qui nous ferait presque oublier les points positifs du film, comme les excellentes prestations de Steve Martin, Bonnie Hunt, et Ashton Kutcher.

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Ong-Bak

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