A DECOUVRIR
9/10

Dahlia noir (Le)

Un must de la littérature policière

Le dahlia noir est un gros pavé de près de 500 pages écrit par James Ellroy en 1987. L'histoire commence comme la plupart des livres policiers à la mode : le corps d'une jeune femme est retrouvé dans un terrain vague de Los Angeles et la police se mobilise pour trouver le coupable. La ressemblance s'arrête là, car contrairement aux autres romans policiers, les personnages sont tous plus gangrenés les uns que les autres : lâches, ambitieux, corrompus, pervers se comptent par poignées dans la Los Angeles de l'après guerre (le récit commence en 1947 et finit a la fin de la décennie).

Le "héros", et tous les protagonistes d'ailleurs, bénéficie d'une psychologie poussée qui évolue au fil de l'histoire : ancien boxeur devenu policier, Bucky "dents de cheval" fait une fixation sur le dahlia noir au point de sacrifier sa vie personnelle et sa carrière pour trouver son meurtrier (meurtrier surprenant en plus). Avec ce livre vous oublierez donc les "polars" où le gentil cherche un serial killer très très méchant qui sème la mort et l'abattement : ici le désespoir et la méchanceté sont partout.

James Ellroy a mis beaucoup de lui-même dans ce livre (renseignez-vous sur sa vie et vous comprendrez) et dépeint avec brio un univers sordide où la devise des gens est "personne pour tous et tous pourris". Je ne saurais que vous conseiller cet excellent ouvrage, qui est un peu long parfois mais toujours passionnant. Une fois lancé, vous pourrez lire les trois autres livres qui constituent "le quatuor de Los Angeles" avec notamment L.A confidential qui a inspiré le film du même nom.

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A propos de l'auteur

2 commentaires

  • Val Lazare

    27/01/2003 à 00h00

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    Je mettrai à part Le Dahlia Noir dans la série du Quatuor de Los Angeles. Le ton n'est pas tout à fait le même que dans les trois autres volumes, et l'histoire, indépendante.

    Le Dahlia Noir a été mon premier James Ellroy, et ça m'a fait un choc. Le vocabulaire utilisé est quelque peu destabilisant, tout comme la construction du récit et de l'action. Une chose est sûre, une fois les premières pages tournées, vous ne reprendrez votre souffle qu'à la dernière page.

  • phiiip

    16/01/2007 à 22h22

    Répondre

    J'ai vraiment apprécié ce roman, une fois commencé, difficile de s'arrêter... pour moi, c'est l'un des meilleurs policiers que j'ai lus. tout y est: des flics de chair et de sang, un meurtre "médiatique" (ou plutôt médiatisé), des histoires glauques qui se croisent et se recroisent. Et, chose rare, les personnages évoluent le long du roman, leur caractère n'est pas le même à la fin qu'au début... un très grand roman.

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