3.5/10

S.W.A.T. unité d'élite

Special Weapons And Tactics Team. La traduction littérale de la dénomination S.W.A.T, ce qui implique des armes, des équipes, et de la tactique (« non ! si si »). En d'autres termes, une unité d'intervention spécialement entraînée pour les cas extrêmes, à l'image de la section GIGN française, théoriquement capable d'entrer sur le lieu de crise, descendre tous les terroristes, et ramener tous les otages vivants devant leur cher beau poste de télé. Logiquement, la division SWAT trouve modestement les faveurs d'une série télé des années 80, appelée « Section 4 », qui donne bases au film projeté actuellement dans les salles...

Brian Gamble est expulsé de la section SWAT après une initiative pas très heureuse saisie en pleine opération, au grand dam de son coéquipier Jim Street (Colin Farrell) qui se voit reléguer à l'armurerie. Six mois plus tard, le sergent Dan Harrelson (Samuel L. Jackson) est rappelé au sein du SWAT pour entraîner une nouvelle équipe qu'il composera selon son bon vouloir. Une chance pour Street d'être réintégré dans l'équipe de terrain...

Ils descendent d'hélicoptère en rappel, entrent dans la banque tels des chats chaussés de pantoufles, distribuent les bastos à qui n'est pas content, et retournent au bercail pour y recevoir leur décoration. C'est beau, le SWAT, en admettant qu'aucun des otages n'ait été touché. Pas de bol, une épaule s'interpose entre Gamble et le terro pas beau, inscrivant le flic d'élite au chômage, et son coéquipier à la bibliothèque blindée. Mais un SWAT reste un SWAT, même six mois après, même inscrit sur la liste noire du chef. Arrive Harrelson, ou Samuel L. Jackson convenablement enfilé dans son éternel rôle de gueulard - instructeur, qui remet sur pied la fameuse recrue, et quatre autres têtes bien brûlées dont une nana plus testiculaire que les mecs réunis (Michelle Rodriguez, le rictus Resident Evil encore sur les lèvres). Suivra un entraînement de chez intensif pour transformer des aspirants-élites en véritables machines à sauver les gens. Tout ça en une heure. « What ?! Où qu'il est, le terroriste et ses cent millions de dollars de la bande-annonce ?? ». Monsieur nous est présenté à travers quelques courtes scènes amenées comme des amuse gueules, pour enfin nous vociférer son texte tant attendu quelques années-lumières plus tard. « J'offre un gros gros paquet de pognon à qui sort mes fesses de là ! », dit-il à la première caméra inconnue qui passe, image ressassée dans toutes les télévisions du monde avec une petite note informative comme quoi le bonhomme est un gros milliardaire capable de payer la récompense. Le SWAT se gausse, ils sont numéro 1 parmi les polices du monde, numéro 1 en tir, et numéro 1 en blagues bien grassouillettes à donner la chair de poule aux fans des Bad Boys (c'est décidé, je m'achète un calepin). La rigolade est là, pour sûr, à l'image de la pseudo-déferlante d'action (pas trop mal filmée qui plus est, mais largement en carence d'originalité), qui ponctue le non moins pseudo script du film : machiste et grossier. Tsss, même pas le quart de ce que l'on espérait.

Une phase de démarrage très très longue dédiée à l'entraînement des recrues, et un sacré inintérêt plombent un film qui se voulait certainement à la base crédible et spectaculaire. L'idée évoquée dans la bande -annonce, un incarcéré monnayant sa libération par la télévision, ressemblent nettement plus à une anecdote qu'à la véritable sauterie que l'on espérait, se limitant à une ou deux tentatives pas de très grande envergure, et une opération finale aussi raplapla que l'intégralité du script. Les amateurs de blagues bien grasses seront néanmoins aux anges...

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