6/10

Suicide kings

Des étudiants issus de la haute bourgeoisie new-yorkaise décident de jouer les malfrats en prenant ni plus ni moins l'initiative d'enlever l'un des plus grands parrains de la mafia. Et si ces cinq petits gars sans aucune expérience décident de prendre autant de risques, c'est pour retrouver une fille qui leur est chère et qui a été, elle aussi, enlevée par d'autres bandits.

Ces cinq courageux aventuriers, Avery, T.K., Max, Brett et Ira, ont un plan infaillible. Un plan qui montre ses limites quelques minutes seulement après l'enlèvement. Les jeunes gens ne sont pas à la hauteur, et l'homme qu'ils transportent dans leur jolie voiture et qu'ils ont finalement réussi à rendre inconscient grâce à quelques coups et quelques piqûres, ceci dans un nuage de vapeur de formol... cet homme c'est une crapule, pire, un assassin... c'est Charlie Barrett. Maintenant qu'ils sont un peu moins optimistes et un peu plus hésitants, ils vont devoir aller au bout de ce qu'ils avaient consciencieusement prévu. Ils vont devoir affronter la malice de Charlie, ses ruses et son instinct de survie.

L'ambiance est celle-ci. Cinq adolescents qui ont du passer des heures devant leur petit écran et se prendre, comme beaucoup d'autres, pour des Robert de Niro ou des Al Pacino. Cinq adolescents bien habillés encore inconscients de la plupart des dangers de la vie contre un parrain de la mafia. Le plus talentueux d'entre tous qui plus est, celui qui sait parler et qui a toujours su se tirer de toutes les embrouilles. Le résultat, c'est un thriller qui prend des allures de comédie branchée. Les moments de tension succèdent à des scènes qui semblent presque issues d'un énième épisode d'American Pie ou de Boys and Girls... ou de Eh Mec... Elle Est Où Ma Caisse? Au passage, pour les amateurs de teen movies -ces films qui n'en sont pas vraiment-, je ne puis gâcher cette occasion unique de vous recommander ce dernier film. Mais je me rends bien compte que cette remarque n'a rien à faire ici. Je m'en excuse.

Suicide Kings vaut donc d'abord la peine d'être vu pour son originalité. Ensuite, il vaut la peine d'être vu pour la composition qu'y fait Christopher Walken. LE Chrisopher Walken de Dead Zone, de Batman II et du non moins célèbre King of New York. Enfin... en fait il n'y a pas d'enfin. Je pourrais citer les jeunes acteurs, qui s'en sortent bien: Henry Thomas, qui incarna il fut un temps le petit Elliot imaginé par Steven Spielberg... mais si vous vous en souvenez: "ééééé-li-ooottt... téléphone... maison". Je pourrais citer Jeremy Sisto, Sean Patrick Flanery, Jay Mohr et Johnny Galecki. Mais là, je n'en ai pas envie.

Parce que la fin du film m'a profondément déçu! Tout allait si bien, je passais un si bon moment. Je venais de finir mon troisième paquet de gâteaux. J'entamais la crème glaçée. Enfin. Je crois que l'équipe du film voulait montrer que comme dans un jeu, il faut garder ses meilleures cartes pour la fin. Bon, cette dernière phrase je l'ai prise des bonus du DVD. DVD de bien modeste facture, au passage. Et modeste est un bien grand mot pour les quelques cinq ou six pages qui nous sont proposées de lire. Ah, j'oubliais qu'il y a aussi la bande annonce du film.

Il y a de la déception, certes... Parce que le film réserve de bonnes surprises, propose de bons moments et fait souvent rire. Christopher Walken est dans ses bons jours. Ses quelques premières répliques en attestent. Quant aux jeunes comédiens, ils se sont certainement bien amusés. Certaines de leurs répliques sont vraiment désopilantes à souhait. Reste un final un peu bâclé et un DVD un peu beaucoup bâclé.

A découvrir

Maverick

Partager cet article

A propos de l'auteur

0 commentaires

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques