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Spider-man : New generation

Un Spiderman en film d'animation qui renouvelle le genre, c'est à ne pas manquer !

Depuis la sortie de X-Men en 2000, les films issus de l'univers Marvel s'enchaînent et semblent monopoliser les écrans de janvier à décembre. À un point tel que cela ne donne pas vraiment envie de suivre le bazar. D'autant plus que, personnellement, j'ai commencé à lâcher l'affaire après les premiers Spider-man de Sam Raimi franchement pas très réussis et les X-Men qui commençaient déjà à s'essouffler dès le numéro 2 sorti en 2003. L'année passée encore, la bande annonce d'Avengers : Infinity Wars et le personnage de Thanos avaient encore pu me donner envie. Résultat : un bien beau navet à l'intérêt douteux. Pourtant, en cette fin 2018, Spiderman revient sous la forme d'un film d'animation qui semble, à la vue encore de la bande annonce, renouveler largement le genre. Pouvais-je encore donner une chance à l'univers Marvel ?


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Première constatation : visuellement ce Spiderman d'animation est très réussi. C'est là évidemment où le film d'animation montre toute sa puissance par rapport au film en prises de vue réelles : on peut se permettre (même si, dans les faits, c'est rarement le cas) de faire preuve d'originalité sans trop choquer le spectateur. Spider-man New Generation fait ainsi le choix d'une animation pop, ultra-colorée, lorgnant souvent vers le comics : le film éclate parfois en cases de bande dessinée, le gros grain des couleurs des anciennes impressions ressort ici ou là. Pour un peu, on croirait presque que le genre cinématographique a intégré le pop-art de Warhol ! Mais ce serait faire un peu injure au film de se contenter de parler de cet aspect pop parce qu'en réalité, il est truffé de petites idées visuelles qui parviennent à faire sens : les « bugs » des personnages issus d'autres dimensions, la ville qui s'éteint puis se rallume ; jusqu'au final qui est une véritable explosion multidimensionnelle et multisensorielle qui n'assaillit pas violemment les mirettes. Un véritable bonheur oculaire !


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Mais cette avalanche visuelle n'est pas, comme souvent, un moyen de masquer les faiblesses d'un scénario auquel on ne croit jamais. La force de ce Spiderman réside en effet dans les possibilités qu'offre le multivers : Spiderman a vu le jour dans chaque univers du multivers mais il est différent d'un monde à l'autre. Si l'on connaît évidemment le jeune Peter Parker adolescent en proie au doute, on pourra découvrir avec bonheur sa version quarantenaire cynique et désabusé, sa version manga kawaï-robotique ou le fameux Spidercochon qui est relégué ici à quelques apparitions assez rares pour qu'elles ne soient pas lassantes. Mais ces apparitions d'autres univers ne seraient rien sans Miles Morales, un nouveau Spiderman adolescent aux origines afroaméricaines et sudaméricaines et habitant Brooklyn. Avec Miles s'ouvre un tout nouvel univers de Spiderman blindé de références hip-hop assumées : Post Malone, Nicki Minaj, Ski Mask the Slump God, Vincent Staples ou encore Lil Wayne sont ainsi présents sur le bande originale tandis que la culture du graff imprègne le film du début jusqu'à la fin, le costume du super-héros n'étant lui-même qu'un nouvel exemple de cette imprégnation.


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On l'aura compris, on aura peine à trouver des défauts à ce Spiderman rafraîchissant qui renouvelle la licence avec bonheur, à part peut-être les fariboles scientifiques usuelles (s'il fallait un Synchrotron pour ouvrir la porte des multivers, ça se saurait depuis le temps) ainsi que, dans la version française, les "speederman".

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A propos de l'auteur

Intéressé par beaucoup trop de sujets, nazonfly est en charge de la partie Musique Krinein depuis quelques années. Ce qui ne l'empêche pas de visiter les territoires des livres, du cinéma, des médias et même de sciences et tech.

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