6.5/10

sentiers de la perdition (Les)

« Tu es mon millésiiiiiiiiiiime... » (Air connu)

Sam Mendès est le réalisateur d'American Beauty. Et quand on a à son actif un grand succès critique et public, on est forcément attendu au tournant au prochain métrage, même si Tom Hanks et Paul Newman sont de la partie.

Souhaitant plus que tout s'attirer les faveurs de son père, un riche mafioso de l'Amérique des années 30, Connor Rooney échafaude un plan pour faire disparaître Mike Sullivan (Tom Hanks), le tueur à gages préféré de son padre, et sa petite famille. Manque de chance, Connor n'est bon qu'à tuer Mme Sullivan et Peter, le plus jeune des deux garçons. Pour Mike c'est le début d'une longue route guidée par la revanche, avec son deuxième fils Michael...

Si le père et le fils portent à peu près le même prénom, ce n'est pas pour faire joli. La plus grande crainte de Mike, c'est que Michael suive la même voie que lui. Dans sa grande rancune, sa principale préoccupation va être d'éviter de trop mouiller son garçon, même au détriment de sa propre vie. Cela en parallèle avec sa lente progression vers l'homme qui a détruit sa famille, que ses patrons semblent protéger. Voilà donc la réflexion qui ressort du film. Mais ce n'est pas la profondeur du scénario qui donne vraiment aux Sentiers de la Perdition une identité, mais certainement la qualité technique et la plasticité offertes par Sam Mendès. Une réalisation très stylée, très visuelle, minutieuse dans la reconstitution de son environnement, le sombre et austère Chicago. De plus, Sam Mendès a su attirer des acteurs plutôt charismatiques. Si Tom Hanks n'a pas vraiment le physique d'un tueur à gages, il donne corps à son personnage d'une manière agréable et crédible, sans atteindre ses plus belles performances. Paul Newman est simplement parfait, ou peu s'en faut, dans son rôle de parrain tiraillé entre sacrifier le fils qu'il a ou le fils qu'il aurait aimé avoir.

D'une beauté plastique remarquable, mais d'un scénario (très prévisible) s'essoufflant un peu derrière, Les Sentiers de la Perdition confirme néanmoins à Sam Mendès un indéniable talent de réalisateur. On pourra cependant trouver le rythme un peu inégal, et finir par trouver le temps long.

A découvrir

Top Chronos

Partager cet article

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • Lestat

    14/02/2004 à 00h00

    Répondre

    Les Sentiers de la Perdition ou l'histoire d'un père traqué qui dans cette cavale tente de reprendre sa vie en main et de rattraper ses erreurs et ses négligeances.
    Bien plus qu'un film sur le crime organisé, Les Sentiers de la Perdition met l'accent sur les relations père/fils et se révèle être une oeuvre touchante. La violence est présente, mais pas exagérée à outrance, certaine scènes redoublant d'ingéniosité pour ne pas s'y attarder trop sans pour autant la dénigrer. Sam Mendes préfère faire parler les coeurs plutot que la poudre...

    Un film émouvant et simple, aux protagonistes humains. Tom Hanks fait merveille en portant la Thompson de cet homme déchiré qui se redécouvre. Les Sentires de La Perdition mériterait de devenir un classique...

  • Anonyme

    03/11/2008 à 11h01

    Répondre

    Oui, tout est dit :


    "On pour­ra ce­pen­dant trou­ver le rythme un peu in­égale, et finir par trou­ver le temps long."


    En gros, on se fait chier (sans grossiertés). C'est pas le meilleur film de gansters, c'est sûr.

Participer à la discussion

Nous nous réservons le droit de ne pas publier les commentaires qui ne nous semblent pas appropriés (netiquette, loi, point godwin, imbécillité profonde, etc.). Et ne venez pas crier à la dictature !

Vous allez commenter en tant qu'invité-e :

Krinein cinéma, c'est l'actualité et les critiques de films qui sortent au cinéma, en dvd et en bluray .

Des grands classiques aux films d'actions hollywoodiens. Pas de tabous chez Krinein cinéma, hormis, peut-être, les films français qui sont trop souvent oubliés.

Rubriques