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Scooby-doo 2, Les monstres se déchaînent

Au poil

Un succès commercial, et c'est le drame. Passant outre toute forme de bon sens qu'il serait bon d'observer dans un tel cas, la fine équipe se remet au boulot pour pondre un deuxième volet avec l'espoir non dissimulé d'amasser une nouvelle fois quelques dizaines de millions de dollars, qui permettront peut-être de mettre en chantier un troisième opus, et ainsi de suite. Mais toutefois, et même si je semble parler de ce Scooby-doo 2 comme d'une catastrophe qui ne vaudrait même pas la peine d'être cité en blaguant, la pré-supposition de la suite horrifique se révélera vite infondé à mes yeux. Oui, Scooby-doo 2 vaut mieux que son prédécesseur, à mon grand étonnement...

Le musée des monstres de Coolsville, dirigé par Patrick (Seth Green), est mis à sac par un ptérodactyle géant que même Mystères et CiE, pourtant sur les lieux, ne parvinrent pas à arrêter. Discrédités par la presse locale, les cinq amis se lancent sur les traces de Jonathan Jacobo, un criminel notoire porté sur les expériences douteuses, brusquement décédé en cherchant à s'échapper de sa prison...

Aucun doute pour moi, le choix du numérique pour insuffler vigueur à l'espiègle toutou me parait toujours aussi évident et diablement plus « interactif ». Il n'y a guère que sa voix française pour gâcher un peu le tableau, d'un avis purement personnel. Bref, Prinze Jr, Michelle Gellar, Lillard, et Cardellini rempilent dans leurs rôles respectifs de Fred, Daphné, Sammy, et Vera, avec plus ou moins de motivation. Pour mettre les poins sur les i, Freddie et Sarah se baladent le sourire aux lèvres, tandis que Matthew et Linda en font des quintals. Les deux petits nouveaux, se sont Alicia Silverstone et Seth Green, tout deux cantonnés à des seconds rôles qu'ils assument avec rigueur et bonne humeur. L'humour vole, et je dirais malheureusement, toujours aussi bas, véritable culte au premier degré cartoonesque, avec une accentuation nettement plus burlesque que pour le premier ; et ceci se considéra comme un compliment. Les adultes ne pousseront pas plus loin le sourire, mais leurs chères petites têtes blondes riront éventuellement de bon coeur. Le film donne, également, un coup de rein supplémentaire dans les effets spéciaux et les phases d'action stylisés un peu djeun's, à l'image de cette séquence « Tony Hawk », juché sur un extincteur, rempli de tout un tas que figures dont je me garderai de tenter de dire le nom sous peine de me retrouver une nouvelle ridicule. Ca balance sec, et c'est joli à voir, certainement le petit plus qui fait la différence.

Une surprise, assurément, que ce Scooby-doo 2, nettement plus accrocheur que son prédécesseur, et en conséquence sensiblement meilleur. Pour sûr, le film vise davantage la classe trois pommes, s'égare quelque fois à vouloir séduire l'adolescent, et ne cherche pratiquement jamais à s'attirer les faveurs des grandes personnes. Grand bien lui fasse, Scooby-doo divertit nos enfants, et c'est tout ce qu'on lui demandait.

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