6/10

Sans identité = Taken raté

Ersatz de Taken, Sans identité subit la comparaison avec difficulté. Moins bien filmé, moins entraînant, le film a du mal à rendre les personnages charismatiques et peine à trouver son rythme.


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N'en déplaise à certains, je suis de ceux qui ont largement apprécié Taken, où Liam Neeson joue un père terriblement efficace pour le bourre-pif assassin quand il s'agit de retrouver sa fille.

Si j'évoque ce film, ce n'est pas mu par la référence sur l'affiche de Sans identité ("Quand Taken rencontre Jason Bourne" - on se demande d'ailleurs où est Bourne), mais bien car l'intrigue européenne, avec Liam dans le rôle du gentil pas franchement sympathique, n'est pas sans le rappeler.

Ici, l'histoire est différente, mais les motivations sont identiques : on passe à l'action car on n'a pas d'autre choix apparent.
Martin Harris (Liam Neeson), après un accident de taxi et quelques jours de coma s'est fait voler son identité. Et il est prêt à tout pour la récupérer. Oui la récupérer, pas la retrouver, il sait qui il est ! Mais quand on parle de reprendre, c'est toujours à quelqu'un, et celui-ci risque de pleurer.


January Jones et Liam Neeson.
Cependant, Sans identité est à mille lieues de Taken : l'action y est beaucoup moins vivifiante même si elle reste brutale. Moins spectaculaire et toujours moins bien filmée. On pourrait même dire que même si tous les codes du cinéma semblent présents, on s'ennuie bien vite car il ne se passe pas grand chose pendant longtemps ; rien n'étant évident au premier abord, la menace pas immédiate, on reste en dehors de l'intrigue. D'autant plus que le Dr Harris n'est pas aussi compétent en violence gratuite que son alter ego de Taken. Il est même plutôt apathique, hormis à la fin du film.

Pourtant, même une fois le train lancé, on regarde plusieurs fois sa montre. C'est long (alors qu'on compte moins de deux heures, étrangement) et l'on a hâte que le temps s'accélère. Les révélations arrivent au compte goutte, bien trop lentement pour s'extasier et se prendre au tempo.

Mais tout ceci est bien négatif alors que le film ne s'en sort pas si mal. La grosse erreur est bien de faire autant référence à Taken.

Point d'intérêt, le twist final, qui aurait trouvé sa place en milieu de séance, et qui, développé correctement, aurait amélioré grandement la qualité du scénario.


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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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