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Sang pour sang meurtrier ! Slice présente son tueur en série

Combattre le mal par le mal, un tueur contre un tueur, telle est l'idée de la police thaïlandaise lorsque les victimes ne cessent pas de s'enchaîner. Malheureusement, l'enquête et le sang deviennent vite bien pâles lorsque le rythme tombe au champ d'honneur et que le héros devient bien moins violent qu'on aurait pu l'imaginer.

La Thaïlande est connue pour ses plages, ses temples et pour sa boxe. Les réalisateurs de Slice veulent doter leur pays d'une nouvelle attraction : son serial killer. C'est vrai que côté crime, le pays n'est pas épargné et les gangs, la drogue ou les autres trafics gangrènent certains quartiers. Dans une mégalopole comme Bangkok, il est alors normal de trouver de tout et donc… un tueur en série ! Ainsi, nous autres amateurs d'enquêtes sanglantes à Krinein, nous lançons cet article d'un direct-to video dont l'affiche ne manquait pas de cachet (un type avec une capuche, de la pluie et un beau gosse un peu usé par la vie).


Mon manège à moi, c'est toi !
Le film commence sans détour par le premier crime : un type en imperméable rouge découpe un client d'un hôtel alors que ce dernier comptait profiter du tourisme sexuel infantile. Le client douteux est ensuite retrouvé dans une valise rouge sang avec les organes génitaux découpés et rangés dans son anus. Le commissaire est très vite dépassé par les évènements et les meurtres s'enchaînent. En effet, entre deux prises de cocaïne, il ne trouve aucune piste. Comme quoi, la drogue n'aide pas à trouver l'inspiration. C'est alors qu'un tueur propose ses services. On comprend vite que le garçon travaille en sous-marin pour le commissaire. Ainsi, s'il aide une dernière fois son boss véreux, il pourra sortir de prison et repartir de zéro. Si ce pitch n'est pas vilain de prime abord, le film sombre vite dans le chaos. En effet, le héros a beau être un tueur, il est trop gentil. Il pleure quand il tue, il culpabilise sans arrêt et il veut aider les gens. De plus, il est le seul à enquêter tandis que les forces de l'ordre attendent qu'il leur livre le tueur. Très vite, l'enquête se résume à des flashbacks dans lesquels le protagoniste se souvient de son passé. Le tueur serait son ami d'enfance, et ce dernier aurait une enfance misérable dans laquelle serait cachée les indices pour le trouver. Au final, à part nous montrer que Rémy sans famille était chanceux, on n'y voit qu'une collection d'épisodes où les clichés s'enchaînent péniblement.


C'est au fond à droite !
Le film perd ainsi vite son rythme. Passé et présent ne présentent donc que peu d'intérêt et ce ne sont pas les prises de vue qui vont nous enchanter. On erre du film amateur au mauvais film gore en passant par l'esthétisme poussif. La séquence du manège présente même ces trois défauts à elle seule. Les acteurs ne semblent pas beaucoup plus inspirés et petit à petit, l'ensemble devient prévisible. Même le twist final perd de sa saveur malgré le potentiel qu'il pouvait avoir. En résumé, ce film ne saura satisfaire ni les amateurs d'enquête, ni les amateurs de gore. Si l'idée de combattre un tueur par un autre pouvait séduire, la réalité nous rappelle vite à l'ordre. Bancal à tout point de vue, on peut aisément passer son chemin.

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