4/10

San-Antonio

Plutôt sans

Qui n'a jamais entendu parler au moins une fois dans sa vie du Commissaire San Antonio ? Difficile d'échapper aux raz de marée de bouquins (190) émanant de l'esprit peut-être un peu perturbé de Frédéric Dard, et encore plus aux nombreuses adaptations cinés/télés qui en ont fait l'objet. « Une de plus », nous dirons-nous, en regardant Gérard Lanvin et Gérard Depardieu reprendre les célèbres icônes que sont Sana, le flic à la libido abondante, et Béru, la grosse brute pas très finaude.

L'ambassadeur Français, en visite en Grande-Bretagne, est enlevé au nez et à la barbe de San Antonio (Gérard Lanvin) par une jolie italienne. La sentence est pratiquement immédiate : Sana est mis à pied, Bérurier (Gérard Depardieu) est bombardé commissaire. Jusqu'à ce que le président de la république lui-même disparaisse sans explications. Une affaire trop importante pour laisse de côté San Antonio, estimera le ministre de l'intérieur, qui le place à la tête d'une section spéciale...

Jusqu'ici, tout va bien. Mais l'attention ne doit pas être relâché, sous peine de largage intégrale. Je l'avoue, je n'ai pas extrêmement bien compris les dessous et les dessus du scénario complètement alambiqué infligé au spectateur. De toute façon, je ne pense pas me tromper en disant que ce n'était pas le principal leitmotiv de cette "comédie d'action". Au moins, cela se démarque un peu du peloton de films français qui ont généralement autant d'intérêt à mes yeux que de regarder un flan cuire (L'Américain, pour faire dans l'argument facile). Ce qui n'est pas pour autant une qualité, le rire étant rare, et le rythme plutôt oublié. Mais bon, admettons que voir les deux Gégés en faire des tonnes est un petit plaisir légèrement accentué par l'écriture pimentée des dialogues, parfois salace, parfois enjôleuse. Un élément en sa faveur, certes, mais qui ne suffit pas à contre balancer cette mixture informe destinée à harponner une large classe d'âge, oubliant de se donner une identité et finissant par ennuyer. Anecdote, Il aurait peut-être été judicieux de doubler Michel Galabru, mais je suis peut-être le seul à n'avoir pas entièrement saisi ses répliques...

De l'action un peu saute-aux-yeux, des répliques cousues mains, deux têtes d'affiche en sur-jeu ou en sous-jeu, et un scénario sans queue ni tête. Bref, pas de quoi sauter au plafond, et encore moins se ruer dans une salle de ciné.

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