7/10

Rollerball - 1975

Hou-ston ! Hou-ston !

Attention, il est ici question de la version de 1975, signée Norman Jewison.

En 2018, les multinationales toutes-puissantes règnent sur le monde. Les nations ont été abolies. Les crimes et les guerres n'existent plus. Pour se distraire, le peuple a inventé le "Rollerball", un jeu, combinaison meurtrière de sports comme le hockey, la course moto, le patin à roulettes, le football américain et les sports de lutte. Ces jeux qui se déroulent dans de gigantesques arènes sont télévisés, et Jonathan en est incontestablement le héros. Le capitaine de l'équipe de Houston, qui est tellement populaire, subit alors des pressions de la part des Consortiums, qui voyant leur autorité mise en danger préféreraient qu'il mette un terme à sa carrière.
Le refus du héros du peuple contraint les dirigeants à modifier les règles du "Rollerball", qui devient alors une véritable tuerie.

Inspiré d'une nouvelle parue dans Esquire Magazine et intitulée The Rollerball Murders, ce film est à la fois passionnant et déroutant. Certes, cette version de 1975 a quelque peu vieilli et les décors et toute la représentation qui est faite du futur ne vous impressionneront pas. Mais l'intérêt du film n'est pas là. La frénésie que provoquent le rythme et l'ultra-violence des matchs de "Rollerball" au sein du public sont rendues à merveille. Quant aux parties en elles-mêmes, elles sont grandioses et presque excitantes.

Rollerball est avant tout une vision très pessimiste du futur. Les héros de l'arène sont chargés de distraire les foules en mal de sensations fortes à la manière des gladiateurs romains. Ainsi, le "Rollerball" permet aux sociétés dirigeantes de contrôler efficacement le peuple, qui ne songe pas à regarder de leur côté. Rollerball oppose un homme seul face à tout un système. Dès lors, le film tente de répondre à ces quelques questions. Cet homme peut-il faire trembler l'ordre établi ? La Société peut-elle contrôler tous les hommes ? Et jusqu'où peut-elle contrôler leur existence ? Quel est le réel pouvoir d'une foule ? Car c'est bien cette foule qui élève Jonathan au statut de véritable divinité capable d'inquiéter les plus hauts-placés.

Signée Norman Jewison, cette oeuvre de science-fiction devrait plutôt plaire aux amateurs de sensations fortes qu'aux réels fervents du genre. James Caan -vu dans Misery-, l'interprète de Jonathan, y est omniprésent.

Attention, tout de même : le DVD est, semble-t-il, de très mauvaise facture.

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Joueurs (Les)

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • Anonyme

    08/01/2004 à 00h00

    Répondre

    ce film est terrible et bien mieux que le rollerball 2002. je trouve personnellement qu'ils auraient pu s'abstenir de faire le dernier et qu'ils auraient mieux fait d'ameliorer les images de l'ancien...

  • Anonyme

    16/10/2010 à 22h11

    Répondre

    Personnellement je trouve ce film très bon...


     Née en 1975, j'ai dû visionner ce film milieu des années 80 et à l'époque il m'avait drôlement marqué.


    Les décors seventies sont superbes (couleurs, typographies, mobiliers vintage, etc...), la BO est géniale et les acteurs très crédibles (mention spéciale à james CAAN et l'acteur qui joue le rôle de Mounpie).


    Bien évidemment le futur que nous présente le réalisateur est un peu dépassé aujourd'hui, néanmoins au re-visionnage de ce film c'est toujours un bon moment !!!


     

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