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Rock'n'rolla

Le grand retour de Guy Ritchie parmi les réalisateurs appréciés, ça se fête en musique ! Gerard Butler apporte les chocolats !

Lenny Cole (Tom Wilkinson) a beau tenir Londres dans sa poigne de fer, les temps commencent à changer. La pègre russe investit le marché de l'immobilier, et Lenny doit changer ses manières d'opérer pour rester dans la course.  Alors qu'il croit s'en mettre plein les poches aux dépens du millionnaire Uri (Karel Roden), leurs petites magouilles prennent une tournure dramatique : un tableau sentimentalement précieux est dérobé, quelques millions s'envolent, et une sale petite taupe continue de faire son sale travail au sein de ce petit groupe organisé...

Le roi Léo
Le roi Léo
Quand vous sortez d'un four cinématographique de la trempe d'un Revolver, et que vous annoncez mettre en production un Sherlock Holmes bizarroïde avec Robert Downey Junior en Holmes et Jude Law en Watson (...), il vaut mieux, que dis-je, il est vital de ne pas se planter entre les deux. Guy Ritchie fait de son Rock'n'Rolla un retour aux sources bienvenu, refourguant ce qui a fait de lui un réalisateur apprécié et une réputation de sous-Tarantino : un contexte mafieux à souhait (le Londres du XXIème siècle, déchiré par l'immobilier), rempli de gros bras taillés dans l'absurde et loin d'être des caïds flippants, filmé par une caméra pompeuse et monté à la « one again » de luxe. Le résultat est à la hauteur des espérances, tout du moins en partie. Rock'n'Rolla est un spectacle son et lumière des plus crédibles, porté sur l'humour et l'absurde bien au-delà de ce que l'on pourrait en attendre, et jamais pris au sérieux. Les personnages ont beau être de sales crevures, des camés, des assassins, tous affichent un petit côté attachant, à commencer par un Gérard Butler (Léonidas, on ne peut pas s'empêcher d'y penser) des grands jours et un Mark Strong dans le rôle imperturbable qui lui sied le mieux (les cinéphiles ont pu le croiser très récemment dans Mensonges d'Etat). L'enquête torse
L'enquête torse
Et même dans l'action pur jus, le montage continue de verser dans le comique, à l'image de ce braquage opposant la bande à One Two (Butler) à deux terminators russes implacables, assez violent sans être impressionnant. L'intrigue s'emmêle parfois les pinceaux pour pas grand-chose, construit tranquillement un twist dont on se fout éperdument, introduit des personnages très en retrait par rapport aux autres (les deux producteurs de rock, entre autres), mais qu'importe, le plaisir est là et il est avant tout visuel, à défaut de ne jamais tomber dans l'intellectuel (mais vraiment jamais).

Un excellent come-back de Guy Ritchie, qui parvient un temps à faire oublier son Revolver impénétrable. Le film tangue constamment entre le polar britannique ambitieux et la comédie premier degré, un mélange qui a donné au réalisateur de beaux succès par le passé et qui continue de faire merveille.

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Fragile

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2 commentaires

  • Anonyme

    18/06/2009 à 00h23

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    ah voila un bon film original!!!!

  • Anonyme

    04/11/2009 à 17h47

    Répondre

    super  genre tarentino mes eficace super super top top

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