5.5/10

Réussir ou mourir

Die another day

Curtis Jackson est né en 1975 à New York. Orphelin à même pas dix ans (sa mère assassinée, de père inconnu), il côtoie le monde violent de la rue et de la drogue, luttant pour sortir de la misère. La musique devient rapidement son moyen d'expression, sa bouche de sortie. A 20 ans, il est remarqué par Jam Master Jay, du groupe Run DMC, qui le protège et le fait signer à Columbia, avant qu'un règlement de compte violent le fasse exclure. Agressé dans la rue, devant la maison de ses grands-parents, Fifty Cent est laissé pour mort, criblé de neuf balles. Miraculé, il le deviendra également en sortant Get Rich or Die Tryin' (2002), son premier album, sous le label Shady Records et le regard bienveillant de Dr Dre et d'Eminem.

Marcus, 9 ans, ne rêve que d'une chose : des baskets neuves, et sa mère lui a promis. Celle-ci, héroïnomane et dealeuse, est assassinée dans des circonstances tragiques et mystérieuses, laissant le pauvre garçon dans le désarroi le plus total. Pour survivre, il devient à son tour dealer, sous la coupe de Levar et son sous-fifre Majestic, et mène alors une double vie partagée entre le crime, et sa passion : la musique...

A l'instar d'Eminem avec 8 Mile, Curtis « Fifty Cent » Jackson incarne le rôle principal de sa propre (presque-)autobiographie portant le nom de son premier album, Get Rich or Die Tryin', vendu à plus de sept millions d'exemplaires sur tous les continents. Et à l'instar du film de Curtis Hanson, la majorité des éléments fondamentaux de la vie du rappeur ont été remaniés pour s'insérer plus facilement dans une romance des plus classiques, ersatz des success-story cinématographiques où le héros / l'héroïne passe outre les difficultés de la rue pour monter sur la plus haute marche de la célébrité. Mais tout comme pour Eminem, l'histoire s'arrêtera juste avant de parler des personnes qui ont véritablement pesé dans sa carrière musicale, comme Dr Dre et son acolyte. Pas d'importance. Ce qui compte, c'est que Fifty Cent se soit pris neuf balles dans le corps, frôlant la mort de très près, après une vie de dealer minable dans le Bronx de New York. Le reste, c'est de la petite couture : Maman se fait assassiner, Papa est introuvable, guerre de gangs, de territoires, trafic de drogue, amour de jeunesse qui dure, zonzon, et la musique qui vient glorifier tout ça. Rien de surprenant, mais la recette a fait ses preuves et fonctionne toujours : malgré de toutes petites longueurs, le film assume ses deux heures sans problème, même lorsque l'on est pas forcément adepte de rap (qui compose la majeure partie de la bande originale). On est presque parfois tenté d'apprécier, mais le regard bovin de Fifty Cent nous ramène à la réalité : il n'est pas un acteur, et ce n'est pas la petite larme coulant sur sa musculeuse poitrine qui nous fera penser le contraire.

Une success-story classique dans sa construction et dans ses aspirations, peut-être un peu trop commerciale pour être honnête. Au jeu de la biographie portée sur grand écran, Fifty Cent souffre de la comparaison avec Eminem, qui avait livré une performance d'acteur et un film beaucoup plus honorables.

A propos de l'auteur

8 commentaires

  • oumou

    27/07/2005 à 20h50

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    juste une chose a dire: BLACK POWER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • iscarioth

    27/07/2005 à 21h01

    Répondre

    oumou a dit :
    juste une chose a dire: BLACK POWER!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    Connais tu au moins le sens de tes propos ?

  • Anonyme

    29/07/2005 à 00h37

    Répondre

    Ben maintenant on invete des phrases toute faites pour toutes les situations, après on les utilise à tort et à travers.
    je ne suis pas fan de 50 cent, car il affiche trop son image de prisonnier de "Lascar" , il donne parfois l'impression qu'il en est sortit car il était plus fort et pas parce qu'il voulait s'en sortir.

  • Selena

    03/08/2005 à 10h27

    Répondre

    La bande originale est composée par Quincy Jones (Dans la chaleur de la nuit, La Couleur pourpre...).

  • Anonyme

    03/08/2005 à 13h50

    Répondre

    Selena a dit :
    La bande originale est composée par Quincy Jones (Dans la chaleur de la nuit, La Couleur pourpre...).



    vraiment un comble, malgré l'image vulgaire et tape à l'oeil que se traine 50cent, je me surprend à apprécier ces derniers titres et son dernier album est pas mal.

    50 cent sera t'il aussi surprenant au cinéma ??? Le choix de la musique prouve déja que ça ne sera pas dirigé vers le Rap vu que c'est tout de même la bande originale.

    Enfin ce mec m'étonnera toujours

  • edo

    25/08/2005 à 11h54

    Répondre

    Personne en a marre de ces mecs rappeurs qui racontent leurs vies au cinéma ? C'est tellement prévisible

    C'est ininterressant au possible et ça fait croire aux jeunes des cités qu'ils faut faire du sport ou aller beugler dans un micro pour s'en sortir ...

    Perso j'ai habité dans un lieu pourri de la région parisienne bah j'ai préféré allé à l'université c'était quand même plus valorisant pour "s'en sortir" ...

  • Anonyme

    25/08/2005 à 18h25

    Répondre

    Zdenek a dit :
    8 Mile était plutôt pas mal.

    A voir.


    Ouai, ça reste à prouver, un film ou des enfants se taquinent dans la maternelle, pas terrible !!!

  • Anonyme

    12/01/2009 à 12h16

    Répondre

    je veux louer c'est film pour 2 semain

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