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Resident Evil - Retribution : résidence privée

Tout comme Kate Beckinsale, Milla Jovovich a de la chance : elle a un mari réalisateur. En plus, elle n'est pas très regardante sur les rôles qu'on lui propose. Alors quand sa douce moitié lui annonce que la série Resident Evil continue et qu'elle aura ad vitae aeternam le rôle principal, elle se montre forcément heureuse : boulot assuré, bien payé en plus. Et tout comme cette chère Kate avec sa série Underworld, on parle de cuir moulant et de franchise se dégradant à chaque épisode.


DR.

Avec un dédain à en filer la gerbe, la franchise cinématographique de Resident Evil continue de se torcher avec le background mis en place par la série vidéo-ludique. A vrai dire, c'est comme si les scénaristes avaient creusé un trou, avaient fourré le scénario dedans, puis avaient fait caca dessus et refermé le trou. Pour refaire caca dessus ensuite. Je ne parle même pas de la présence systématique du personnage d'Alice, qui est une aberration - même si son usage peut aisément se comprendre étant donné la multitude d'intrigues parallèles développées par la série -, mais plutôt de la non-existence totale et visiblement assumée d'une quelconque cohérence scénaristique et de cette volonté manifeste de jeter les personnages dans la mêlée sans respecter un tant soit peu leur rôle global. Vous avez bouffé du Claire Redfield,  du Jill Valentine, du Albert Wesker (qui ressemble de plus en plus à Duke Nukem), du Chris Redfield (sic), c'est au tour d'Ada Wong et de Leon Kennedy de passer au broyeur. Pour la première, il suffira de désigner une actrice asiatique au physique convenable et acceptant de porter la jupe fendue même en Alaska ; pour le second, prenez un type, n'importe lequel, et filez-lui un gros machin à se ranger dans le pantalon ; et maintenant faites coucou aux fans, on ne vous oublie pas, merci pour le pognon que vous nous donnez ! Dans les faits, on y croit pendant dix minutes, le temps au film de proposer un générique d'intro plutôt sympa aussitôt suivi d'une scène de boustifaille classique mais bienvenue. Puis Alice se retrouve à moitié à poil, puis Alice s'habille en cuir noir façon SM, puis elle trouve des guns, et puis « pan pan les zombies ». Avec en toile de fond, la société Umbrella qui semble posséder des ressources financières inépuisables et qui incarne le mal absolu. Les scénaristes ont encore réussi à nous trouver un terrain de jeu planqué / révolutionnaire / gigantesque / à faire exploser éventuellement - reste à savoir combien de temps vont-ils réussir à nous faire avaler qu'une salle d'interrogatoire peut être constituée de panneaux blancs qui s'allument et s'éteignent à volonté de manière totalement indépendante. Le pire restera la fin : on nous promet un numéro six, et moins intellectuel. Le score de QI négatif, ça existe ?

Rien à ajouter, c'est nul. Ah si, la 3D est pas mal gérée.


DR.

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