9/10

Resident Evil : Damnation - Comme le jeu vidéo !

Il n'y a pas à dire : lorsqu'une licence jeu vidéo est adaptée en film par l'éditeur en titre, le résultat est véritablement impeccable. Ainsi, alors que les adaptations américaines de Resident Evil étaient d'une nullité affligeante, la présente adaptation, 100 % japonaise, produite par Capcom & Sony Pictures Entertainement, se savoure avec un plaisir sans faille.

Présenté comme la suite de Resident Evil : Degeneration, Damnation s'inscrit en réalité dans le scénario des précédentes productions vidéo-ludiques, en gros après le 4 et avant le 6, dont il constitue quasiment une prequelle. Une bande-annonce de Resident Evil 6 se trouve d'ailleurs en bonus, et une très belle série d'images de cet opus agrémente le générique.


Leon, on ne se lasse pas de lui

Mais commençons par le début. Après une introduction très bien menée où l'on croirait presque se trouver dans un film historique, on atterrit dans une intrigue d'anticipation au rythme effréné. Ainsi, avant même d'être dans du Resident Evil et d'en apprécier toute la saveur, on est happé par cette excellente accroche. Ensuite, vient Leon (je ne vous apprends rien, il est un peu en plein milieu de la jaquette), avec son pad, et l'éternelle Ingrid Hunnigan qui vient lui transmettre ses ordres. Ah que la référence à l'opus 4 est plaisante dès cet instant ! D'ailleurs, peut-être est-ce erroné de notre part, mais les références à cet opus nous semblent se poursuivre sans arrêt, pour notre plus grand amusement bien sûr : une église qui sonne et appelle les zombies, une méthode pour contrôler le parasite, l'énième retour de Ada qui vient jouer, comme toujours, le troisième intervenant ! 


Rien ne vaut le combat à l'arme blanche.

Mais le film va plus loin : il alterne avec un subtil équilibre, digne d'un véritable jeu (au point même de donner envie de se relancer dans un Resident Evil quel qu'il soit), scènes de combat à mains nues ou armes blanches, scènes de fusillades à tout berzingue et phases d'enquêtes/dialogues, avec un bouquet final dévastateur (attendez-vous à l'un des plus méchants boss de la série). Le scénario, assez complexe, et pas toujours facile à suivre, donne à ce brillant travail de forme toute sa saveur. En prime, la qualité des images de synthèse est très agréablement surprenante. Décidément, les producteurs n'ont pas lésiné sur les moyens, et ce, même si le film ne dure que 1H36.

Les bonus présents dans le DVD (il n'y pas que de simples bandes-annonces) confirment la chose :

- un bêtisier (oui, ça surprend) tout à fait crédible, et qui a le mérite de vraiment nous faire rire, contrairement aux bêtisiers habituels où on voit des acteurs se marrer entre eux pour une obscure raison qu'on ne comprend jamais ;

- deux "documentaires" : l'un sur Las Plagas (et oui, quand je vous disais que le 4 était vraiment dans l'ombre de ce film), l'autre sur "l'ADN de la Damnation".

Bref, pour 8 €, si vous connaissez les jeux, il n'y a pas à hésiter, Resident Evil : Damnation, c'est exquis à 300 %.


En vl'a des belles dents pour un zombie

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1 commentaires

  • sato

    03/03/2013 à 17h39

    Répondre

    Il a l'air bien sa va être drôle de voir léon de cette façon.

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