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Pluto Nash

Oui, elle est LAAAAAAAAAA !! Je désespérais de dénicher la merveilleuse GROSSE DAUBE de l'été, celle qui immanquablement fait même regretter de s'être déplacer. J'annonce direct la couleur, Pluto Nash (rien à voir avec le chien) se voit remettre la palme haut la main, sans aucune hésitation. Vous avez peur ("oui") ? Vous n'avez encore rien vu !
Dans le futur, une partie de l'humanité vit dans des villes installées sur la lune. Sorti fraîchement de prison, Pluto Nash (Eddie Murphy), petit contrebandier assez bon bougre, récupère un bar miteux et en fait le night club le plus branché de tout le paysage lunaire. Un promoteur véreux, intéressé par la propriété mais éconduit par Nash, lance ses sbires à ses trousses pour l'éliminer.
La belle daube en puissance, oui messieurs-dames ! Une population habite sur la lune, telle qu'elle le faisait sur Terre, sauf que là c'est dans l'espace et dans le futur, vous suivez.. ? Espace veut dire séquence à gravitation amoindrie en scaphandres, et futur veut dire robots et bêtises burlesques. Ca explose de couleur et de lumière de partout, et ça sent bon le décor en studio. Dans le rôle principal Eddie Murphy, qui est...un ancien taulard reconverti. Mwoof, me dira-t-on (oui, Mwoof !), rien d'extraordinaire. Mais si justement attendez que je vous explique ! Il est poursuivi par des mafieux stupides, et accompagné de son garde du corps de robot ancien modèle (tête de plouc tout azimuts) et d'une superbe nouvelle serveuse (en fait chanteuse). Non mais attendez, je continue à expliquer. Là ça devient du délire, car en plein milieu du film, on ne sait même plus pourquoi on est là ! Magie du film, si creux qu'il aspire le contenu de vos pensées pour créer une espèce d'osmose dans le vide intersidéral. Non mais attendez, je délire pas ! Si bien qu'on ne s'aperçoit que tardivement que le scénario est microscopique et que les rebondissements ont été oubliés. Les plus observateurs, c'est à dire 99% de la population mondiale (en comptant les animaux), auront remarqué cette faiblesse dès les 5 premières minutes, celles qui démarrent l'intrigue ! Et d'autres encore plus intelligent (les 1% restants) auront joyeusement noté les dizaines d'incohérences que comporte le film. Quelques 80 minutes de pitreries nulles et de scènes drôles comme la blague du P.S., le rebondissement final, insoupçonnable (mais on n'a pas super-cherché de toutes façons, d'ailleurs je crois que mon degré d'intéressement à ce niveau du film était négatif) et plutôt bien fichu visuellement, remet une couche dans le pitoyable.
Pluto Nash se démarque de toutes les autres productions estivales, et s'impose comme LA grosse daube de l'été. Inconcevable, incroyable, et plus encore.
P.S. : ceux qui riront adoreront ce film : « C'est un type qui se pr. »

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Willow

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