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planète au trésor, un nouvel univers (La)

On a vogué sur la Lune

Le défi de Disney, c'est de chaque année trouver une idée originale pour illustrer son "Nouveau Grand Dessin Animé", et ainsi rameuter des ribambelles de petites têtes blondes et autres dans les salles obscures pendant au moins 1h20, et ce sans que les parents y trouvent remontrances. Qui aurait pu imaginer que les génials scénaristes de chez tonton Mickey se serait inspiré d'un des grands classiques de la littérature..? Ne levez pas la main, l'Ile Au Trésor de Robert Louis Stevenson paraît bien loin d'attirer les enfants. Que nenni, a dit la souris aux grands oreilles...

Tout petit déjà, Jim Hawkins rêvait de la merveilleuse histoire du "trésor des mille mondes", le plus fabuleux pactole jamais amassé par un pirate. Adolescent, l'opportunité de partir à l'aventure se présente, quand un homme du nom de Billy Bones lui remet une carte juste avant de mourir. Le docteur Doppler, un ami de sa mère Sarah, entreprend de financer l'expédition et affrète un galion dirigé par le capitaine Amélia...

Peut-on encore parler de dessin animé..? Certainement, oui, mais le numérique prend de plus en plus le pas sur l'animation. Il faut dire, le défi est cette fois de taille : transposer l'univers de l'île au trésor dans un environnement spatial, à bord de galions voguant sur les nébuleuses. Pratiquement tous les décors que vous verrez ont été réalisés par ordinateur, et c'est loin d'être laid, croyez-moi. Surtout que le savoir-faire Disney entre une nouvelle fois en action, par une incrustation et une interaction avec les personnages plus que judicieuse. Exit les horribles dessins tout rectangulaires d'Atlantide L'Empire Perdu, La Planète Au Trésor préfère se rapprocher des véritables chef-d'oeuvres de la firme, les Aladdin et autres La Belle & La Bête. Et c'est non seulement beau à voir, mais aussi très agréable à entendre, notamment grâce à une bande-originale élégante se stylant dans des thèmes à la fois un peu rétro et moderne. Même le thème principal (grand retour de la chanson pendant le dessin-animé, même si c'est pour une seule occasion) se laisse entendre. Côté scénario, on comprend aisément que des libertés furent prises avec l'histoire originelle. Après tout, on est dans un Disney, si personne ne sort sa petite larme pendant le film, il est à jeter. Dans un premier temps, l'histoire enchaîne rapidement toutes les données à savoir sur Jim Hawkins et sa mère Sarah, sans prendre le temps de s'arrêter pour souffler. La durée étant serrée, il fallait prendre un peu sur quelque chose si l'on voulait s'attarder plus tard sur des grandes peintures numériques. Et dans un deuxième temps, La "Magie Disney" fait son effet : héros attachants, méchants sentimentaux, et la petite attraction du film, la "chose" appelée Morph, une créature volante qui peut à loisir se transformer. On se doute un petit peu du final, comme à l'habitude, et on n'échappe pas au sentimentalisme et autres Happy End total (for ever (and ever)) pour tout le monde.

La recette Disney reste inchangée, mais sombre un petit peu plus dans l'utilisation numérique, néanmoins justifié dans la création de décors spatiaux grandioses. La qualité de La Planète Au Trésor demeure plus que satisfaisante, même s'il s'oubliera facilement sous la pression des véritables chef-d'oeuvres de la firme.

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1 commentaires

  • Anonyme

    23/08/2008 à 13h02

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    Rien ne depasse la version avec Charlton Heston!! et Christian Bale!! ...pour les fan comme moi: http://www.priceminister.com/offer/buy/ ... r-VHS.html

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