OSS 117 - De Jean Bruce à Jean Dujardin

2009 marque les soixante ans de l'agent OSS 117, alias Hubert Bonisseur de la Bath. 255 livres, 12 films, le personnage est devenu un objet de dérision au moment même où James Bond recommençait à se prendre au sérieux.

Les plus jeunes pensent que le personnage est né il y a trois ans, avec le premier opus interprété par Jean Dujardin. Les amateurs de culture populaire plus ancienne se souviennent que le sieur Hubert Bonisseur de la Bath était le contrepoint français de James Bond dans les années 50 (en littérature) et 60 (au cinéma). Pourtant, le héros de Ian Fleming n'a été créé qu'en 1953, alors qu'OSS 117 voyait le jour dès 1949...

1949-1992 : Les livres

Jean Bruce, appelé en réalité Jean Brochet, naît le 22 mars 1921. Membre d'Interpol, aviateur durant la guerre puis Résistant actif, il est aussi bien placé que ses confrères Conan Doyle, Ian Fleming ou Leslie Charteris pour créer un héros
mythique. Hubert Bonisseur de la Bath, avec son nom à coucher dehors et ses origines moitié françaises moitié américaines, apparaît sous la plume de Bruce en 1949, dans le roman Tu parles d'une ingénue ! (plus tard retitré Ici OSS 117). Capable de livrer 5 à 10 romans par an consacrés à son héros, l'auteur laisse 88 titres derrière lui lorsqu'il meurt prématurément en 1963, d'un bête accident de voiture ; cette même année, il avait déjà eu le temps de publier Valse viennoise pour OSS 117 et OSS 117 à Mexico. Sa veuve Josette Bruce prend le relais à partir de 1966 avec Les anges de Los Angeles, et produit pas moins de 143 aventures jusqu'en 1985, date de son dernier opus Anathème à Athènes pour OSS 117. Elle laisse alors le flambeau aux deux enfants, François et Martine Bruce, qui n'ont le courage d'écrire "que" 24 livres, de 1987 à 1992. Romans de gare simplistes et souvent écrits à la va-vite, les OSS 117 n'en sont pas moins d'amusantes galeries de clichés aux titres sympathiques émaillés de jeux de mots (la série du Poulpe saura s'en souvenir).

1957-1960 : OSS se fait les dents

1957
1957
En 1957, soit cinq ans avant James Bond contre Dr. No, OSS 117 connaît sa première transposition cinématographique. Réalisé en noir et blanc par Jean Sacha, OSS 117 n'est pas mort est adapté du roman OSS 117 n'était pas mort, et met en scène Ivan Desny dans le rôle-titre. Le succès est modéré, le film est aujourd'hui sacrément introuvable. Trois ans plus tard, c'est Michel Piccoli qui interprète le personnage dans Le bal des espions de Michel Clément... mais sous le nom de Brian Cannon : les droits du roman Documents à vendre n'étant pas libre d'adaptation à l'époque, les scénaristes durent gommer le nom d'OSS 117 !

1963-1968 : OSS crève l'écran

Pas de bol, ce n'est que quelques mois après la mort de Jean Bruce que sa création connaîtra un réel succès au cinéma. En réponse aux James Bond britanniques, la France décoche OSS 117 se déchaîne en 1963, d'après le roman OSS 117 prend le maquis. Toujours réalisé en noir et blanc, le film d'André Hunebelle met en scène Kerwin Mathews, qui s'est illustré à Hollywood dans quelques naïvetés féériques comme Les voyages de Gulliver ou Le septième voyage de Sinbad. Dès l'année suivante, Mathews rempile, en couleurs cette fois, 1964
1964
dans Banco à Bangkok pour OSS 117. Dans cette aventure kitschouille bien réjouissante adapté de Lila de Calcutta, le méchant est incarné par Robert Hossein. En 1965, André Hunebelle est toujours aux commandes mais Hubert est interprété par le débutant Frederick Stafford, ex-homme d'affaires repéré sur une plage pour ses capacités athlétiques et son charme : Furia à Bahia pour OSS 117, tiré du roman Dernier quart d'heure, trahit le peu d'expérience de sa vedette, qui a le mérite de moins cabotiner que Mathews mais se contente de filer des tatanes aux adversaires jetés sur sa route. Atout cœur à Tokyo pour OSS 117, co-écrit par Terence Young (réalisateur de plusieurs James Bond) et réalisé par Michel Boisrond, voit Stafford faire quelques progrès et se débattre dans un film globalement bien rigolo, malgré le Japon de pacotille que recréent les décorateurs à l'aide de quelques bonsaïs bien placés. En 1967, Cinq gars pour Singapour est à la fois une adaptation littérale et un hors-série, puisque le héros interprété par Sean Flynn (fils d'Errol Flynn) est mystérieusement renommé Art Smith... Six films en six ans : Pas de roses pour OSS 117 clôt la période de grâce du personnage ; adapté du roman de Josette Bruce Pas de roses à Ispahan, l'épisode accueille John Gavin (vu dans Psychose) dans le rôle du héros, et voit Robert Hossein revenir le temps d'un petit coucou. Entre-temps, Kerwin Mathews s'est vengé de son éviction en jouant dans Le Vicomte règle ses comptes en 1966, tiré d'un roman de Jean Bruce consacré à un autre personnage : Clint de la Roche, dit ‘Le Vicomte'. Les années 60 dans leur globalité furent surchargées d'histoires d'agents secrets, de Coplan agent secret FX-18 à L'honorable Stanislas, en passant par les séries américaines Des agents très spéciaux, Max la Menace ou Les espions...

1970-1971 : OSS a un coup de mou

1971
1971
Surdose internationale d'espionnage, fatigue de la production française ? Hubert Bonisseur de la Bath n'est plus l'objet que de deux productions poussives au début des années 70 : la semi-parodie OSS 117 prend des vacances en 1970 (d'après le roman de Josette Bruce Vacances pour OSS 117) et OSS 117 tue le taon en 1971, un téléfilm qui porte pour la première fois le titre exact du roman dont il est adapté ! Interprété par Luc Merenda dans le premier et Alan Scott dans le deuxième, OSS 117 ne suscite déjà plus l'enthousiasme et s'en va continuer sa carrière purement littéraire durant quelques décennies.

2006-2009 : OSS rigole bien

En 2006, Michel Hazanavicius et Jean-François Halin s'en vont déterrer le personnage pour épingler les clichés de l'espionnage et les travers du Français des années 50. Le résultat s'appelle OSS 117 - Le Caire nid d'espions, et prend la forme d'un hommage élégant aux films exotiques de cette époque, tout en offrant à Jean Dujardin un rôle de crétin arrogant et déphasé assez savoureux. Le scénario 2009
2009
est lointainement adapté du roman de Jean Bruce OSS 117 au Liban : L'arsenal sautera, mais le film assume pleinement son statut de parodie. La même année, James Bond faisait le chemin inverse en rebootant sa franchise avec le plus grand sérieux dans Casino Royale. Si 007 enfonçait le clou il y a quelques mois avec l'inintéressant Quantum of Solace, Hub' continue son opération détente : situé une dizaine d'années après les évènements du premier film, OSS 117 - Rio ne répond plus plonge le personnage de Dujardin en plein mouvement contestataire des années 60.

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17 commentaires

  • Anonyme

    03/03/2006 à 22h40

    Répondre

    Ha sa pourrait le faire cette betise Jean Dujardin posséde un talent certain et a montré dans des film comme le convoyeur qu'il était capable de performance d'acteur intéréssante. Faire le pitre c'est ce qu'il fait le mieux quand meme donc je place des espoir en cette comédie.

  • alenia7

    19/04/2006 à 21h19

    Répondre

    Je ne voudrais pas briser cet optimisme, mais en ce qui concerne l'humour de notre coq nationale, j'espère qu'il n'est pas à son apogée ! Il est vrai que Jean Dujardin a remarquablement interprété son rôle d'agent parodique, mais en ce qui concerne l'humour du dialogue même en tant que parodie, je ne le trouve que très agaçant, je crois qu'il est bien de la prouesse de l'acteur pour avoir sauvé ce film ou l'humour se fait bien rare, voir lourd quand il est supposer être ! Mais il est vrai que l'on se laisse, outre ce désagrément porter par le film, qui frôle la caricature...mais l'on se doute à nouveau que se film ne veut pas faire polémique, mais bien divertir. Bérénice Bejo est également excellente. L'aspect macho se retournant sur l'acteur cependant est à nouveau lourd, si cela est mis en oeuvre pour ridiculiser l'agent (nous l'avons parfaitemment compris, l'innovation au niveau de l'intrigue reste elle aussi légère, il ne s'agit pas d'un film entièrement géopolitique cela est certains, et pourtant c'est la matière même qui devrait primer n'importe quel film d'espion ! Enfin là il ne s'agit que de mon opinion, d'autant je crois qu'aucun James Bond ne se préoccuppe réellement de la concordance géographique et historique de chaque pays. Mais dans ce cas le film aurait tout de même été plus crédible, en dehors de quelques anedoctes comme le canal de Suez en références au monde arabo-israëlien. Enfin bon, ce film malgré la bonne prestance et la bonne volonté des acteurs.

    Voilà

  • Amity

    01/05/2006 à 12h56

    Répondre

    Pas vraiment d'accord avec toi Alenia.
    Je l'avoue si je suis partie voir ce film c'était en grande partie pour le réalisateur ! J'avais un peu peur toutefois qu'il s'agisse d'une vulgaire parodie, je fus agréablement surprise. Au contraire je n'ai pas trouvé ça lourd, sans pour autant être fin, j'ai trouvé qu'il était bien dosé, il s'agit juste d'un film d'espion des années 50 (avec les mêmes techniques de tournage de l'époque) un peu décalé. Ce qui donne un héros antipathique et ignorant, qui sort de sa France de Coty pour aller chez les arabes qu'ils considèrent comme étant des pygmées.
    Chaque personnage a son charme propre, notamment l'allemand nazi qui est vraiment bidonnant en fin de film.

    OSS 117 ne pourra évidemment pas plaire à tout le monde. Au début dans la salle, j'étais seule à rire avec un de mes amis, puis les autres ont suivi, il faut un certain temps je pense pour s'adapter à l'univers. Très bon avis Vincent

  • hunt

    01/05/2006 à 17h15

    Répondre

    ce qui est sur, c'est qu'il faut autant de temps pour rentrer dans le film qu'il lui en faut pour vraiment décoller. c'est un humour qui ne fait pas forcément mouche comme celui des nuls, par exemple, qui lui est immédiat et fait presque l'unanimité (j'ai dit presque).

    mais on finit assez vite par accrocher, et certaines séquences sont carrément poilantes. Pour le reste, dujardin confirme qu'il est en passe de faire partie non seulement des acteurs les plus bankables, mais aussi de ceux qui feront le ciné de demain (apres avoir vu le convoyeur hier, l'impression n'en est que plus vivace), et bérénice béjo est magnifique. oui, bon, elle joue bien aussi. j'ai apprécié ce cachet volontairement rétro dans le traitement du film, un bon point.

    non, franchement, un bon moment de ciné, pas étonnant que ce soit la première comédie francaise appréciée par l'ensemble de la critique, fait sufisament rare pour etre souligné.

  • Fandor

    01/05/2006 à 20h12

    Répondre

    hunt a dit :
    non, franchement, un bon moment de ciné, pas étonnant que ce soit la première comédie francaise appréciée par l'ensemble de la critique, fait sufisament rare pour etre souligné.

    Toi, tu n'as pas écouté Le masque et la plume dimanche dernier. Dans la série "J'ai rien compris au film ni à ses intentions", ils se sont posés là (sauf Giordano) et ceux qui avaient avoué avoir ri ne l'on fait qu'après moults précautions de langage. Y'en a même un qui trouvai que c'était limite car, certainement selon le maxime "On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui", les blagues éthnocentriques/beaufs d'OSS pouvaient être prises au premier degré.
    Ils ont qualifié le film de "populaire" ce qui peut expliquer certaines réticences. Pour ma part, je ne le trouve pas si "populaire" que ça puisque certains traits d'humour sont plus subtils qu'il n'y parait. Ils y a des gags en-dessous de la ceinture ou très permier degré mais, dans l'ensemble, il y en a plus de référentiels.
    En revanche, Dujardin faisait l'unanimité.
    Pour ma part, je n'ai pas arrêté de rire pendant tout le film.

  • bzh47

    01/05/2006 à 20h50

    Répondre

    personnellement, j'ai trouvé ce film très sympa, marrant, "culturel" car on peux découvrir de nouvelles cultures (égyptienne) bref ce film est vraiment a voir et a recommandé !!!

  • alenia7

    01/05/2006 à 21h06

    Répondre

    Amity a dit :
    Chaque personnage a son charme propre, notamment l'allemand nazi qui est vraiment bidonnant en fin de film
    OSS 117 ne pourra évidemment pas plaire à tout le monde.


    PoUr Le PeRsOnNaGe BidOnNanT jE SuIs d'AcCoRd AuSsI ! mAiS sInOn Je N'aI pAs TrOp AcCrOcHée...rEsTe QuE Jean Dujardin EsT uN eXcElEnT iNtErPrèTrE MaLgRè LeS oPiNioNs DiVerGeNtEs SuR Ce fIlM !!!!

  • hunt

    03/05/2006 à 11h39

    Répondre

    Toi, tu n'as pas écouté Le masque et la plume dimanche dernier.


    en effet non. mais en regle générale, il n'existe pas de film faisant l'unanimité totale autour de lui, ou alors vraiment tres peu. ce ne serait pas vraiment "normal". et encore, pour ce que j'ai compris de ton post, les chroniqueurs n'ont pas trouvé que tout était à jeter. tout du moins ont-ils semblé avoir pris le film au premier degré.

  • Fandor

    03/05/2006 à 22h10

    Répondre

    hunt a dit :
    Toi, tu n'as pas écouté Le masque et la plume dimanche dernier.


    en effet non. mais en regle générale, il n'existe pas de film faisant l'unanimité totale autour de lui, ou alors vraiment tres peu. ce ne serait pas vraiment "normal". et encore, pour ce que j'ai compris de ton post, les chroniqueurs n'ont pas trouvé que tout était à jeter. tout du moins ont-ils semblé avoir pris le film au premier degré.


    Transcription de l'émission radiodiffusée [i]Le Masque et la Plume (dont l'émission dans son intégralité est accessible sur le site http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/masque/)

    Présentation: "Il fallait s'y attendrejusqu'aux Cahiers du cinéma[/i] où M X parle même , je cite, d'un miracle... Je répète d'un miracle (rires dans la salle)"

    Sophie:"Oui bah moi je trouve que ça a été très survendu (ce qui est bien evidemment un argument esthétique pour juger d'un film) Bonne parodie avec effectivement... mais une fois qu'on l'a vu l'hommage rendu au cinéma de genre des années 50, une fois qu'on s'est rendu compte effectivement que c'est une parodie plutôt élégante et assez goguenarde une fois qu'on a admiré la lumière et tout ça heu je trouve qu'on s'ennuie quoi.
    Je trouve que le scénario est assez pauvre. Ca reste une parodie qui n'est ni bête ni méchante et qui certes est élégante mais qui, pour moi, n'a pas beaucoup d'intérêt".

    Isabelle: elle a aimé, on passe

    M. Positif: "Ca nous met en porte à fauxil n'y a pas que le populisme des hommes politiques, il y a aussi le populisme de la critique. Ne pas se couper de sa base. Les chiffres de ventes baissent, il faut montrer qu'on est capable d'aimer aussi les films populaires. Donc on en fait un peu trop.
    C'est vrai que par rapport à la plupart des films comiques français, ce film a plus, vraiment, de talent d'écriture, Dujardin est très bien/bon (l'animateur ajoute), mais en même temps ce qui est embêtant c'est que d'une part c'est une parodie d'un genre qui était lui même déjà parodique, c'est-à-dire les [b]James Bond, ne parlons pas des films de XXXX (connais pas, pas compris) qui étaient nullissimes mais qui étaient déjà aussi un peu au deuxième degré. Mais James Bond c'est des films bien meilleurs qui étaient d'ailleurs à l'époque très mal reçus par la critique Là on est dans un 2d degré qui existait il y a 40 ans, donc ce n'est pas très neuf et, deuxièmement, c'est vrai que le personnage est extrèmement, heu, antipathique, macho, raciste, enfin c'est absolument affreux mais ce qui est curieux dans le film c'est que finalement il est très sympathique. peut-être un intellectuel ni raciste ni macho etc il va trouver ça très bien mais le public qui est déjà macho en entrant dans la salle et raciste il va se trouver conforté puisque effectivement tout ce qui est dit dans le film est dit par quelqu'un d'emminement sympathique
    Isabelle: "Non non, il apparait comme vraiment bête, hein. C'est pas lui qui a le bon rôle, ce sont les femmes qui ont le meilleur rôle, hein. Lui n'a pas le bon rôle, hein."
    M. Positif: "Cela dit, j'ai pris vraiment du plaisir à ce petit film. C'est un petit film et on le gonfle de façon complètement irrationnelle"

    Pierre: "Je vais encore recevoir des lettres disant que je n'ai aucun humour, que je ne sais pas rigoler, mais j'ai trouvé ça mais accablant. (rires de la salle). Mais c'est accablant ! C'est accablant de bêtise."
    M. Positif: "Non, c'est l'humour des Nuls."
    Isabelle: "C'est dommage, pour une fois qu'un film réconcilliait tous les publics, qui peut être vu sur les Champs Elysées et en Banlieue, c'est dommage quand même..."
    Pierre: "Oui bah non, il me réconcilie pas moi. Parce que comme disait, moi je vais finir par croire que c'est la fameuse formule de l'assistant de Mel Gibson dans la série L'arme fatale: moi je suis trop vieux pour ces conneries. (rires dans la salle)
    Parce que le problème c'est que je suis en effet suffisamment vieux pour avoir vu Banco a Bangkok pour OSS 117, Atout coeur à Tokyo qui étaient, mais revoyez-les, beaucoup plus drôles que ça !"
    "Non" de l'animateur et d'Isabelle qui ajoute "On ne peut pas aller jusque là" repris par l'animateur.
    Pierre: "Mais si ! Je supplie les distributeurs de resortir le Viconte règle ses comptes de Maurice Cloche ! C'est désopilant (là, tout le monde est écroulé de rire). Et alors je ne parle pas d'un petit chef-d'oeuvre que Chabrol avait signé dans les années 60 sur la parodie des films d'espionnage qui est Marie-Chantal contre le Docteur K. C'était absolument superbe, intelligent. Là, c'est d'une sottise... Y'a 1 gag, je dis bien il un a 1 gag, c'est quand Dujardin, qui est d'ailleurs pas mal c'est vrai, qui est réveillé par le muezzin, commence à dire "Il va pas fermer sa gueule celui-là !". Bon. Ca vole pas très haut
    Sophie ?: "Moi ça m'a pas fait rire ça."
    Pierre: "On rit un peu, on sourit. Le reste, je me suis dit: "C'est pas possible ça, ça fait un succès, tant mieux que ça fasse un succès, Je suis ravi que le film fasse un triomphe C'est accablant".

    Réaction d'une dame du public qui a bien aimé:"Aure Attika est extrèmement mauvaiseMais nulle, mais nulle !"

    Donc on a une qui ne comprend pas pourquoi un scénario de parodie ne ressemble pas à un de Kubrick (encore que le Dr Follamour[/b]...), un autre à peine élitiste, une vision oecuménique (mix the bourgeoisie and the rebel, dirait Madonna) et un type qui se contente de dire que c'est bête sans en apporter de preuve.

  • tyler

    04/05/2006 à 00h45

    Répondre

    c'est le probleme des critiques... ils ne savent pas regarder un film, ils l'analysent... C'est clair dans cette interview, ils sont absoluments a l'ouest, parlent avec des chiffres, et surtout ils ne savent pas se passer de faire des references a d'autres films..

    Personnelement, j'ai bien rit a ce film (peut etre parce que je ne connais pas les anciens OSS 117). Je ne suis pas tout a fait d'accord avec le theme parodique (mais bon je me trompe surement) car je trouve drole que le realisateur est fait en sorte de garder la meme facon de faire qu'en 1950. Que ce soit le sigle Gaumont vieillot au debut, les bagarres demodées, les fringues demodées ou meme les portes qui cassent comme du petit bois, l'ambiance des années 50 est rudement bien respectée.

    Drole ca c'est sur, entre Oss117, personnage mysogine, raciste, intolerant, bref assez chauvin, berenice Bejo qui s'en prend plein la gueule sur sa religion, ses origines, sa culture, Aure Atika en princesse nymphomane, un nazi qui se plaint que les siens ont toujours le mauvais role... on a vraiment le sourire aux levres ...

    Seulement, j'ai trouve que ce film avait quelques petits defauts. Rien de bien méchant. Par exemple certaines blagues deviennent lourdes (le non merci, le mec qui suit toujours OSS117).. et que Aure Atika ne donnait pas tout ... dommage.

    Mais bon, j'attend la suite avec impatience

  • Anonyme

    04/05/2006 à 18h17

    Répondre

    Personnellement, j'ai adoré, je suis heureux de voir un film français qui sorte un peu du lot car les comédies françaises intéréssantes sont très rares en ce moment (depuis un moment même, encore que la période Poiré est terminé, ouffff).

    Donc les acteurs surjouent à outrance pour retrouver le ton des vieux films, les gags réussisent à tirer un sourir voire un rire si on rentre dans le jeux, Dujardin est marrant, c'est léger est l'hommage rendu au genre et à l'époque est vraiment bien rendu.


    On va pas se plaindre que pour une fois, un film réussisse à être original mais surtout techniquement réussit.


    Par contre la remarque du mec est complètement fausse, OSS 117 n'a jamais parodié les james bond puisque les premiers sont sorties à une époque identique au james bond. Ce mec est un pangloss en puissance !!!!

  • tyler

    05/05/2006 à 14h38

    Répondre

    OSS 117 n'a jamais parodié les james bond puisque les premiers sont sorties à une époque identique au james bond



    il me semble meme, mais peut que j'ai faux, que OSS 117 soit sorti en livre ainsi qu'en film avant James Bond...

    Enfin, je prefere OSS 117 qu'a James Bond, au moins on se marre bien

  • Anonyme

    05/05/2006 à 17h14

    Répondre

    J'ai un peu matté L'IMDB, pour les bouquins, je pense que tu dis vrai.

    Pour ce qui est des films, j'ai pu voir un OSS 117 Américains sorti avant 007 mais les films dont parlais le monsieur sont les franco italiens et le premier est sorti à un an d'intervalle...

  • platypus-sensei

    18/05/2006 à 00h55

    Répondre

    Pour ma part je trouve que OSS 117 est un OVNI dans le cinema français. En effet, on est loin, mais vraiment très loin de Brice de Nice ou des autres naiseries dont que le cinéma français distille depuis quelques années (il doit en être de même pour Camping...). Je suis allé voir le film sans grande appréhension et j'ai vraiment été surpris en bien. Les dialogues sont très bons, les acteurs vraiment convaincants, la mises en scène tient la route (bien vu le côté retro) bref, c'est que du bon. Ce qui est assez surprenant, c'est que au debut du film j'étais le seul à rire dans la salle! il faut dire qu'il faut vraiment être amateur de second degré pour apprécier le film à sa juste valeur. En effet, Dujardin est vraiment toujours à côté de la plaque et c'est cela qui est vraiment joussif. D'autant plus que les auteurs en profitent pour émailler quelques clichés bien xénophobes et mysogines. Bref, si vous devez voir une comédie, je vous le conseille vivement...et attendez que Camping passe un dimanche soir sur TF1! wink

  • Cineman

    31/05/2006 à 23h37

    Répondre

    Je suis moi aussi très satisfait d'OSS 117 ..... il fait du bien dans l'air des comédies actuelles de voir débarquer ce genre de films , espérons qu'il serve d'exemple .
    Dujardin confirme son talent , Bérénice Bejo est lumineuse et les situations comiques font mouches très souvent .
    Je n'ai pas pour ma part mis spécialement de temps pour rentrer dans le film , j'ai très vite été happé dans cette univers parodique plein de fraicheur et je n'ai qu'une chose à dire .... Choukran Hazanavicius !!

  • Anonyme

    21/04/2009 à 23h22

    Répondre

    j ai était voir oss 117 il y a quelques jours et j ai vraiment étais trés décus je m attendais a mieux je n ai pas rigolé et j ai trouvé le film long enfin tant pis c est mo avis 

  • pastis-mirabelle

    13/05/2009 à 00h22

    Répondre

    "Hubert Bonisseur de la Bath, avec son nom à coucher dehors"


    L'expression est on ne peut mieux choisie, compte tenu de la contrepèterie incluse dans le nom du héros... Bravo, Riffhifi  

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