5.5/10

nuit au musée 2 (La)

Une galerie de personnages historiques qui s'anime pour le bien du divertissement familial. Sympathique mais peu ambitieux.

La nuit des musées c'était le week-end dernier. La nuit au musée, deuxième du nom, c'est mercredi au cinéma. Si la manifestation où la gratuité amène le public dans les lieux de conservation du patrimoine a un petit côté démocratisation de la culture, le film semble lui davantage tourné vers l'humour de masse de "bon goût" - par opposition à l'humour facilement vulgaire du sieur Stiller.

Le petit dernier pourra s'empiffrer les mirettes sans qu'on se demande si le sexe et la violence ne lui tomberont pas sous le coin du nez. Ici tout est propre, même quand les belligérants s'affrontent ou quand les personnages s'embrassent. Divertissement familial, c'est l'expression à retenir. De l'aventure, de l'humour et quelques têtes d'affiches qui plaisent à tous : Ben Stiller, Owen Wilson, Robin Williams et le très nul Alain Chabat, bon, mais pas top.

Dans le premier opus de La nuit au musée, on découvrait la tablette égyptienne qui donne vie aux oeuvres du Museum of Natural History de New York pendant la nuit. Dans la suite, ladite tablette part en voyage en compagnie d'une partie de la collection pour le plus grand musée au monde : le Smithsonian Institution de Washington.
Mais, ô rage, ô désespoir, Kahmunrah, un ancien pharaon, diabolique comme il faut, est réveillé par l'artefact. Il n'est pas content, plutôt en colère et il veut conquérir le monde !
Aidé pas ses hommes de main : Ivan le terrible, Napoléon et Al Capone, il souhaite réveiller les pouvoirs de la tablette et ainsi faire revenir ses armées d'entre les morts. Heureusement, Ben Stiller rôde et se lance tête baissée contre l'ennemi afin de sauver ses amis...

Il est toujours aussi étonnant de voir Ben Stiller capable de jouer dans des films où l'humour, sans être à son meilleur niveau, est débarrassé de toute trace de vulgarité ou de violence. Faute de s'esclaffer lourdement aux vannes bien grasses qui ponctuent habituellement les films où il oeuvre, on pourra tout de même s'amuser de certaines scénettes étonnantes. Napoléon, dans la peau d'Alain Chabat, peut arracher un petit sourire sans trop se forcer, tout comme la diction du Pharaon pourra s'apprécier avec plaisir. Owen Wilson, quant à lui, laissera de marbre, tant son rôle est creux et inutile. Les personnages caricaturés ont bien du mal à se forger une réelle identité, chose finalement assez logique pour des statues qui prennent vie.

Le concept initial du film a un côté sympathique qui permet de rêver d'aventures et de personnages historiques. Voir s'animer les grandes figures emblématiques, intéragir avec elles, vivre des aventures, c'est le souhait de tous les gamins. Malheureusement, si avec une boîte de lego on parvenait à satisfaire son imagination, avec La nuit au musée on rame. C'est un peu comme si au lieu d'associer les briques pour créer une grande fresque à la fois incongrue et sympathique, on s'était contenté de les juxtaposer sans faire l'effort de créer une cohérence, une vision commune à l'ensemble.

Alors, fatalement, on commence à s'ennuyer. Le petit cousin, lui, prendra certainement plaisir à cette petite histoire amusante, mais gageons qu'il aurait pu avoir beaucoup mieux.

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Coraline

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

3 commentaires

  • Anonyme

    29/05/2009 à 02h01

    Répondre

     Beaucoup d'action, de combats, on dirait que le film est un prétexte pour des combats... ce qui ravis les jeunes. Des clichés... renforcés: l'Amérique sauveur du monde, les français nuls, les femmes ridiculisés... Film sans fonds à éviter.

  • el viking

    29/05/2009 à 23h44

    Répondre

    je suis pas d'accord en ce qui concerne Owen Wilson, il y a bien un moment où il parvient à arracher un sourire (même plus qu'un sourire dans mon cas, mais je suis pas un exemple, alors stay safe and don't try this!), c'est où il fait une parodie de 300 avec son pote césar... je crois d'ailleurs que c'est à peu près le seul moment du film où j'ai réellement ri...

  • Anonyme

    03/06/2009 à 01h24

    Répondre

    et oui la nuit au musée n°1 et oui les gouts des francais au ciné... no comment...

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