7/10

nuit en enfer (Une)

Histoire de se défouler

Richard et Seth, les deux frères Gecko, sont depuis peu deux assassins en cavale. Condamnés à fuir en direction du Mexique, ils profitent de leur passage dans une station-service pour abattre un garde texan, brûler le gérant et saccager le magasin tout entier.

Plus tard, ils décident de prendre en otage un pasteur et ses deux enfants. A bord du van familial, ils espèrent bien passer la frontière. Au Mexique, Seth doit rencontrer Carlos, celui qui pourra définitivement le tirer d'affaire, dans un bar de routards : le "Titty Twister".


Film culte ou énorme supercherie ? Une nuit en enfer n'est pas ce que la tête d'affiche laisse présager : à la tête d'une pléiade d'acteurs, George Clooney, Quentin Tarantino, Juliette Lewis, Harvey Keitel. Et à la réalisation : Robert Rodriguez, à qui l'on doit les célèbres El Mariachi et Desperado. Rien que ça. Alors on s'attend forcément à voir des poursuites en voiture sur des routes abandonnées, des attaques à main armée, des policiers crapuleux, des gangsters éméchés, de la drogue et des prostituées. Et mine de rien, c'est l'ambiance des quelques premières minutes du film. Parce qu'après l'apéritif, on a droit à un plat de résistance des plus corsés.

Point. Voilà pour l'entrée en matière. Et point trop n'en faut. Je vous laisse un sursis, le temps de vous procurer le film. Et je vous souhaite bien du plaisir. Car la surprise sera de taille. Une nuit en enfer prend des allures de vaudeville sanguinolent. Il y a du sang, beaucoup de sang. Des têtes coupées, des bras arrachés, des jambes tranchées. Les seconds rôles se déchaînent. Rodriguez s'amuse comme un enfant, les pieds plongés dans des flaques de sang. George Clooney et Quentin Tarantino y prennent moins de plaisir.

Et ce qui est le plus fort, c'est que cette superproduction complètement débile est vraiment prenante. Les premiers rôles sont aussi élaborés que les seconds. Et ils sont nombreux. Le duo Clooney / Tarantino est un régal pour le spectateur. Harvey Keitel trouve un second souffle. Juliette Lewis est toujours aussi merveilleuse. Et la sensuelle Salma Hayek nous offre quelques longues minutes d'une danse aussi torride que macabre.

Outre les acteurs, les trucages participent habilement à instaurer une ambiance complètement loufoque et décalée. Les revolvers, les arbalètes, les pieux, les milliers de poches d'hémoglobine et tous les effets visuels, par ailleurs d'assez bonne qualité, sont la carte de visite d'Une nuit en enfer. Et il fallait au moins tout ça pour faire rire. Et Dieu que la débilité peut parfois défouler !

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8 commentaires

  • nazonfly

    05/07/2007 à 07h57

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    Je l'ai vu hier. Quelle surprise et quel plaisir innomable mais jouissif!


    Le début est comme du Tarantino. Les dialogues sont entrecoupés de scènes plutôt violentes, tout en restant décalés. Une première heure très agréable jusqu'à justement cette fameuse danse, et le twist du scénario prenant brusquement un tout autre chemin, comme si Rodriguez avait décidé de saborder toute l'ambiance qu'il avait patiemment construite depuis le début. Mais quel final! (si on aime). 

  • Kei

    05/07/2007 à 09h48

    Répondre

    Saborder ? Je trouve que au contraire, puisque tu le compare à du
    tarantino, c'est particulièrement bien placé. Ca part en n'importe
    quoi, en un ersatz de série Z pour notre plus grand bonheur.

  • riffhifi

    05/07/2007 à 09h52

    Répondre

    Le début est comme du Tarantino


     


    A croire qu'il a écrit le scénario, tiens !


    Une nuit en enfer, pour moi, c'est tout ce que Boulevard de la mort n'est pas : un nanar réjouissant et assumé. Je me suis toujours épargné les deux suites qu'on dit ratées, parce que celui-ci passe toujours très bien dans le lecteur DVD...

  • Djak

    05/07/2007 à 10h29

    Répondre

    meme 3 suites non?

  • riffhifi

    05/07/2007 à 10h34

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    ah bon ?

  • riffhifi

    05/07/2007 à 10h36

    Répondre

    Vérification faite : niet, deux suites. Une en 1999, une en 2000

  • Anonyme

    15/01/2009 à 14h17

    Répondre

    Je crois que le journaliste qui a écrit çà sur une nuit en enfer n'a pas saisi du tout la finalité du film....c'est vrai que j'ai été surpris également vers le milieu du film...mais toute sa splendeur réside sur la dernière image....c'est vraiment là qu'il faut être un peu spirituel pour comprendre....c'est un délice.....amicalement....tio.

  • Anonyme

    03/07/2010 à 23h42

    Répondre

    C'est vraiment un fIlm bizarre et bon. Clooney y est très charismatique et Tarantino me fait peur dedans. C'EST BIEN!

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