A DECOUVRIR
7/10

Ravage

René Barjavel est né en 1911 à Nyons en France. Répétiteur, démarcheur, puis journaliste et chef d'édition, il a publié Ravage en 1943 ouvrant ainsi la voie à la science-fiction en France. Parmi ses autres romans: Le Voyageur imprudent(1944), Colomb de la Lune(1963) et La Nuit des Temps(1968). Barjavel est décédé à Paris en 1985.

Au sein d'une société mécanisée à l'extrême où les hommes ne font plus rien qui ne puisse être fait pour eux par une machine, l'électricité vient à disparaître. Anéanti par la soudaineté de la catastrophe, le peuple ne dispose plus d'eau courante ni de lumière, et n'a aucun moyen de se déplacer.

François Deschamps, un jeune étudiant en chimie, décide comme beaucoup d'autres, de quitter la ville qui sombre dans la violence, le crime, le désarroi le plus total. Il sauve d'abord Blanche Rouget, sa grande amie de toujours mariée au tout-puissant Jérôme Seita.

Entouré de compagnons de fortune, il est bien décidé à revoir son village d'enfance pour peut-être reprendre une vie normale, sans devenir l'esclave des machines dont les hommes croyaient tellement être les maîtres absolus.

Ravage présente, vous l'aurez compris, la disparition d'une civilisation avancée. L'univers se désagrège pour laisser place à un monde chaotique rongé par les flammes et les destructions, tâché de sang.

"Le vent se lève. Un grand remous rabat au sol un nuage de fumée ardente peuplé de langues rouges. Une terreur folle secoue la multitude. C'est l'enfer, ce sont les démons. Il faut fuir. Un tourbillon éteint en hurlant les derniers cierges. Dieu ne veut pas pardonner."

Ravage présente également des personnages hauts en couleurs, capables d'amour, d'amitié, de fraternité et de gestes héroïques, mais qui laissent aussi apparaître leurs défauts au grand jour quand il s'agit de survivre: parfois égoïstes et intolérants, ils peuvent aisément se faire criminels à l'occasion. François Deschamps est le chef incontesté des fuyards, solide et secrètement amoureux de Blanche Rouget, légère et d'une jeune insouciance. Quant à Jérôme Seita, il est le tout-puissant incapable d'accomplir la moindre tâche de ses propres mains.

Que dire du style? Saccadé, vivant, coupé par des dialogues et des interjections. En un mot, Barjavel donne un maximum d'ampleur aux événements et à ses personnages qu'il décrit très soigneusement.

L'apocalypse dont nous sommes les bienheureux témoins a de quoi impressionner. Rien n'est laissé au hasard: les atrocités, les destructions, les crimes et les souffrances sont décrites minutieusement. On souffre au fond de nous-mêmes parce que ce qui se produit dans Ravage pourrait également nous arriver un jour: la descente aux enfers de la radieuse société, et peut-être un jour sa renaissance.

Certes l'écriture de Ravage a vraisemblablement été influencée par son contexte historique(1943). Quoi qu'il en soit, Ravage reste l'un des premiers romans de science-fiction moderne. Un roman où se mêlent héroïsme, trahisons, sentiments, aventures rocambolesques, réflexions philosophiques et satiriques.

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A propos de l'auteur

14 commentaires

  • louloute

    09/02/2003 à 00h00

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    j'ai trouvé ce livre très interessant du fait qu'on a une vision de ce que pourrait être le monde dans 50 ans ou plus, cette immense panne d'électricite qui plonge la ville dans le noir peut arriver n'importe quand. Un grand combat passionnant tout au long du livre, malgré tout, une fin à laquelle on ne s'attend pas du tout et qui à mon avis gache la beauté du livre.

  • valencroute

    02/05/2003 à 00h01

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    Bon livre de SF pour les fans. Les autres pouront peut-être s'ennuyer. Les débuts lassant à cause des descriptions, mais très intéréssant à partir de la 150eme page. si vous aimez les pavés de 300 pages et la SF, fonçez dessus !

  • Anonyme

    06/05/2003 à 00h02

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    j'ai étudié ce livre a l'école et je l'ai trouvé intéressant! le déclenchement de la panne d'électricité a pu être provoqué soit par la colère de dieu, la guerre de l'afrique noire ou par l'écroulement de toute cette tecnologie..... cette ambiguité me plaît bien. il y a plein d'allusions à la bible (villes détruites comme sodommme et Ghommore ) et aux dangers de la science. c'est un bon livre d'apprentissage et il ne faut pas oublier qu'il a été écrit pendant la guerre, Barjavel dénonce donc les progrès de la science qui amènent a la fin du monde et à la guerre...
    une FUTURE PROF OU ANALYSTE.

  • Anonyme

    26/05/2003 à 00h03

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    Personnellement je ne peux pas dire que j'ai aimé ce livre. Certes il donne une bonne vision de ce que peut se faire l'homme à lui- même, mais il y a quelque chose qui me gêne par rapport à d'autres livres de Barjavel. Par contre je conseille à tous les gens qui pourront de lire Malevil de Robert Merle sur le même sujet, qui est pour moi vraiment supérieur.

  • gagou

    29/11/2003 à 00h04

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    je suis actuellement en train de lire ce livre,je trouve qu'il est très bien écrit et cela nous donne une vision très nette de l'avenir , toutefois j'ai trouvé que barjavel utilise des mots un peu trop crus! donc âme sensible s'abstenir !!!

  • Marco dos Santos

    23/12/2003 à 00h05

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    A very good book! I´ve just finished it, down here in Brasil, and I´m still delighted. René knew how to describe the dying of the caracters: dry and direct, no romanticism, just as it should be, since they were becoming wilder and wilder. And during the catastrophe, the fire in Paris, the way as the mithical atmosphere took over, as it always occurs in such moments, going to the scene in the bedlam, where Christ melts, rotten, and only the Death "survives", now at large.
    Since the beginning we can notice the wildness lying under François's skin: he wants to go and get his beloved friend, wants to finsih with Seita. During the journey back home, to the nature, he becomes wilder and wilder, and kills the guard because he´d fallen asleep, tired out. That's the signal. For someone to join the group he should promise to call François leader. Untis this moment, ok, someone has to become a kind of leader and control the journey. But we already can see his despotical features.
    In the end, he creates a world the way he wanted it to be, becomes the only Leader: the Governor, the "Pope", the Judge. He doesn´t want the progress, for he saw where it can take us to, but he started doing as the first tribes of ours: poligamy, he-the-God-on-Earth, warrior spirit and worship to force, intolerance to breakthroughs... just the leaders know to read (because the rest didn´t need to), people give him presents and say I love you...
    That is, he did the same as his ancestors had done thousands of years before. It was the beginning and everybody loved him, but the times would pass by, insatisfaction would sneak up the hidden corners of the village, dissidents would appear, riots would happen (a system of government changes, even if it takes long), new minds would be born, things would be created...
    As did François´s son, Denis, creating the car just to help people, the mankind... new minds would boil, new groups of survivors from far away would appear and would war...
    Most of things created by mankind were conceived just to help, but men are not robots, we have imagination and can do new things, want new things...
    René poses the question: Is there any way out of this? With the end of the book, he lui-même answers us: not while man thinks, because as Rousseau wrote, man is an animal capable of improving. The same conclusion is seen in "La Nuit des Temps".
    A marvelous book. Um livro maravilhoso!!

  • Gabrielle

    04/03/2004 à 00h06

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    Aucun des autres livres que j'ai lu de Barjavel ne m'aa plu autant que "La nuit des temps". Mais ils sont tous intéressants et "Ravage" donc l'est aussi. L'histoire est captivante. L'idée de l'homme esclave de la technologie est clairement et nettement travaillée par René Barjavel. Et avec brio. Un livre intéressant à lire.

  • Anonyme

    22/03/2004 à 00h07

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    Ravage est le premier des 7 ou 8 bouquins de Barjavel que j'ai lus, j'étais jeune (16 ans) et je me suis régalé. C'est un auteur visionnaire, et j'adore la manière dont ses romans prennent une ampleur extarordinaire quitte à verser dans la démesure et pourtant on pourrait y croire, c'est ça qui est très fort. Selon moi, "La nuit des temps" est son meilleur roman, à vous coller la chair de poule pendant 300 pages. Un livre absolument immanquable selon moi, Je me souviendrai toute ma vie de l'histoire d'Eléa et Païkan...

  • Anonyme

    27/04/2004 à 00h08

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    Je n'ai qu'une seule chose à dire ce livre je le trouve bien mais sans plus en effet j'ai quand même préféré "La nuit des Temps

  • Anonyme

    28/04/2004 à 00h09

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    j'ai 15 ans et j'ai adoré ce livre ! Barjavel a fait preuve d'originalité dans l'histoire, l'action et la façon dont il a décrit "sa" vision du futur ! On sent qu'il a une dent contre les machines et tout ce qui va avec, mais je crois aussi qu'il a raison, ce livre a une morale à nous apprendre, en effet le progrès de la technologie est magnifique, certes, mais nous devons quand bien même apprendre à nous débrouiller par nous même ! Dieu nous a crée avec des bras, des jambes alors pourquoi ne pas nous en servir ?!!!
    cécilia

  • ReneBarjavel

    30/09/2005 à 15h06

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    Très bon livre même si son antériorité par rapport aux autres oeuvres majeures de l'auteur lui donne un petit côté désuet.

  • Anonyme

    15/10/2007 à 21h44

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    Je doit finir le Livre pour demain [ Controle ]


    Et je doit dire que je le trouve trés trés nul*


    J'espere que des jeunes du meme avis que moi lirons ma Critique parce que j'me sens un peu seule ici`

  • Wax

    15/10/2007 à 21h56

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    Raaah si j'avais eu la chance d'avoir des contrôles sur Barjavel...


    mode vieuxcon /on


    Tu connais pas ton bonheur jeune Cindy. J'ai jamais pu étudier de la SF à l'école... trop considéré comme de la sous-littérature...


    mode vieuxcon /off 

  • Anonyme

    02/02/2008 à 15h32

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    Bonjour !


    J'ai lu ce livre quand j'avais 13ans, et je dois dire qu'en matière de science fiction je ne suis jamais très friande... mais celui-là est le seul que j'ai lu jusqu'au bout, même 3 fois ! Un petit message à Cindy : lis le avec envie sinon c'est sûr, tu ne peux pas aimer... Sinon, je le conseille avec joie et vivacité à tous ceux qui aiment l'irréaliste, les mots forts et des sensations avec des bons sentiments ! Bises à tous


    Camille (16ans).

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