7/10

Nid de guêpes

Le scénario est des plus étonnant, mais aussi des plus simple : une unité de flics escorte un sale type qui doit être jugé à Strasbourg. Mais le fourgon servant au transport se fait attaquer, et après une rapide fusillade le chef policier Laborie (Nadia Farès) le dirige vers un entrepôt qui va servir d'ultime bastion en attendant les secours. Oh, stupéfaction... dans ce hangar une bande de voleurs improvisés est en train d'oeuvrer. Tout ce petit monde s'entend peu à peu afin de lutter contre les vagues de salops qui prennent d'assaut la forteresse...

Nid de Guêpes nous réserve le maximum d'action. Quand je parle d'action, il ne faut pas s'attendre à du Jet-li, ce n'est pas du combat à mains nues auquel on va assister. Bien au contraire, tout le film repose sur des tirs de mitraillettes, de fusils à pompes, de revolvers, de pistolets, agrémentés de quelques temps morts qui permettent de reprendre son souffle. Pourtant, la mise en place est un peu longue, et le début du film ne tient pas tellement en haleine. Il faut attendre l'attaque du fourgon blindée pour que le spectacle commence. Et alors, quel spectacle! Ça fuse dans tous les sens, aussi bien devant les yeux qu'à l'intérieur de nos oreilles. Ça flashe de partout, sans pour autant tomber dans le piège des explosions en continues. Mais surtout, ça tue beaucoup, énormément, outrageusement même. Il faut bien dire qu'il y a du méchant à descendre. Imaginez : vous êtes dix contre cent, peut-être même davantage; en plus vous luttez contre des hommes pourvus de lunettes infrarouges, ce qui leur donne un caractère glacial, robotique, terrifiant. Le combat est inégal, la résistance rude, et ça ne suffit toujours pas, après quelques morts dans les rangs des assiégés, le seul recours reste l'espoir de voir arriver des renforts policiers. C'est bien là la grande trouvaille du scénario : l'isolement perpétuel. Au départ, pour faire leur casse minable, la bande à Nasser (Samy Naceri) et Santino (Maginel) coupe toutes les communications de portables en débranchant les antennes-relais, donc pas de secours possible. Ensuite, l'intrigue se passe un quatorze juillet, les feux d'artifices illuminent le ciel. C'est beau, mais ça implique surtout que la ville est occupée ailleurs, inconsciente des bruits de détonations.

Finalement, on retiendra que Nid de guêpes est un film d'action pur doté d'un enrobage graphique agréable. Peu d'histoire, mais de la fusillade en règle qui évite largement l'effet super-héros à la Bruce Willis.

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

1 commentaires

  • ultraviolence

    09/03/2004 à 00h00

    Répondre

    Pour dire vrai, je m'attendais au pire, surtout avec Nacéri à l'affiche. Et bien j'avais tort. C'est un excellent film d'action, oppressant, qui me fait penser au "Assault" de John Carpenter. Le film évite d'être une comédie d'action pour l'action pure et dure.
    On tient là un bon réalisateur de film d'action, à telle point qu'au viosionnage de ce film, Bruce Willis a décidé de l'engager pour tourner un film avec lui.

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