2.5/10

National Security

Le Policier Black (et son pote blanc)

Tout comme il existe une catégorie de films d'action nommée « films avec Steven Seagal », la comédie peut jouir d'une catégorie gagophorique par le charisme comique incontestable de Martin Lawrence, acteur passé maître dans l'art de se vautrer les oreilles dans les productions sans grande envergure ni grand scénario. Car depuis Bad Boys (1995), le bonhomme collectionne les plans foireux, tels Big Mamma ou encore Le Chevalier Black, et semble même en redemander ! Pour preuve le présent National Security, nouveau buddy movie entièrement posé sur le potentiel comique de Lawrence : parler pour ne rien dire.

A la suite d'une opération de police qui tourne à l'épisode mortuaire pour son coéquipier Charly, Hank Rafferty (Steve Zahn) se fait jeter de la police et expédier en prison pour coups et blessures sur la personne de Earl Montgomery (Martin Lawrence), black racialement préoccupé et un brin simulateur. Six mois plus tard, Hank entre dans l'agence de gardiennage National Security, mais n'a pas oublié l'assassin de son ami Charly. Il piste les criminels jusque dans un de leurs nouveaux casses, un entrepôt justement surveillé par Earl...

Mais faites-le taire, quelqu'un ! Passe encore que ce cher monsieur Lawrence donne dans le réchauffé d'Eddie Murphy, passe aussi qu'il le fasse une ou deux fois à la rigueur, mais le resservir encore et encore, à n'importe quelle occasion, frise l'internement pour tout amateur de film comique qui se respecte. Il parle, il drague, il parle, il ment, il parle, il fait des cascades, il parle, il parle, il parle... Pfiu. A côté, Steve Zahn n'a que peu de place pour espérer faire son trou. Et oui, buddy movie encore, un blanc et un noir, et roulez pour l'enquête policière à deux kopecks. Là-dessus, on n'est pas bluffé, le compte y est, deux kopecks. Pour le côté comédie, c'est un peu comme d'habitude, à moins que Martin « moulin à parole » Lawrence ne soit dans votre trio d'acteurs préférés.

Petite critique pour petit film, ou plutôt petit numéro de Martin Lawrence encore très inspiré par les cabotineries passées de cher Eddie Murphy. Gavant, ça c'est acquis, et creux de surcroît, encore une belle médiocrité à rajouter au palmarès du Chevalier Black.

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