4.5/10

Morning Glory, Harrison Ford dans les traces de De Niro ?

De Niro avait montré qu'on pouvait jouer les agents de la CIA à la retraite et tout de même continuer à être considéré comme un bon acteur. Harrison Ford semble suivre la voie. Avec moins de conviction certainement. Le bougre n'est plus tout jeune, on s'en était rendu compte dans Indiana Jones 4, mais la comédie, quand même ?!

Quand Becky Fuller (Rachel McAdams), une jeune femme ambitieuse mais n'arrivant pas à concrétiser ses envies, se voit proposer la production de la matinale la moins regardée des Etats-Unis : Daybreak, elle accepte le challenge avec le sourire.

Après avoir viré le présentateur de l'émission, elle recrute Mike Pomeroy (Harrison Ford), le mythique journaliste de la chaîne. Mais le vieux briscard n'est pas commode : entre caprices de stars et motivation absente, il mène la vie dure à la petite bonne femme qui tente de le diriger, sans compter ses frictions avec Colleen Peck (Diane Keaton), sa co-présentatrice.


DR.
Regarder tout ce monde se démener à faire une matinale de qualité a un côté pathétique et triste. Même quand chacun donne le meilleur de soi-même, tout n'est fait que pour amener un remplissage d'antenne bien peu intéressant. La qualité du divertissement est toujours tirée par le bas afin de renforcer les audiences. Et le pire, c'est que ça marche. Et, finalement, tout le monde y trouvera son compte, même le présentateur vedette qui n'apprécie que le fin du fin et qui ne veut soi-disant jamais s'abaisser à faire moins. Autant dire que le film a quelque chose de vain dans son propos. A quoi bon dépenser son énergie pour arriver à cela ?

De fait, Morning Glory n'est pas très captivant. La jolie Rachel McAdams parvient à montrer un sourire presque communicatif, ou en tout cas une bonne humeur constante (si l'on excepte quelques énervements de bon aloi), à tel point que son personnage en devient une cruche ; tandis qu'Harrison Ford la joue vieux briscard célibataire et alcoolo qui, bien entendu, montrera qu'il possède un cœur derrière sa carapace.


DR.
Mouais.

De Niro, depuis Mon beau-père et moi avait démontré que l'on pouvait être un acteur de renom et quand même se complaire dans des films à la qualité divertissante réduite. Harrison Ford semble avoir suivi le même chemin, et c'est ainsi une légende qui s'écroule. Certes, il n'était pas réputé pour être le meilleur acteur au monde, mais il avait un côté séducteur indéniable, un grand charisme. Là, il se contente de montrer le visage d'un grand-père grognon (même si j'aimerais avoir sa classe quand j'arriverai sur mes 70 ans).

A vrai dire, le scénario est à l'image du film : beaucoup de bruit pour rien. Léger, sans attrait. Correct, mais pas un seul instant magique.


DR.

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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