8/10

Monstres & Cie

D'un certain point de vue, vous avez Disney, producteur de dessins animés sortant tous les ans à la période des fêtes un long métrage, qui baisse de niveau d'années en années. D'un autre point de vue, vous avez Pixar, toujours sous la bannière Disney, mais moins régulier sur les sorties, et surtout dont le travail est porté sur l'animation 3D. Autre détail, Pixar a le don de faire mouche à tous les coups.
Les monstres existent ! Sans rire ! A poils bleus, bavants, dégoûtants, ils habitent la ville de Monstropolis, dont la principale source d'énergie est le cri d'enfant terrorisé. C'est ainsi que Monstres et Cie, la firme produisant ces cris, envoi chaque nuit des dizaines d'employés (=monstres) à travers les placards des chambres d'enfants afin de " produire " cette énergie. Ce qu'on ne sait pas, c'est ce que ces monstres ont une peur bleue de ces marmots, et lorsque l'un de ces gosses parvient à pénétrer à Monstropolis, la panique envahit bientôt tous ses habitants...
Petit retour en arrière. Pixar, c'est 1001 Pattes, et les Toy Story. Vous voyez où je veux en venir.. ? Technique irréprochable, scénario innovant, humour omniprésent et tout public. Un gage de qualité, quoi. Car si je vous dis que Monstres et Cie, c'est pareil qu'avant mais en mieux, je frise le pléonasme. C'est donc l'histoire de Jack Sullivent (Terreur d'élite n°1 de la boîte) et de Bob 2azowski (Attaché de stress de Jack) au prise avec cette " machine à tuer " qu'est la petite " bouh ", adorable petite gamine très agitée. Une histoire racontée aux moyens de super-ordinateurs, qui nous livrent un produit encore plus impressionnant, mais sans jamais prendre le pas sur le scénario. On passe sur les effets de lumière, les expressions des protagonistes, pour finalement ne s'intéresser qu'aux sentiments d'affection grandissant entre les deux monstres et la " terrible " Bouh. Pixar a un message à donner, une lettre remplie de valeurs finalement très ciblées sur la nature humaine, une vague d'émotion un peu plus forte à chaque fois qu'ils s'accaparent le grand écran. Une lettre qu'ils postent en douceur et en humour, avec une aisance remarquable et un savoir-faire toujours plus grand.
Pixar impose une nouvelle fois son talent dans Monstres et Cie, un film d'animation techniquement irréprochable et habilement écrit, destiné beaucoup aux enfant et un peu aux adultes. Un gars comme moi, élevé au Batman & Robin, aura du mal à se tordre de rire, mais sera forcé de reconnaître le caractère exceptionnel de ce nouveau " Bestiau de qualité Disney ". Cahier des charges pour la prochaine fois : Plus long.
A noter : Comme d'habitude, le film est précédé d'un court métrage d'animation, cette fois-ci avec des oiseaux se chamaillant sur une ligne à haute tension. Assez amusant, tout comme le traditionnel bêtisier pendant le générique.

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