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Monique

Albert Dupontel s'est surtout démarqué en jouant dans des films assez "spéciaux". Et celui-ci n'est pas pour être l'exception à la règle. En résumé, disons qu'il s'agit de transformer une poupée "moulée" en anti-dépresseur, et ce sans le moindre complexe. J'ai dis "spécial".. ?
Boulot ennuyeux, couple au bord de la rupture, mal de vivre omniprésent,... Alex (Albert Dupontel) ne parle même pratiquement plus. Un soir de franche déprime, complètement ivre, Alex commande par internet une poupée en silicone, jouet sexuel très onéreux, mais qui va avoir un impact sur sa vie comme personne n'aurait pu l'imaginer. Et surtout pas ses amis...
Je dois avouer avoir eu du mal à saisir le propos du film. Ok, Alex s'achète une poupée moulée (pas gonflable, attention !), il la bichonne, lui parle, et lui fait l'amour sans cesse. Et plus ça va, plus il assume. Quand sa femme, ses amis, découvrent la nature de sa nouvelle joie de vivre, ce sera le début d'une véritable prise de tête pour comprendre le pourquoi du comment. Manque de bol, personne ne va véritablement trouver, ce qui plonge le spectateur dans le désarroi. Peut-être un petit passage de folie, le petit grain de sel qui lui manquait..? Hum. Donc nous aurions affaire à une comédie totalement 1er degré..? Ca doit être ça. Mais bon, le fait qu'il se complaise avec sa poupée peut bien faire rire à certains moments, mais de là à rester planché tout le long du film, je n'y crois pas vraiment. On a peut-être affaire à une variante assez ingénieuse du triangle amoureux (Dupont - Denicourt - Monique), cependant l'humour n'arrive jamais à trouver un ton acceptable et l'ensemble devient très vite soporifique.
Mis à part quelques scènes amusantes, Monique se vautre dans la petite comédie fadasse qui a du mal à remplir ses 1h30. Le nouveau triangle amoureux crée par la poupée présente certes une bonne idée, mais franchement mal exploitée et d'une manière laborieuse.

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1 commentaires

  • Anonyme

    12/12/2003 à 00h00

    Répondre

    mmm... disons que le film peut aussi être le révélateur de la totale différence qu'il peut exister entre les hommes et les femmes;
    Finalement plus proche du livre de John Gray "Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus" que de la simple farce, ce film fait tout de même réfléchir... et si les hommes n'étaient que de vulgaires machos égoïstes ? et si les femmes ne pouvaient vivre sans tenter d'analyser quoi que ce soit ?

    C'est un peu des deux, mais cette satyre sait gratouiller là où ça nous chatouille: les petits défauts de chacun... mais sur un ton humoristique et volontairement exagéré, comme toute satyre.

    Très très agréablement surpris.

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