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Monde de Narnia (Le) - Chapitre 3 : L'odyssée du passeur d'aurore

Narnia continue son voyage sur grand écran à travers un épisode maritime plutôt décevant, moins épique et moins chevaleresque.

Peter et Susan continuent leurs études aux Etats-Unis pendant que Lucy et Edmund se coltinent la tante et l'oncle. Le cousin Eustache, petit blondinet très orgueilleux, leur mène la vie dure, jusqu'au jour où les trois enfants sont aspirés par un tableau et se retrouvent sur le pont du Passeur d'Aurore, le bateau du roi Caspian, en plein milieu des océans de Narnia...


Point de Susan ou de Peter ici, l'intrigue sera entièrement servie par le duo Lucy / Edmund, celui-ci étant flanqué d'un insupportable cousin (Eustache) qui fera office de bouffon du film. Le personnage est suffisamment stéréotypé pour que l'on ai envie de lui administrer des claques, et pour que les protagonistes secondaires se prennent d'affection pour lui, bizarrement. Quoiqu'il en soit, si vous vous attendez à un merveilleux conte de fée autour d'un personnage légendaire surnommé « Passeur d'Aurore », vous serez forcément déçu d'apprendre qu'il ne s'agit pas d'un bonhomme mais d'un bateau - il fallait lire le résumé. Nous comprenons mieux l'utilisation du terme « Odyssée », car c'est bien de cela qu'il s'agit : le bateau va voguer au gré du vent, s'arrêter à maintes reprises pour essuyer les pires tourments magiques des océans de Narnia. Une belle occasion de retrouver le roi Caspian, certes, mais pourquoi avoir ramené les enfants cette fois-ci ? Ce chapitre trois pèche rapidement par un manque d'enjeu et d'ambition. Les deux premiers opus nous présentaient des dangers plus globaux, plus immédiats, mettaient en scène des affrontements de grande envergure, le troisième se greffe à l'histoire comme un épisode de série, en présentant une quête annexe sans grand intérêt. Telle une araignée, de multiples intrigues secondaires semblent s'amorcer pour finalement disparaître très rapidement, parfois même sans avoir réellement commencé : on évoque une mutinerie, on parle des rapports entre Lucie et Susan, de la jalousie d'Edmund, des doutes de Caspian, mais chacun de ces points sera évoqué au travers d'une scène ne dépassant pas les deux minutes pour la plupart. Reste une réalisation plutôt sérieuse de Michael Apted, dont c'est la première réalisation narniesque, et un département effets spéciaux plutôt bien fourni. Aslan a toujours sa petite trogne de peluche, c'est tout ce qu'on lui demande. 

Si les deux premiers épisodes sont nécessaires à la compréhension générale de l'histoire, on peut facilement sauter le troisième, plutôt inutile. Celui-ci apporte néanmoins quelques éléments d'intrigue qui serviront de base aux chapitres suivants, théoriquement, mais la faiblesse des péripéties et le manque d'enjeux en font un épisode un peu mou, beaucoup moins romanesque, et avant tout destiné aux plus jeunes.
Quant à la 3D, mieux vaut éviter, le film se contente de donner une impression de relief sans véritablement l'utiliser. 


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