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Mission to Mars

Quels mots seraient susceptibles de convenir pour cette nouvelle entame d'aimables hostilités ? Les membres inférieurs piégés dans un immense bourbier de désenchantements, qui s'étendrait à perte de vue, on est en droit de se torturer l'esprit avec ce genre d'interrogations sans grand intérêt, finalement. Mission To Mars est une sorte d'opéra sidéral absolument sidérant, une immense farce fantastique, scientifiquement invraisemblable, cinématographiquement désespérante.

Le scénario, qu'il serait parfaitement insuffisant de juger, à l'instar de l'ensemble de la presse spécialisée, comme étant extrêmement faible, a été moult fois réécrit. Mission To Mars fait part des aventures éblouissantes de deux expéditions spatiales américaines, tour à tour confrontées, sur le sol martien, à d'importants phénomènes surnaturels. Phénomènes qui les mèneront ni plus ni moins à résoudre le secret de l'apparition de la vie sur bonne vieille planète.

Les synonymes manquent désormais à l'appel. Il s'agit bel et bien de conspuer l'ensemble des aspects de ce film. Les premières séquences nous noient dans une flaque de bons sentiments. Et même si un effort a été produit au niveau des prises de vues en apesanteur, qui ne sont jamais les mêmes, nous ne semblons jamais être les bienvenus à bord. Les personnages, estampillés pour le temps d'un tournage du véritable logo de la NASA, ne sont guère convaincants. Un final tristement ahurissant vient assez naturellement couronner une bien malheureuse initiative cinématographique hollywoodienne.

La précipitation dans laquelle Mission To Mars aurait été pensé puis conçu saurait expliquer ce dérapage collectif, ce suicide sans précédant toutefois porté à l'écran en connaissance de cause. 90 millions de dollars auraient ainsi été généreusement engloutis. Brian de Palma, qui souhaitait pourtant une approche réaliste en incorporant de nombreuses données scientifiquement authentiques, déclarera : C'est une belle et une grande aventure. Je n'avais jamais tourné de film de S.F., et celui-ci posait des problèmes inédits, notamment en raison de son contexte. Je me suis efforcé de contourner les clichés du genre afin de proposer une orientation et un look nouveau. Force est de constater que Brian de Palma, autrefois virtuose, s'est quelque peu égaré avec ce film, réalisé sur commande, qui fleurait certainement ces émanations que répandent les champs de dollars hollywoodiens. Des champs qui semblent s'étendre indéfiniment outre-Atlantique.

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2 commentaires

  • Anonyme

    03/01/2008 à 17h00

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    Vous n'aimez pas et bien nous ne vous aimons pas non plus. Ce qui me fascine c'est que des personnes,comme vous, qui n'aiment pas certains films restent colléés à l'écran pour en voir la totalité du contenu. En ce qui me concerne des les dix premières minutes j'ai compris où le réalisateur veut vous emmener.... pas vous....... affligeant.


    Vous êtes comme ces critiques culimaires qui poussent les chefs à se suicider parce qu'il n'aiment pas leur cuisine. Je n'aime pas, je n'y vais pas et si j'aime j'y retourne. Alors assez de ces critiques sur des films qui ne sont pas là pour nous donner une leçon d' astronomie n'y un cours de bonne tenue dans l'espace. J'en conviens, tout n'est pas parfais mais le cinéma n'est-il pas là pour nous faire réver avant tout ?


    Si vous voulez de la technique, plonger vous dans des bouquins sérieux qui traitent de ce genre de sujet, fermez votre télévision, abandonnez les salles obscures et laisser les films tels que celui-ci et leur spectateurs libres d'aimer où pas.

  • Anonyme

    03/02/2009 à 13h11

    Répondre

    et tu te dis cinéfil, je rigole.....

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