7.5/10

MatriX Revolutions

Mercredi 5 novembre, 17h. Une bien belle heure pour commencer une critique qui va s'avérer longue et délicate. Car elle sera la dernière à profiter de l'engouement de l'année MatriX, peut-être même de MatriX tout court, en écartant les possibilités de nouveaux jeux vidéos, produits dérivés, ou même d'un quatrième volume inattendu et relativement déplacé. Rappelons un fait important : « l'année MatriX » n'a pour le moment pas été à la hauteur des espérances. MatriX Reloaded déçoit, le jeu Enter The MatriX navre, et seuls les AnimatriX parviennent à sauver quelques pixels dans le naufrage de ce paquebot cinématographique. MatriX Revolutions, point final (à priori) de la saga, n'avait pas le droit à l'erreur. Il en était de la crédibilité des Wachowski.
Vous avez probablement déjà regardé la note chiffrée infligée au film, et vous connaissez donc, d'une manière plus que réduite, l'avis que j'ai porté sur ce troisième opus. Un choix qu'il va falloir comprendre, en utilisant les mots du film. Mais il s'avère judicieux de porter un regard un peu en arrière, sur le deuxième film plus précisément, afin de mettre clairement les choses au point. MatriX Reloaded, après sa sortie, a généré trois sortes de « critiques » bien distinctes, comme peuvent en témoigner les commentaires laissés à ce propos sur le site : Les détracteurs, les enthousiastes, et les détracteurs des détracteurs. Les deux premières catégories nous sont familières, indivisibles de chaque film, mais la troisième apporte quelque chose de neuf : l'espoir. Une confiance en leur série fétiche, au point d'utiliser les arguments les moins parlants pour défendre bec et ongle leur film. « & Revolutions ne sont qu'un seul film, on peut pas critiquer l'un sans l'autre ». Pourtant, deux affiches différentes, deux dates différentes, deux titres différents. Mais une seule histoire, il est vrai, ce qui n'empêche pas, étant donnée la division effectuée, de juger l'une et l'autre partie avec discernement. Que MatriX Revolutions eut été un chef-d'oeuvre incontestable, ou une immondice tout juste bonne à passer sur M6 en seconde partie de soirée, le résultat aurait été le même pour Reloaded : hermétique, et en partie creux. Même après Revolutions, mon avis n'évolue pas. « Vous n'aimez pas car nous n'avez pas compris le scénario. » Personne n'ignore que les personnes qui écrivent les articles n'ont pas de culture générale, ne savent rien faire d'autre, et fusillent implacablement ce qui leur est trop difficile à assimiler. A la réflexion, le scénario n'a jamais été vraiment visé, mais plutôt le message philosophique communiqué, et l'écriture un peu trop zélé des dialogues.
Tout un sacré paquet de lettres pour vous dire que ne pas faire de distinction entre Reloaded et Revolutions relève de l'étroitesse d'esprit, comme considérer Retour vers le Futur 1, 2, et 3, comme un seul et même film. Keanu Reeves le laissait entendre : Trois films, trois sujets différents (Naissance, Vie, et Mort).
Trêve de bla bla, pénétrons le vif du sujet.

Le vaisseau « Hammer », avec à son bord l'équipage rescapé du « Nebuchadnezzar », poursuit ses recherches du Vaisseau « Logos » de Niobe et Ghost. Trinity et Morpheus ne comprennent toujours pas ce qui pu arriver à Neo, tombé dans un coma après avoir arrêté de ses propres mains quatre sentinelles belliqueuses. L'Oracle semble connaître la réponse, cependant ses motivations sont encore incertaines. Mais le temps presse, les forces humaines commencent déjà à préparer les défenses qui accueilleront les légions de sentinelles, et Smith devient de plus en plus puissant à chaque nouvelle minute écoulée...

Revolutions commence exactement là où Reloaded nous avait laissé : dans le flou le plus total. Les hypothèses pleuvent sur le net, les réponses se font attendre. Le monde réel est-il lui aussi une matrice insoupçonnée, une sorte de niveau supplémentaire de contrôle ? Il ne fallait pas rêver. MatriX Revolutions est exactement ce qu'il devait être : un épisode final. La guerre contre les machines. Pas d'élucubrations pseudo-philosophiques, ce genre de phrases sentencieuses hermétiques qui firent de Reloaded la déception que l'on conçoit maintenant. Pas de batailles de kung-fu chorégraphiés, ni même de gunfights réglées à la douille près. MatriX a perdu son identité visuelle, pour se focaliser sur l'essence même de son récit. Et la vérité éclate alors : Reloaded n'était qu'un tremplin tout enguirlandé qui n'a finalement servi qu'à préparer cet affrontement homme-machine. Et les guirlandes se constituèrent en un lot de discussions insipides, de combats très esthétiques mais peu utiles, et de prouesses techniques elles aussi en légère désynchronisation avec le but inavoué.
Des combats « à la MatriX », l'on en dénombrera qu'un seul en tout et pour tout. Un affrontement sens dessus-dessous dans le « vestiaire » d'une boîte sadomaso, petite excentricité technique dans le ton n'atteignant pas les pics de plaisir esthétique que l'on pourrait en attendre. Un choix expliqué en grande partie par un abandon du cadre de la matrice pour une concentration sur les déboires du monde réel et de ses habitants. L'heure de Zion a sonné pour les machines, et ses habitants ne l'entendent pas de cette oreille. Plus d'une demi-heure de protestation armes aux poings, face à des milliers de machines, offrant du même coup la scène clé du film en terme de spectacle, et un autre exemple de bataille mythique rejoignant celles de L'Attaque des Clones et des Deux Tours. Un énorme cri de liberté hurlé à l'ancienne, poids conséquent sur la balance qui oriente de manière inéluctable le film vers les artifices académiques de la science fiction à grand budget.
Annoncé dans la bande-annonce, l'affrontement Neo versus Smith mené sous une pluie battante n'est que le juste dénouement d'un duel épique commencé sous des cieux certainement trop ambitieux dans Reloaded. Il y a fort à parier que les inspirations mangas des frères Wachowski redeviendront un sujet de discussion assez vaste des internautes et des fans, qui y verront certainement quelques avant-goûts du film « Dragon Ball ». Plus qu'un combat, le duel que se livrent les deux ennemis est avant tout le tableau imagé de la lutte que se livrent homme et machine, mais aussi l'aboutissement idéologique de la philosophée amorcée dans Reloaded, et le point culminant des inspirations religieuses qui donnent un fondement à MatriX.
Si le rejet de la Matrice est une source de déception, le souvenir onirique des images mémorables de MatriX demeure et en amène une autre : Si ce n'est la sur-exposition des effets spéciaux, rien de la réalisation des frères Wachowski ne restera dans les annales comme l'a été leur premier bébé. Coup de chance, éclair de génie ? La surabondance visuelle des scènes de guerre échappe parfois au contrôle des réalisateurs, et rend difficile la pleine absorption du flot d'informations optiques débité à l'écran. Travers parallèle, les chorégraphies de combat appellent généreusement aux ralentis sans en chercher une application un peu poussée. Sans pour autant être de mauvais réalisateurs, les Wachowski donnent pleins pouvoirs à l'effet numérique, et en oublient de révolutionner le cinéma comme ils l'avaient fait pour le premier MatriX.

Mais le principal écart entre Reloaded et Revolutions, qui fait de l'un une coquille un peu creuse, et de l'autre une solide histoire de science-fiction matrixienne, c'est indubitablement la fidélité idéologique dont font preuve les Wachowski envers leur script et leurs inspirations. Si la guerre des hommes contre les machines est une explosion visuelle un peu mal contenue, l'épopée de l'élu n'est que le digne écho des aspirations de MatriX. Le sentiment-maître est d'abord la peur, celle du spectateur, associée au coma de l'élu qui se conforte dans un arrière-goût de Reloaded, tout en donnant un avant-goût de Revolutions : Pas très utile, mais lourd de sens. Puis la problématique du choix fortement placardée auparavant trouve ses applications, son sens profond, ce que Reloaded nous expliquait difficilement en deux pages de dialogues écrits par un maître de conférence de psychologie. Limpide, telle la pile de Morpheus, jusque dans les derniers rebondissements du film, partiellement attendus, qui finissent glorieusement et magnifiquement cette vision ultra-moderne des plus forts passages de la bible.
En contre-partie, au bout du compte, le scénario complet ne peut empêcher d'être considéré comme un peu décevant. L'attente du rebondissement final, la ligne de scénario qui remet tout en cause, le sujet de kilomètres et de kilomètres de messages laissés un peu partout sur les forums de fans, tout cela restera respectivement refoulé et insatisfait. A l'image également des dernières secondes, simplistes, laissant le champ libre pour un quatre pourtant peu probable.

Reloaded était exactement ce qu'il nous fallait pour prendre du bon pied l'épisode final de la trilogie : une bonne grosse déception, laissant champ libre à toutes les possibilités. MatriX Revolutions abandonne clairement les caractéristiques visuelles de la saga et propose une dernière partition solidement ancrée dans des principes de science fiction spectaculaire, comme le témoigne l'une des scènes clés du film, la guerre livrée par les machines aux humains en plein coeur des quais de Zion. Par bonheur, le scénario renoue dans les grandes lignes avec ce qui faisait de MatriX une oeuvre complexe et inspirée, portée sur l'onirisme et la théologie, même si la globalité peut décevoir par son aspect plutôt convenu.
19h00. Une belle heure pour finir une telle critique.

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16 commentaires

  • airyn

    06/04/2006 à 21h54

    Répondre

    Matrix Revolutions est la deuxième partie d'un seul film, dont Matrix Reloaded serait la première partie. C'est la façon dont il a été conçu. Il vaut mieux donc remettre Revolutions dans le contexte de Reloaded. Reloaded était une grosse escapade dans la matrice, Revolutions propose donc d'explorer la "réalité". C'est très équilibré, finalement ! C'est amusant de constater que la "réalité", qui devrait être le centre, est moins intéressante que la Matrice. La transition entre les deux parties est idéale : le cliffhanger où Neo arrête les sentinelles dans la "réalité" est un retournement sans précédent, qui entraîne énormément d'attentes ensuite. Mais tout est dit dans Reloaded : Revolutions n'est que l'application. Reloaded vise et tire, fort, très fort, et Revolutions n'est que la trajectoire. Et des phrases comme "tout ce qui a commencé doit finir" résonnent plus que de simples truismes dans un contexte où la Matrice est "reloadée", et Neo avec elle. La conclusion de la trilogie à laquelle je suis arrivé est savoureuse, mais je me garderais bien de l'étaler, même sur un forum où traînent tant d'esprits vivaces. Il faut se faire une opinion soi-même, n'est-ce pas ?
    Donc je n'en voudrais pas à Kassad de n'avoir rien compris au scénario. Le propos est en effet ardu, et les Frères Réalisateurs ne nous facilitent pas la compréhension en disséminant, entre deux scènes d'actions parfaitement menées, des indices quant à la vraie nature de la Matrice. Ici et là sur internet on peut glaner des informations très pertinentes qui renversent totalement la perception qu'on peut avoir du film (http://www.matrix-happening.net/). Il faut être franc : moi non plus je n'avais rien compris aux enjeux profonds en le voyant au cinéma. Mais après plusieurs visionnages, ça va mieux ! Cela n'empêche pas de profiter de bonnes scènes d'action.
    A ce titre le combat final est bluffant, excellent, etc. Matrix est une digestion parfaite de différents moyens culturels : le manga, la science-fiction, les jeux vidéos, et le cinéma bien sûr.
    Les effets spéciaux laissent peu de place à l'improvisation. Tout est calculé, chorégraphié. Cela donne un aspect un peu "lisse" à la narration.

    S'il faut trancher, tranchons ! Soit le film est très profond, soit il est très creux. Personellement j'aime bien les films qui ne s'offrent pas à la première vision, ou qui demandent un certain angle de vision. Matrix Trilogy semble être de ceux-là. Comme Starship Troopers : "le spectacle pour les américains et le message politique pour les autres !"

    Pour finir, j'aimerais revenir sur les dialogues soi-disant débiles des 2 films où Neo semble totalement ahuri. Il pose plus de questions qu'il n'obtient de réponses, et ces dernières sont toujours niaises ou alambiquées.
    Il semble clair que la destinée de Néo est toute tracée. "L"important c'est le choix" conclut-il devant l'Architecte. Il faut dire que le pauvre a été balloté d'évènement en évènements sans trop comprendre le pourquoi. Tout juste sait-il qu'il doit retourner à la Source. Les questions de Neo semblent donc ralentir l'inéluctable. Quoiqu'il fasse, ce qui doit arriver arrivera, car telle est la destinée de l'Anomalie. Pas étonnant qu'il soit tombé dans les mains de l'Oracle ! Enfin bref.

    Reloaded + Revolutions dépasse largement la moyenne. Il fallait conclure, et Revolutions remplit son rôle. Il ne procure pas le même plaisir que Reloaded, c'est certain. Une fonction est-elle belle ?
    Suis-je allé voir Revolutions parceque j'y étais obligé, ayant vu Reloaded ? Parceque le matraquage publicitaire était énorme ? Parceque je suis un fan aveugle de science fiction ? Parceque j'étais le jouet de puissants studios hollywoodiens avides de pomper mon fric ? Ou parceque ma passion pour matrix allait m'entraîner à faire une superbe critique sur Krinein de Matrix Revolutions ?

  • Kassad

    08/04/2006 à 13h09

    Répondre

    Bon je ne reprendrais pas une polémique en des points bien semblable à celles qui ont entouré [url=http://cinema.krinein.com/Immortel-1451.html" title="Immortel">Immortel. Le truc est que je pense que tu y as vu plus de choses qu'il n'y en a réellement dans cette trilogie. Bref ta critique montre plus ton intelligence à toi que celle des frêres Wascho. Moi, même avec la pire daubasse, en me creusant la cervelle je peux toujours y trouver des messages cachés mais dire qu'ils étaient présents dans la bouse serait un peu poussé. Je n'ai pas l'impression devant Matrix d'être devant une création qui me dépasse comme c'est parfoi le cas.

    Si tu en veux plus sur les mutltiples interprétations des matrix je te conseille

  • Anonyme

    17/04/2006 à 19h14

    Répondre

    C'est pas pasqu'on se sent pas impliquée par une oeuvre qu'elle est creuse, je pense surtout que matrix possède plusieurs degré de lecture, j'ai un pote qui a fait un thèse la dessus et il a du s'informer pour en savoir plus, Matrix explore donc le domaine religieux et philosophie en utilisant des références bien définies dans chaque domaine.

    Le problème est que matrix tout en restant bavard se contente pourtant de pas s'attarder sur un sujet, ça peut paraitre curieux mais pourtant c'est le cas, il suffit d'ailleur de voir la conversation avec l'oracle juste avant l'arrivée de Smith.

    Rarement j'apprécie qu'on critique un oeuvre qui me parait incontournable mais Pour Matrix je l'accepte volontier, non pas que je la considère intelligente maus plutôt très ciblée à l'inverse d'un seigneur des anneaux par exemple, maintenant tu peux penser ce que tu veux mais La saga Matrix n'est pas une oeuvre creuse, mais souvent les anti matrix ont ce genre de propos, comme celui d'annoncer que la suite a été fait à cause du suuces du premier alors que c'est complètement faux, la saga a été pensé comme ça et c'est un fait établit, de même que les animatrix, qui sont la pour agrémenter l'unviers de matrix.

    Matrix, bonen saga ou pas, reste un oeuvre aboutie qui ne sera apprécié que par un type de spectateur bien particulier, pour moi c'est surtout une autre façon de faire du cinéma à grand spectacle, et il était vraiment temps que ça change !!!

  • Guillaume

    15/11/2006 à 00h51

    Répondre

    Matrix Revolutions passe en ce moment même à la télé.
    C'est toujours aussi drôle de voir qu'un cycle de films devenus cultes semble maintenant complètement has been.
    Dialogue pourris, esthétisme esthétisant. Ya des séries télé mieux foutues maintenant ^^
    Une bonne tranche de rigolade

  • Protos

    15/11/2006 à 01h30

    Répondre

    Il y a quand même un truc de bien dans Matrix The Revolution.






    Quoi ?


    Ha, quoi ? Ben... ça termine la série.

  • kou4k

    15/11/2006 à 01h44

    Répondre

    Bah, l'invasion des machines est quand même impressionnante et est une scène d'anthologie(bien qu'un peu longue...).

    mais mis à part cette attaque, le combat entre Néo et Smith(en ce moment, Néo est à terre ) est ridicule et vraiment surfait.
    le film manque d'incursions dans la matrice et de scènes comme dans reloaded ou le premier Matrix...


    Je trouve aussi que Revolution prête à rire par ses dialogues et la scène avec smith, mais le film est un bon défouloir et offre un fin convenable à une très bonne trilogie d'action.

    Car matrix, c'est pas le cercle des poètes disparus ni une reflexion psychologique sur l'humanité et la machine, c'est avant tout un film d'action avec un scénario.

    Par son succès, on lui a atribué trop de messages cachés et de reflexion.
    Le film est vu comme un film psychologique, moi, je retiens Matrix pour ses scènes d'action et son background...

    Le 2 est mon préféré, ca peut prêter à rire, mais les scènes d'action/combat/poursuites sont bien enchainées et vraiment bien tournées.
    Ca me suffit, pour un peu qu'il y ait une histoire.


    Après, si on veut comparer avec la liste de schindler ou Bienvenue à Gattaca, moi je vise plutot Terminator...

  • Wax

    15/11/2006 à 11h56

    Répondre

    kou4k a dit :

    Car matrix, c'est pas le cercle des poètes disparus ni une reflexion psychologique sur l'humanité et la machine, c'est avant tout un film d'action avec un scénario.


    Ah! Enfin quelqu'un de lucide et raisonable!
    Cela dit moi j'ai pas du tout aimé Revolutions alors que le premier puis Reloaded m'avaient bien emballé. Ca manque clairement de substance et effectivement, la longueur des grosses scènes d'action est très mal dosée (défaut déjà visible dans Reloaded mais dans une moindre mesure)
    En fait je pense qu'une unique suite au premier aurait été nettement meilleure, plutôt que de vouloir absolument faire une trilogie.

  • airyn

    15/11/2006 à 14h12

    Répondre

    Matrix c'est avant tout une machine à faire du fric. Je vois mal un producteur s'engager dans un projet parceque c'est de l'art. Il veut gagner de l'argent, et si possible beaucoup. Donc Matrix c'est juste le catalyseur d'une énÔrme masse de capitaux qui passe d'une foule ahurie vers les poches de quelques décideurs malins. Ensuite il y a l'"art", parceque c'est le service que ces gens nous vendent.

    De plus tous les films proposent de l'action et un scénario. C'est le BA.BA du cinéma : une bonne histoire à raconter. Matrix n'échappe pas à la règle, immuable depuis les tragédiens grecs : des personnages, des retournements de situation, des lieux, etc.

    S'il faut être lucide, il faut l'être jusqu'au bout.

  • Wax

    15/11/2006 à 14h45

    Répondre

    Que c'est simpliste comme raisonnement: les producteurs sont des méchants capitalistes et les artistes de gentils rêveurs sans intentions vénales? Allons...

    Par ailleurs j'entendais par "action" les grosses scènes d'explosion ou de castagne comme on en trouve dans le blockbuster standard. Et a moins évidemment de n'aller voir que des blockbusters, on se rend facilement compte qu'on a pas ce genre de scène dans tous les films, loin s'en faut!

  • airyn

    15/11/2006 à 14h59

    Répondre

    C'est aussi simpliste que le raisonnement de kou4k.
    Enfin bref.
    Voilà !

    (pour plus de détails, voyez mon commentaire plus haut).
    A bientôt !
    Airyn.

  • kou4k

    15/11/2006 à 19h03

    Répondre

    hé ho! moi j'tai rien fait!

    Mon raisonnement est simpliste, mais il résume les matrix, toi, tu généralise à outrance, faut un minimum de mesure...

    Spielberg continue à nous faire plaisir et pourtant il est pété de thunes... il pourrait nous balancer un blockbuster de temps en temps, et encaisser son cheque, mais il se casse le cul sur ses films, parce qu'il aime ca et qu'il veut nous faire ressentir la même chose...

    Ensuite, ya 80% des films qui passent sur la 6 qui sont des pompes à fric sans interret, alors là, oui, c'est indéniable, ces gens veulent juste renflouer leur budget avec un truc minable mais digeste pour le plus grand nombre...

    Mais c'est bien résumé : ciné = pepettes

  • nazonfly

    16/11/2006 à 19h11

    Répondre

    Guillaume a dit :
    Matrix Revolutions passe en ce moment même à la télé.
    C'est toujours aussi drôle de voir qu'un cycle de films devenus cultes semble maintenant complètement has been.
    Dialogue pourris, esthétisme esthétisant. Ya des séries télé mieux foutues maintenant ^^
    Une bonne tranche de rigolade


    Une seule petite remarque (oui oui c'est toujours la même)... Je suppose que ce film qui passait était en version française.
    Ca joue vachement pour les dialogues pourris.

  • Guillaume

    16/11/2006 à 19h20

    Répondre

    Ah oui c'était en français

  • Lestat

    16/11/2006 à 19h46

    Répondre

    Vf ou pas, j'ai rien compris.
    Mais par rapport à Reload, ça bourrine un peu et c'est moins virtuo-propre, alors ça passe quand même.

  • Anonyme

    16/11/2006 à 23h45

    Répondre

    Perso, un film autant assumé dans ses libertés artistique ne peut pas être mauvais (sans dire qu'il doit plaire à tout le monde).

    La vrai qualité de MATRIX à mon avis est qu'après autant de temps on en parle encore, je trouve pas que le film a vieillit, je trouve même qu'après tout les films qui ont tenté de pomper dessus, jamais la saga en est autant sortie grandit.

    J'ai pas envie de débattre car je sais que ça mènera à rien (le nombre de débat sur la saga auquel j'ai participé on mené à ce résultat et il y en a eu) alors je dirai juste que le combat final est un bel hommage au manga et qu'un peu comme pour kill bill, les freres whakos ont tenu leur propos jusqu'au bout à l'inverse de certain qui revoient leur montage en fonction des entrés (même jackson l'a fait avant son Director cut).

    Pour moi les trois films forment une seul oeuvre qu'on peut détester ou aduler mais qui n'a laissé indifférent personne.

    Je suis tombé dessus en zappant et personnellement, je suis encore resté ébahit, mais bien sur je ne force personne d'adherer à mon propos.

    Par contre pour l'histoire du film qui fait de l'argent etc etc, c'est même pas simpliste comme argument, c'est comme dire que les chanteurs pourraient chanter gratis.... celui qui en connaît un qui distribue ses albums dans la rue me le fasse cônnaitre que je le félicite, mais je pense que ce type d'artiste et très rare.

  • shwarztein

    26/11/2006 à 16h11

    Répondre

    Bon ça doit faire un bout de temps que j'ai vu les films, en tant que films d'actions ils étaient plaisant mais je pense que l'histoire ou plutôt les références auquel il fait appel font vite se perdre et nous font croire à une fin "de remplissage" tellement on se perd au niveau du sens des répliques du films (en anglais c'est déjà obtu et dur à comprendre alors en fraçais après la traduction ).

    C'est une trilogie qui n'est pas facile à appréhender mais qui quand elle est expliquée rien qu'en partie , comme sur le très bon site qu'aeryn a conseillé :

    [url=http://www.matrix-happening.net/">http://www.matrix-happening.net/

    ça devient très interessant . Au final, un film doté d'effets spéciaux (donc qui vieillit) mais dont les problématiques soulevées sont TRES intéressantes ("il n'y a pas de cuillère" *rire de dément*) .

    Un film a voir donc mais surtout à revoir en passant par le site :

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