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Massacre à la tronçonneuse - 2003

Road Tripes

Avouons-le d'emblée, je n'ai pas vu Massacre à la tronçonneuse (1974) et le voir n'est toujours pas dans mes projets. Que voulez-vous, les Slasher-Movies, ce n'est pas vraiment mon truc, et je ne suis pas de toutes façons disposé à écrire une critique complètement analytique sur les qualités du remake vis-à-vis de son original ou du genre en général, l'inverse serait on ne peut plus déplacé. Alors prenons le film tel qu'il vient. C'est à dire, comme un film d'horreur certifié arrachages de jambe et poursuites bruyantes, gore à souhait donc, qui pousse le vice jusqu'à s'intégralement référer aux clichés rocambolesques de la classification "horreur", j'énumère pour exemple : le dénouement éventé, la superbe fille au premier rôle, les téléportations et autres dissimulations ninja du vilain, sans oublier la (très très) légère réflexion sociologique/psychologique/autres (précisez) qui ne fait qu'accroître la lourdeur d'un produit déjà à la base pas gâté. Diantre, aurais-je déjà levé le voile sur mon avis ? C'est pas impossible, on va y revenir...

En 1973, les forces de police du comté du Texas découvrait dans une ferme isolée les cadavres de 33 personnes soigneusement découpées et rangées en petits pots à confiture. Quelques temps auparavant, un groupe de jeunes "sex and drugs" fait route vers le Mexique pour assister à un concert, à bord du van de Kemper (Eric Balfour). Ils manquent d'écraser sur une route désertique une femme en état de choc, qu'ils décident de prendre en stop pour la conduire à l'hôpital le plus proche. Après quelques kilomètres, celle-ci sort un revolver pour se le coller droit dans la bouche et produire une aération supplémentaire à la fois dans le véhicule et sa caboche. Erin (Jessica Biel) parvient à convaincre le groupe de téléphoner à la police, et c'est ainsi un cadavre à bord qu'ils stoppent aux abords d'une station-service désertique...

Ca commence avec des images d'archives déconcertantes, ça finit avec les mêmes images d'archives déconcertantes, mais une heure et demi plus tard. Entre les deux, du fun et du blood. Accueillons alors le premier véritable serial killer de l'histoire du cinéma, monstre n°1 aux box-office Cauchemars des esprits impressionnables de l'époque et d'aujourd'hui, j'ai introduit Mr LeatherFace et sa tronçonneuse apocalyptique. Je vous laisse imaginer (ou vous rappeler, si l'original y faisait référence) la justification de l'existence d'un tel décérébré mental qui serait presque sur le point de nous faire croire que Massacre à la Tronçonneuse relève un peu de la réflexion sociale. Nous ne sommes néanmoins pas là pour réfléchir, mais pour voir couler un peu d'hémoglobines, sursauter sur son siège, et si possible voir Jessica Biel un peu sex (sinon, quel intérêt de l'avoir choisi, hein?). Contrat presque rempli, deux sur trois. Leatherface joue de la tronçonneuse, emportant avec lui le moindre petit membre qui lui tombera sous les dents, s'adonne parfois à la vivisection sans anesthésie, pendant que miss Biel, elle, joue du jean taille basse et du buste trempé dès qu'elle en a un peu l'occasion. C'est à dire, entre deux cris d'horreur. Eventé, le scénario et les péripéties le restent jusqu'au dénouement, parfois à tomber par terre dans l'absurde (le monstre qui "représente" un peu partout) ou dans la consternation (aucune surprise). Ce qui sauve Massacre à la tronçonneuse d'un naufrage pratiquement entier, c'est bel et bien le soin apporté au remake dans sa forme globale, même si elle se constitue parfois comme un peu en déphasage avec le sujet. Les plans en forêt et les intérieurs de jour se baignent dans une lumière volumétrique et un ton jaunâtre qui accordent une certaine puissance visuelle à l'image, formant du même coup un contraste presque palpable avec les scènes de nuit nettement plus conventionnelles, mais beaucoup moins "sèches".

Le prétendu remake d'une sommité de l'horreur vautré dans une mise en forme somme toute très conventionnelle, affichant sans honte les clichés les plus usés du genre et ses incohérences associées. Pour les fans du premier, je ne saurai que trop leur conseiller de jeter un oeil à la critique de Lestat (ici) probablement plus apte à vous expliquer en quoi la copie diffère de l'original ; les autres, vous êtes prévenus, Massacre à la tronçonneuse balance entre un petit tas de scènes légèrement écoeurantes et un gros tas de banalités comme tout le monde en a vu sans. Pour Jessica, à la rigueur...

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1 commentaires

  • kou4k

    16/01/2010 à 20h59

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    Ouais, meuh y'a Jessica Biel en mode wet shirt... Un chef d'oeuvre rien que pour ça.

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