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Mariage à la grecque

C'est au grand complet que la famille Portokalos s'inquiète un peu plus de jour en jour pour son adorable Toula, qui, malgré ses trois dizaines d'années d'existence, se trouve dans l'incapacité d'arborer auprès d'eux la moindre petite bague de fiançailles. Etouffée par ce milieu familial qui, sans cesse, la prive de tout espoir en la matière et noyée par ses propres inquiétudes, légitimes, de célibataire endurcie, elle opte pour un changement radical de son mode de vie, adopte le port de lentilles de contact, quitte le restaurant familial, mène à son terme le cours de ses études et se retrouve soudainement employée d'une agence de voyages.

C'est là qu'elle y fait la connaissance d'un charmant jeune homme, l'incarnation humaine de ses rêves les plus insensés. Une simple petite ascendance grecque l'aurait auréolé. Toula, qui n'a jamais été aussi heureuse, redoute l'instant où elle devra dévoiler à sa famille l'identité de celui qui s'avèrera être son futur époux.

Canadienne d'origine hellénique, l'actrice et scénariste Nia Vardalos écrivit une pièce de théâtre, dont le succès l'amena à se produire aux Etats-Unis. Le couple Tom Hanks / Rita Wilson assista à l'une de ses nombreuses représentations et lui proposa aussitôt d'en faire une adaptation cinématographique. Résultat : Cinq millions de dollars de budget pour deux cents millions de dollars de recettes, soit le résultat d'une étonnante multiplication qui explique pourquoi ce film est à ce jour le film le plus rentable de tous les temps.

Au-delà de cette lutte fratricide auxquels se sont livrés les journaux français à la sortie en salles de ce film-événement, risquons-nous à une énième réflexion journalistique, qui ne présentera pas plus d'intérêt que l'ensemble des commentaires qui ont été formulés à l'égard de ce Mariage à la Grecque. D'ailleurs, ce film mérite-t-il son lot d'éclaircissements subsidiaires, dont je m'avère être ici en charge ? Ai-je éprouvé une quelconque amertume à l'issue de ce film ? M'inspire-t-il la moindre violence verbale ? En aucun cas et pour une raison extrêmement simple. Malgré un scénario extraordinairement schématique et une multitude de burlesqueries de seconde zone, j'admets très sincèrement que les nombreux clichés éculés de cette comédie romantique plus que lapidaire m'ont considérablement amusé. A lui seul, le film n'explique pas l'origine de son succès outrancier outre-Atlantique. Sans en tenir compte, avouons qu'il ne se contente que de l'application d'un théorème partiellement érodé. Seulement, il ne commet absolument aucune faute de raisonnement. Et contrairement à certains publicistes que je juge malveillants à l'égard d'un succès qu'ils auront jugé injustifiable, il ne faut surtout pas y voir la moindre agressivité raciale, même sous-jacente.

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