4/10

manoir hanté et les 999 fantômes (Le)

999 spectateurs

Un film inspiré de la maison hantée de Disneyland ! Et pourquoi pas du Grand Splash pendant qu'on y est (ah, c'est du Parc Astérix ?). Vous me direz, l'idée avait bien fonctionné quelques moins auparavant avec les fameux Pirates des Caraïbes, pour notre plus grand bonheur ; mais il s'agirait maintenant de ne pas creuser trop profond sous peine de réveiller on ne sait quelle créature belliqueuse et immonde avec une épée et un fouet enflammé. Eddie Murphy ? On est pas loin de l'horreur, en effet...

Pour Jim Evers (Eddie Murphy), le boulot avant tout. Aussi, après un énième retard et une énième dispute avec son associée et accessoirement épouse, Sarah (Marsha Thomason), il promet à elle et aux enfants un superbe week-end plein d'aventures au lac. Peu avant leur départ, Sarah est invitée par un imposant propriétaire à visiter sa demeure en vue d'une mise en vente, une belle occasion que ne peut laisser passer Jim. Et c'est ainsi que tout la famille, normalement en route pour le lac, fait escale dans un somptueux manoir, qu'ils ne savent pas frappé d'une terrible malédiction...

Retrouver ce bon vieux Eddie Murphy après l'illustre Ecole Paternelle est pour moi un plaisir que l'on ne pourrait pas cacher. Et le voir donner son corps tout entier à un projet aussi moyen que ce Manoir Hanté est encore davantage une source de plaisir pour moi. Le scénario s'inspire peut-être de l'attraction Disney homonyme, mais il va encore plus loin dans la ressemblance. Car Haunted Mansion est un peu comme un parc d'attraction : Eddie se promène ici et là, découvre un nouvel endroit rempli de trucs marrants. Comme une crypte infestée de zombies, une chambre divinatoire un peu trop « aérienne », un couloir aux décorations instables, etc. L'occasion de sortir quelques blagues à faire rire les trois quatre têtes blondes éparpillées dans la salle, et de les émerveiller si possible de la beauté numérique que s'offre ce joli tas de 999 revenants. Vous vous doutez bien sûr que le titre n'a absolument rien à voir avec une quelconque ligne dans le script en ce qui concerne ces 999 suaires, j'ai compté et je le certifie. Sans doute que d'un point de vue marketing, l'ajout d'un nombre était commerçant. Ce qui ne suffira probablement pas une fois le bouche à oreille en fonctionnement, et qu'il aura bien répandu l'info selon laquelle le film produit autant de frissons que de rires. On notera également des débuts de réflexion maigre comme un demi-clou, indéscotchable du genre « tout public », comme le rôle fondamental du père dans la famille et le rejet de ses peurs (lorsque les situations l'exigent, comme une porte gardée par 1.000 araignées alors que le papa combat vaillamment une tripotée de zombis).

La petite idée qui se transforme en film d'1h20, qui rameute en acteur en forte perte de vitesse, et qui n'arrache ni sourire ni frayeur alors que c'en est sa raison d'être première. On se consolera par... non, finalement, on oublie et on passe à autre chose.

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