4.5/10

Même pas mal ! - Dodgeball

Même pas drôle

Derrière l'absurdité, une histoire vraie. Enfin, j'exagère. Juste pour vous dire que le Dodgeball existe, et que certaines personnes parlent de nouveau phénomène culturel. Aux Etats-Unis, bien sûr. Néanmoins, bonne occasion pour Ben Stiller de refaire le pitre entre deux autres comédies peut-être un peu trop sages. Pour les Etats-Unis, bien sûr.

Peter Lafleur (Vince Vaughn) est au pied du mur. S'il ne réunit pas la somme de 50.000 $, exigée par l'avocate Catherine Veach (Christine Taylor) pour lever l'hypothèque de son club de gym, celui-ci se retrouvera entre les mains de White Goodman (Ben Stiller), l'excentrique patron du fructueux Globo Gym. Une situation sans issue, jusqu'à ce que la solution se présente d'elle-même : un grand tournoi de Dodgeball à Las Vegas, avec à la clé une récompense assez juteuse pour sauver l'Average's Joe de Peter. Mis au parfum, White entre dans la compétition avec sa musculeuse équipe des Cobras Pourpres...

Alors, le Dodgeball, c'est quoi ? Grosso modo, une légère déviation de la « Balle au prisonnier », petit jeu sportif qui a fait vibrer nos joyeuses années de colo et de centre aéré, et une des plus consternantes idées de film qui n'aient jamais été imaginées avec Baseketball. J'écris « idée », je pense « réservoir à blagues », vous imaginez bien que le scénario ne fera pas partie des titulaires aux oscars de cette année. « Sans histoire, la fête est plus folle ! ». C'est un fait, que les scénaristes exploitent au maximum. Ravi, Ben Stiller endosse sans sourciller le costume ultra-moulant de White Goodman, le prof de gym le plus ringard de tous les temps, du même coup personnage central du film pour peu que vous ne soyez pas allergique au jeu excessif de l'acteur et aux phrases/attitudes dénuées de bon sens. A la réception, le nonchalant Vince Vaughn et sa répartie cinglante, flanqués d'une finie équipe de cerveaux émiettés comme rarement on en voit. Mention spéciale à Justin Long, le maigre jeunot, cible mouvante de tout un tas de balles (presque) perdues et de blagues humiliantes. Sous la crétinerie ambiante qui nous travaille au corps pour arracher un sourire, rôde néanmoins un vilain petit ennemi masqué : la MORALE. Une critique épicée de la course au fitness et une élégie à l'acceptation de soi. Un « truc » déjà vu mille fois qui ne semble pas toutefois être la plante à arroser.

Quelques très bons passages (les équipes adverses sont souvent hilarantes) ne suffisent pas à racheter complètement un film assez mal rythmé dont la stupidité provoquerait des maux de tête à Adam Sandler. Et ce, malgré un Ben Stiller en roue libre qui ne recule devant aucune excentricité pour donner du volume au film, à l'image de son « gonfleur d'entrejambes ».

P.S. : A noter, un certain nombre de Guest Stars dont il vaut mieux taire le nom, histoire de ne pas gâcher la surprise.

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4 commentaires

  • Vincent.L

    24/09/2004 à 00h00

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    C'est toujours un bonheur de retrouver l'ami Ben Stiller sur nos écrans de cinéma.
    On l'aime bien le bonhomme avec son magnifique Zoolander, ses interprêtations hilarantes dans Mon Beau-Père et Moi, Mystery Men, Duplex, Starsky&Hutch, Disjoncté, Polly et Moi...
    Mais, parfois, un acteur ne suffit pas à sauver un film... Car même si Stiller est impeccable dans son rôle dans Dodgeball, le reste ne suit pas trop. En effet, passé les 15 premières minutes délirantes et très drôle et 50 balles minimum dans la tête d'un de nos héros, le film s'enferme dans son maigre scénario. Pour tous ceux qui ont vu le BASEketball de Trey Parker et Matt Stone, il y a une grosse impression de déjà vu. En effet, on prend un sport amusant, des gags pendant les compétitions, un groupe improbable de compétiteurs, une histoire d'amour tordue et des gags parfois un peu douteux et on obtient Dodgeball.
    Bref, Dodgeball est divertissant mais ne mérite pas du tout le succès phénoménal qu'il a eu aux USA. En effet, l'histoire est beaucoup trop classique et les gags beaucoup trop peu nombreux.

  • Kei

    25/04/2008 à 23h58

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    Je confirme, la rubrique ciné de krinein n'a aucun gout. Après avoir défendu la cause de Dead Or Alive, me voilà à la rescousse de Dodgeball.


    Y'a du gros, y'a du lourd, des blagues au ras des paquerettes, un scénario minable qui tombe dans tous les clichés du genre, une ribambelle de star là pour faire de la figuration classe (Daviiiiiiiiiiiiid !), des dialogies moisis et un pirate.


    Merde quoi, un pirate.


    Comment vous avez pu ne pas aimer  ce film ?


    J'ai ri de bon coeur, et j'en suis fier.


    Pour un film qui soit vraiment pas génial tout en reprenant les mêmes ficelles, se diriger vers Balls Of Fury, qui lui est pour le coup vraiment pas drôle. Parce qu'il se prend au sérieux. Alors que dodgeball n'est manifestement rien de plus qu'une énorme blague potache.

  • Melkisedec

    26/04/2008 à 13h28

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    Certes, ce film n'est pas une chef d'oeuvre, et l'humour est parfois(voir même souvent) au ras de paquerette (même si c'est souvent plus con que "vulgaire"). J'ai cependant du mal à saisir ici le véritable motif d'une note aussi sévère....


    Comme le dit kei, ça ne se prend pas au sérieux (cf le gros "deus ex machina" écrit sur le coffre des gains à la fin du film). Le scénario ridicul est totalement assumé. Je comprend tout à fait qu'on ne puisse pas aimer, par contre, j'ai du mal à comprendre comment on pourrait rejeter la faute sur une "morale", qui, pour moi, est quasi-inexistante(la dernière scène n'est là finalement que pour boucler le film, et ressemble davantage à de l'auto-dérision...)


    Je terminerai sur ces quelques mots: "Si tu sais éviter une clef, tu sais éviter un ballon" et "enfoiré de Chuck Norris!" 


    Sur ce, bonne journée 

  • el viking

    15/09/2008 à 17h03

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    Pour moi, la simple présence de Chuck Norris dans ce film (sans qu'il tatanne personne au passage! un exploit!) hisse ce dernier au rang de chef-d'oeuvre! et quand en plus on a ce cher "David" (dont le nom est tu pour éviter de spoiler...) en prime, de quoi se plaint-on?


    Pour ma part, ce film fut la source de nombre de fou rire, et même par sa faute une bête terrible fut libérée sur ce monde (délire rôlistique trop long à expliquer, sauf pour qui veut l'entendre...), rien que pour ça, il tient une place chèrement gagné dans mon hit parade cinéfile... arf.  

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