5/10

Majestic (The)

Jim Carey nous avait habitué à autre chose. Il n'y a qu'à citer les noms de The Mask, de Dumb And Dumber, de Ace Ventura, de Fous d'Irène, pour lui coller direct l'étiquette de comique à grimace. Étiquette dont il s'est vite débarrassé avec l'excellent Truman Show, démontrant que le clown digne héritier de Jerry Lewis avait plus d'une corde à son arc. Et c'est cette corde qu'il met une nouvelle fois à contribution dans The Majestic.
Scénariste sur la pente ascendante, la vie de Peter Appleton (Jim Carey) s'écroule lorsqu'il est suspecté d'appartenir à une organisation communiste par les plus hautes autorités. Une nuit de désespoir, bourré comme un sagouin, il perd le contrôle de son véhicule, pour se réveiller le lendemain matin sur une plage aux abords d'une petite ville, complètement amnésique. Plus pour longtemps, puisque que la totalité de la ville le reconnaît en tant que Luke Trimble, p'tit jeune parti à la seconde guerre mondiale et disparu au champ d'honneur...
The Majestic est le nom d'un cinéma, la propriété du père de Luke Trimble pour être plus précis. Un établissement délabré, qui n'est pas vraiment au centre du film, mais qui a son importance puisqu'il noue les vies de Luke et de Peter. Car on a bien affaire à deux vies à problèmes : d'un côté le scénariste déchiré et soupçonné de fricoter avec les communistes (avec un semblant de réflexion sur l'Amérique capitaliste), et de l'autre la quête d'un amnésique pour se réintégrer. Deux fils conducteurs s'entremêlant, si on réfléchit bien. Pas la meilleure chose, puisque que le film en est prolongé pour atteindre les 2h30. Une grosse durée assez dense, qui je pense aurait pu être écourtée en supprimant la dernière partie du film, qui rassemble les plus mauvais moments (une plaidoirie indigeste s'opposant au système juridique américain, et le happy end aussi crédible que Christophe Lambert en Hulk). En regardant bien, le scénario de base, quoique peu original, n'est pas inintéressant, et certains moments sont réellement passionnants (la bonne composition de Jim Carey aidant bien, et aussi le joli minois de Laurie Holden), avec quelques instants plutôt amusants. Mais on a cru bon de vouloir trop en faire pour se donner de la profondeur.
The Majestic joue sur trop de plans à la fois pour espérer se conditionner en un récit passionnant. Au-delà d'une bonne histoire d'amnésique, quoique relativement conventionnelle, le film présente une réflexion sur l'Amérique anticommuniste pas indispensable, avec un final typiquement " héros américain " + happy end assez peu crédible.

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