7/10

Mafia blues

Analysing Analyze This

Ben Sobel, psychologue de son état, se retrouve par hasard chargé de s'occuper de Paul Vitti. LE Paul Vitti, auquel les journaux télévisés consacrent souvent plusieurs minutes. Parce qu'il est ni plus ni moins le grand patron de la Mafia new-yorkaise.

Seulement voilà, s'il a besoin de consulter un médecin, c'est parce qu'il se rend compte depuis peu qu'il est incapable d'appuyer sur la détente de son revolver, ni même de coller une simple baffe : il est sujet à des crises de panique et d'anxiété.

Tout va vite se bousculer dans la vie du jeune médecin, lui qui s'apprêtait à se marier dans les prochains jours avec la femme de sa vie.

Robert de Niro, Billy Crystal, Lisa Kudrow : les trois noms qu'arborait fièrement l'affiche du film Mafia Blues (Analyze This en version originale). Un film également signé Harold Ramis, réalisateur des grandissimes Ghostbusters et Un jour sans fin. Indéniablement, l'envie est grande. Allez, je connais quelqu'un qui l'a, ce film. Qu'est-ce que je fais ? J'ai plein de trucs à faire... Non c'est vrai, j'ai plein de trucs à faire... (quelques secondes plus tard) "Allô CBL ? C'est moi. Bon, je passe chez toi. J'en ai pour pas longtemps." (quelques minutes plus tard) Je l'ai dans les mains... Et puis faut que j'appelle l'autre, là, qui me doit toujours des thunes. Je mets la K7 dans le lecteur. Qu'est-ce qu'on fait ce soir, au fait ? A-y-est, ça commence ! Et merde, mon coca...

(104 minutes plus tard...)

On entre de plein pied dans le monde de la Mafia, ce qui donne d'entrée au film une tournure assez tragique. Mais rapidement, une situation complètement loufoque s'installe. Les personnages nous sont présentés tour à tour. Le gentil psychologue, qui n'a jamais voulu de mal à personne et qui semble devoir rester dans l'ombre de son célèbre père toute sa vie. Le fils du psychologue, celui qui n'a pas la langue dans sa poche. La fiancée du psychologue, jeune et jolie, jeune et déjà célèbre puisque journaliste pour la télévision.

Dans un univers complètement différent, nous avons Paul Vitti, le gangster qui tombe malade à quelques jours d'un important séminaire. Nous avons son bras droit et son entourage. Et puis ses ennemis. Et puis tout ce beau monde a pris l'habitude de se fâcher et de se tirer dessus pour un rien. Tout ceci dans la plus grande gaieté.

Tout ceci sur fond de mariage et de guerre des gangs, en somme.

C'est une comédie. Résultat : on rigole. Le tandem Billy Crystal/Robert de Niro fonctionne à merveille dès les premières répliques. Les deux acteurs s'amusent comme des enfants dans des rôles plus caricaturaux que vraiment réels. Le personnage qu'incarne Robert de Niro aussi menaçant que déjanté est hilarant à souhait. Billy Crystal lui rend la pareille. A noter toutefois que tous deux ne font aucune ombre aux croustillants seconds rôles. Et puis il y a "Phoebe" Kudrow, qui même un peu perdue au milieu de tout ce bazar, apporte encore un peu de sa tendresse.
L'histoire est plaisante, les acteurs s'amusent et l'on s'amuse autant qu'eux. En somme, on n'en demande pas davantage d'une comédie. Malgré un dernier quart d'heure un peu trop pesant et un Billy Crystal quelque peu dans le rouge, le film vaut son pesant de cacahuètes. Il n'y a pratiquement pas de temps mort, et c'est tant mieux.

Morceau choisi : Ben, le sympathique psychologue réquisitionné par Paul, cède à ses caprices : il sera son psychologue. Dépité, il finit :
- Ben : "On vous a déjà dit non ?"
- Paul : "On me dit souvent non, mais quand on me le dit, c'est plutôt: "Non! Pitié, non... pas ça... beuheuheu (pleurs mimés)."

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