6/10

Machete kills. Et il le fait bien.

Machete revient pour sauver les États-Unis d'un Mexicain fou dangereux. Mais attention il est seul pour cette mission. Gare à vos fesses !

Mendez, un Mexicain fou, membre d'un cartel, vise Washington avec un missile tandis que les relations entre le Mexique et les États-Unis sont au plus bas. Il ne reste donc plus qu'une solution pour le Président des USA : faire appel à Chuck Norris, ah non pardon je me trompe de film, faire appel à Machete !

Sexe, sang et soleil

Voilà en trois lignes le pitch de Machete kills, nouvelle livraison de Robert Rodriguez après Machete et avant Machete kills again. Il faut dire que le fan n'a pas besoin de plus pour aller voir les yeux fermés le nouveau film du réalisateur de Desperado ou Sin City. Son Machete avait tout de la jouissance jubilatoire cinématographique : du sexe et du sang, le tout sous le soleil mexicain. C'est donc tout naturellement que Danny Trejo reprend ses lames pour une suite qui l'envoie se farder un mec frappadingue tandis que la moitié du Mexique se lance à sa poursuite dont un tueur sans visage, une bande de prostituées armées jusqu'aux dents et un gigantesque homme de main. Mais ce n'est bien sûr que le début et la suite des aventures de Machete est encore plus rocambolesque laissant promettre un Machete kills again largement plus tourné vers la série Z que la série B revendiquée par Machete premier du nom.

La légende continue

Comme dans Machete, Machete est une légende, un héros indestructible que n'arrêtent ni les flingues, ni les poings, une machine à tuer qui peut vous faire découvrir les 36 façons de dézinguer quelqu'un avec des pales d'hélicoptère. Ce deuxième volet ne lui laisse cependant que peu le temps de se taper toutes les gonzesses du coin. Pour un peu Machete apparaîtrait presque vulnérable. Faut dire, Danny Trejo a parfois du mal à cacher ses 66 ans mais c'était vrai dans le précédent numéro et finalement ça fait partie de ce fameux personnage au visage buriné.


DR. Machete et Mendez, M&M'z

 

Fantastique Demian Bichir

Comme Machete, Machete kills est bourré d'hommages (comment ne pas voir dans le personnage de Zaror un retour du Requin de James Bond ?), de situations incroyables, de retournements de situation ubuesques : c'est une véritable série B avec tout ce l'on peut imaginer pour un résultat en forme de bonne blague. Machete kills est aussi un défilé de tronches connues et reconnues : Danny Trejo bien sûr en tête d'affiche, Tom Savini dans une toute autre position que dans Machete, l'étonnant Charlie Sheen, euh pardonnez-moi, Carlos Estevez (son vrai nom), Mel Gibson qu'on s'étonne encore de trouver ici ou encore Lady Gaga qui fait une apparition plus que remarquée. Mention spéciale à Demián Bichir qui campe un Mendez mémorable et qui est sans doute LE personnage le plus réussi du film : on en redemande encore.

Petite tenue et bandeau sur l'œil

Machete kills est aussi un défilé de jolies filles en plus ou moins petites tenues : Jessica Alba qui ne fait qu'une apparition malheureusement, Sofia Vergara à moitié chtarbée, Alexa Vega en mode décolleté ultra-pigeonnant, Amber Heard froide et redoutable Miss San Antonio et l'inimitable Michelle Rodriguez avec son bandeau sur l'œil mais sans joue balafrée. On regrettera d'ailleurs que son rôle soit réduit à la portion congrue. Avec Mendez, ce sont deux rôles qu'on aurait aimé voir être plus développés et plus présents.


DR. Ce soutien-gorge mini-mitraillette n'est qu'un avant-(mauvais)goût...

 

En attendant le troisième volet

Malgré quelques scènes marquantes, ce deuxième volet est loin de fonctionner tout le temps surtout dans la deuxième moitié du film qui annonce Machete kills again : le film se pare d'un vernis science-fiction avec clonage, voyage dans l'espace, pistolets laser qui explosent tout et tutti quanti. En s'enfermant dans un univers aseptisé, futuriste, Machete perd de son grain, de son côté rustre et animal. Le pauvre Danny Trejo semble d'ailleurs presque perdu, pas vraiment raccord dans ce nouveau décor. Mais c'est sans doute un mal nécessaire pour aboutir à la troisième partie de la trilogie, Machete kills again... in space. In space. Car notre héros mexicain va s'envoler dans l'espace pour finir son job dans un prochain numéro qui s'annonce délirant : l'un des meilleurs moments de Machete kills tout court étant la vision de Machete... en costume de spationaute !

Et si vous vous demandez combien de Machete ont été nécessaires pour écrire cette critique, la réponse est de 21 !


DR. Machete don't tweet, Machete don't twerk Machete don't do selfies

 

A propos de l'auteur

Intéressé par beaucoup trop de sujets, nazonfly est en charge de la partie Musique Krinein depuis quelques années. Ce qui ne l'empêche pas de visiter les territoires des livres, du cinéma, des médias et même de sciences et tech.

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