8/10

Lord of War

Andrew Niccol ne sort pas souvent de nouveaux films et il ne faut assurément pas passer à côté. Scénariste de Truman Show, réalisateur et auteur de Bienvenue à Gattaca et Simone, revoilà un des surdoués du 7ème art dans Lord of war, un brûlot contre le trafic d'armes dont il a encore une fois assuré lui-même le travail d'écriture et de réalisation, et il assure toujours autant niveau scénario et mise en scène.

Ce film est avant tout construit comme un docu-fiction, une oeuvre documentaire sur les négociants d'armes basée sur un personnage qui aurait plus ou moins existé. Il s'agit de Yuri Orlov, un américain originaire d'Ukraine. Toutefois, même si cet homme a été créé à partir de la réalité, il est en fait inspiré de cinq trafiquants bien différents. Basé sur des faits véridiques que le réalisateur a su collecter au fil du temps, Lord of war veut se montrer réaliste et réussit à l'être, se faisant par la même occasion encore plus percutant.

Après Big brother et l'avancée technologique, Andrew Niccol s'attaque donc au monde du trafic d'armes et le fait avec grandeur. Racontée du point de vue du négociant (magnifique Nicolas Cage), l'histoire est froide et cynique, tranchant avec les habituelles gentillesses hollywoodiennes. Le héros est immoral, le sait mais ne peut s'empêcher de continuer son métier et il arriverait presque à nous convaincre de le laisser continuer. Le film est criant de vérité, à la fois cruel et édifiant, à se demander comment de telles pratiques peuvent exister et surtout être admises. A ce niveau, les Etats-Unis et les pays africains s'en prennent véritablement plein la tête.

En plus de disposer d'un scénario impeccable, parfaitement construit et disposant d'une vraie fin, Lord of War sait aussi se montrer irréprochable sur la mise en scène. Le réalisateur se permet de mêler effets de style et réalisme pour un rendu qui nous accroche à chaque instant. La scène d'ouverture vaudrait d'ailleurs le détour à elle seule et le reste ne démérite absolument pas. Encore une fois, on s'y croirait.

Quelques reproches peuvent toutefois être formulées mais ils ne sont que mineurs face aux points réussis. Les personnages secondaires se trouvent un peu trop en retrait avec une femme transparente (Bridget Moynahan) qui devrait plus souvent réfléchir sur la situation de son mari et un frère junky (Jared Leto) que l'on laisse souvent tomber en cours de route. Les dernières minutes manquent légèrement de rythme, ce que l'on pardonnera compte tenu des scènes précédentes. En fait, on aimerait connaître le travail de Yuri d'une façon plus concrète. On a du mal à croire qu'un seul homme puisse exécuter tout cela. D'un autre côté, on n'allait pas nous montrer comment organiser point par point un commerce d'arme, le but n'étant pas de former de nouveaux trafiquants.

Superbe démonstration technique et narrative du milieu du trafic d'armes, Lord of war est à la fois original, intelligent et brillant. Comme quoi écrire un pamphlet innovant est toujours efficace et d'actualité. Porté par un Nicolas Cage en très grande forme, le film permet de prendre conscience que pas mal de choses ne tournent pas rond sur cette terre et c'est déjà beaucoup.

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13 commentaires

  • Bzhnono

    05/01/2006 à 12h39

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    Tout à fait d'accord avec la critique (quoique j'aurai peut être réhausser un peu la note finale).
    Ce film est d'un cynisme hallucinant tout au long des deux heures qui le compose. Tellement cynique que l'on hésite parfois entre rire (jaune, voire noire) et s'abstenir de rire tellement les propos tenus par Nicolas Cage sont choquant mais pourtant très naturelle quand ils sortent de sa bouche.

    On a droits à une belle brochette d'acteurs campant des personnages très différents les uns des autres, malheureusement, seul Youri Orlov peut se targuer d'être vraiment développé. Tellement développé que l'on s'attache à lui et qu'on en oublie les autres personnages. Dommage car Jared Leto offre une très bonne composition mais il est enfermé dans un rôle un peu typé et on ne garde de lui, à la sortie de la scéance, qu'une image de frère junkie absent pendant une très grosse partie du film.
    De même Ethan Hawk campe un flic d'Interpol convaincant, mais tellement absent qu'on en arriverai presque à se questionner sur son (in)utilité?
    Comme l'a dit weird, la femme de Youri est vraiment reléguée au second (voire l'arrière) plan.

    Mais ce ne sont là que de petits repproches en comparaison aux deux heures de pures bonheurs que nous offre Andrew Nicol, nous confirmant ainsi qu'il est l'un des scénariste-réalisateur les plus doués de sa génération et qu'il n'a pas peur de prendre des risques (jamais vu un tel cynisme dans un film ...ça me ferait penser à du Fight Club).

  • Brieux

    05/01/2006 à 22h23

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    Niccol a surtout opté pour un compromis évident en se focalisant sur Cage plutôt que sur le développement des personnages secondaires.
    Un choix a été fait, et si le film est aussi percutant et rythmé, c'est aussi grâce à cela.
    Je ne trouve pas judicieux de remettre en cause cet aspect, car le compromis m'apparaît extrêmement bien trouvé.

    La critique ne tient pas non plus compte qu'aucun des majors et des financiers d'Hollywood n'ont eu les couilles de poser des dollars sur ce film, qui a été ainsi réalisé grâce au sacrifice financier des acteurs. Ce n'est donc pas étonnant qu'il se détache de toute mièvrerie hollywoodienne.
    Il est aussi hasardeux de stigmatiser les "pays africains" dans leur globalité, mais plutôt ceux qui entretiennent une guerilla en leur sein, et tous ne sont pas dans ce cas.
    Lord of War n'est donc pas manichéen, que ce soit dans un sens, ou dans un autre.

  • Vincent.L

    15/01/2006 à 21h56

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    Et que dire de la musique d'Antonio Pinto si ce n'est qu'elle est sublime.

  • Aen

    16/01/2006 à 15h44

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    Sans remettre en cause la critique proposée, que je trouve assez juste et objective, j'ai tiré de Lord of War une émotion assez éloignée du brûlot contre le trafic d'armes.

    Le rythme est plutôt bien trouvé (malgré la petite longueur finale) et l'ensemble laisse un souvenir plutôt divertissant et amusant. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : ce film est clairement opposé à ce commerce monstrueux mais il fonctionne sur une mise en scène intelligente capable de faire sourire tout en gagnant le spectateur à sa cause (ce qui, avouons le, n'est pas très compliqué). Rien à redire du côté des acteurs, impeccables (quoi qu'Ethan Hawke soit un peu en-dessous et un peu trop absent à mon goût.)

    Seul point faible : ne pas être assez incisif, tranchant, par rapport au sujet traité. Il y a des scènes assez fortes, particulièrement en Afrique, mais je pense qu'il y aurait eu de quoi frapper un peu plus fort le public américain (qui semble clairement ciblé, bien avant un public international). Un peu trop sucré-salé à mon goût, donc.

    7,5/10

  • WSMaxx

    23/01/2006 à 19h46

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    Etant plutot adepte de ce genre de films typiques (Scarface, Blow, Casino, Snatch, Las Vegas Parano...) qui décrivent la montée, la gloire et le déclin de personnalités diverses et souvent peu recommandable, je n'ai pas été décu par "Lord of War", loin s'en faut!

    La première claque est visuelle, le film est très soigné et très esthétique, les images sont très belle et l'introduction annonce la couleur, nous allons avoir droit à une violence stylisée, donc cachée mais omniprésente!

    Nicolas Cage sert agréablement le film, au point tel qu'on se demande quel acteur aurait pu tenir le role, car il est à la fois gauche et arrogant, la seule fois ou il fait preuve d'assurance, ce n'est pas pour nous en mettre plein la vue avec des cascades, mais plutot pour nous assomer d'une tyrade qui résume à elle seule le traffic d'armes mondiale, avec un cynisme glacial.

    Il est vrai que des personnages secondaires ne sont pas tellement développé, mais je pense que ca sert le film, quelle est en réalité la vrai famille de Yuri?
    Quelle sont ses vrais ennemis?

    Personnelement, je rajouterais un point de plus et je le classe déjà dans mes films cultes, étant fan du genre!

  • Brieux

    26/01/2006 à 00h35

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    WSMaxx a dit :
    Etant plutot adepte de ce genre de films typiques (Scarface, Blow, Casino, Snatch, Las Vegas Parano...) qui décrivent la montée, la gloire et le déclin de personnalités diverses et souvent peu recommandable


    Très (très) léger HS, je repars ensuite, mais euh, la description ne colle pas vraiment avec Snatch ni avec LVP qui ne racontent pas du tout ce type d'ascension puis de chute.

  • Protos

    30/01/2006 à 00h56

    Répondre

    J'ai bien aimé. Je ne m'attendais à rien, aussi ce fut une bonne surprise. Politiquement, ce film est une grosse claque, puisqu'il dénonce les magouille des trafiquant d'armes, pratiquement encouragées par leurs gouvernements (c-a-d, ceux d'occident).
    Mais surtout, ce film est riche en lui-même : il y a une histoire personnelle complexe, mélangeant les intrigues policières, on se croirait presque dans "il était une fois en Amérique", ou un film de Coppola.
    Peut-être que certaines images sont un peu fortes, bien que ça reste non-dit, cachées ; ça reste soft et tout public. Sur le fond, j'ai quand même un doute, car on dirait presque que c'est une louange du traffic d'arme.

  • schiste

    30/01/2006 à 01h16

    Répondre

    "Vu" ce week end... alors quoi en dire ... Cage est un grand acteur... mais ça on le savait déjà

    tout d'abord un générique super bien réalisé, et qui met dans le bain du film... on se retrouve lancé dans la film par la méthode moineau (Tu sais pas voler... on te pousse du haut d'un arbre, tu as dix secondes pour apprendre)... je vais essayer de pas trop dévoiler le film mais je pense que ca va etre dur ^_^

    Donc une intro choc... puis paf scene normale... Deux ratés à l'écran... enfin un raté (imaginez qu'il arrive a rater un Borsch (vinaigre viandes choux tu laisses cuire et basta (en tres gros en vrai c'est un poil plus raffiné(mais pas trop))) et son grand frere. Ils glandent, ne servent à rien jusqu'au jour ou paf (non pas le chien) il decouvre sa vocation... vendre des armes. Et il se lance via un contact et devient un trafiquant d'arme international.

    La partie sur son apparition en tant que traficant d'armes est breves.. peut etre trop, le film s'étend plus sur les moments ou il deal avec les gros.

    Bon on va remettre en situation d'abord le film "intra filmos" on couvre une partie de l'histoire qui va de mi 70 à nos jours... là dedans on retrouve pelle mele la guerre froide, la chute de l'urss, les conflits en afriques, quelques guerres menées par les états unis, et leur départ, un petit conflit a beyrouth... enfin bref, on fait en tres gros le tour des conflits de ses trentes dernières années. Et il y a matiere a filmer...

    le film "extra filmos". On est en 2006 il y a trois ans les etats-unis ont déclaré la guerre à l'Irak parcequ'il détiendrait des armes biologiques et de destructions massives. Quel rapport? Dans les années 90 ces armes furent, en majorités, vendues par trois pays France Allemagne et UK...

    Alors pourquoi ces deux remises en situations? Simplement pour expliquer qu'en fait, selon moi, on a 2h50 d'introduction pour finalement un message de 2minutes... Pour moi le film ne dis ce qu'il veut dire que dans les deux dernières minutes. Durant 2h50 il nous montre un traficant qui fait ca non pas parcequ'il est inhumain ou amoral... non, juste parceque c'est dans ça qu'il est bon. On nous montre un Youri avec une femme, un enfant. Un Youri qui aime qui vit. Le genre de personnes que vous pourriez croiser dans la rue sans vous dire "lui il vend des armes"... On voit plus un homme d'affaire qu'atre chose, ben oui, il fait tout dans la légalité... ou presque. C'est un Buisness Man... ok son buisness ce sont des AK47, des RPG et autres joyeusetés meurtrieres... mais il en reste un buisness man. On essaie de nous humaniser ce personnage, mais d'un autre coté on voit des scénes chocs (la premiere avec la balle... ) qui nous rappelle qu'il est un buisness man et que son buisness c'est la plus étranges et la plus anciennes tradition humaine... la guerre.
    Durant 160 minutes Youri vit. Il gagne, il perd, il ment, il aime... il vit. Puis arrive le moment du dénouement...
    Youri est finis, l'ATF l'attrape il est fichus. On s'attend a voir Youri aller en taule, et voir défiler un message sur le nombre d'armes vendus sous le manteau... et PAF (non toujours pas de chien) il annonce calmement qu'il va etre libéré et explique pourquoi... Ce n'est pas un film sur la vie d'un marchand d'armes... c'est un film qui dénonce les plus gros trafiquants d'armes connus en montrant la vie "humaine" d'un "freelance"... j'ai vraiment beaucoup aimé a part certains acteurs mais pour des raisons personnelles il en demeure que l'on a là un scénario de qualité, une réa de qualité et des acteurs qui assurent (Ian Holmes multipass)

    A voir sans hésitations

  • kou4k

    26/10/2006 à 03h13

    Répondre

    Oune chtite resurrection de topic, à chaud.


    [b]Un dieu
    Nombreux sont ceux qui ont voulu faire passer un message antipatriotique, ou un message tout court, et nombreux sont ceux qui se sont plantés.
    Certains autres, encore, ont réussi, au détriment d'une qualité artistique, ou échoué, au bénéfice de celle-ci.
    D'autres, bien plus rares sont entrés dans le panthéon, grâce, bien souvent, à une unique ou première oeuvre.

    Andrew Niccol s'est spécialisé dans le domaine de la dénonciation suggérée.
    On pense, bien sûr, au génial [i]The Truman Show, ou encore le génétiquissime Bienvenue à Gattaca, S1mone, Le Terminal... en fait c'est tout...
    En fait, c'est plus qu'excellent comme CV...
    Avec Lord Of War, un nouveau chef d'oeuvre à son actif, Niccol s'envole et rejoint les dieux.(nan j'exagère pas! )



    + une arme
    Un casting irréprochable était nécessaire pour que la poudre prenne.
    Nicolas Cage, bah... rien que ça c'était suffisant.
    Mais autant finir bien car sinon, un moindre caillou et tout s'enraye :
    Eamonn Walker, époustouflant en président autoproclamé, Ethan Hawke, Ze flic(et aussi un acteur fétiche du monsieur), Bridget Moynahan, fade? c'est le but de son personnage(pis avec un blaze comme ca, d'tout'manières...).
    On finit avec deux acteurs à qui on taille un rôle sur mesure, comme on leur taille à chaque fois : Jared Leto et Ian Holm.
    Bon, si on rate la cible avec ça, c'est qu'on n'est pas doué.

    Mais un léger manque d'entrainement et on rate de peu.
    Antonio Pinto nous enhivre alors dans une bande son entrainante, mais discrète, juste comme il faut, pour être le plus proche possible de l'objectif.
    Un dernier ajout, l'étincelle.
    Elle n'est pas représentée ici par une scène d'ouverture destabillisante, ça, c'est le percuteur.
    L'étincelle, c'est ce visage, ce visage qui laisse place au son des vagues, précédé par le nom de "celui qui a fait".
    Certes, Lord of War n'a pas été fait en 7 jours, tout comme le monde, c'est pour cela que tous deux sont imparfaits.
    Mais Le film se rapproche bien plus de la perfection dans son domaine que notre monde lui-même.



    = un monde
    Après cette intro , on sait à quoi on touche.
    On commence par découvrir Youri. Celui qui imite Tony Montana? Que neni!
    Si ce n'est son ascension fulgurante dans un millieu pas trop recommandable , on en reste là.

    TAATssAION SPOIWLAIERSs!

    Youri est la métaphore absolue d'un état, son humanisation.
    S'il fallait donner un visage à un gouvernement ce serait le sien.
    Youri ne tue pas.
    Il ne tire pas. Quand Youri tue, il lui faut de l'aide.
    Youri ne fais rien dans l'illégalité, respectant et contournant scrupuleusement chaque loi érigée.
    Youri n'a pas de nationalité, Youri est Juif, non, Youri est Scandinave, non, Youri est américain. Ce sont là ses deux vrais passeports.
    Au centre de la guerre froide, il incarne les deux camps.
    Youri est l'état, il est un seul et tous les gouvernements.
    Vitaly, lui, représente le peuple.
    Pas le peuple qui regarde les infos, pas le peuple qui élève un enfant, pas le peuple qui fait semblant d'ignorer.
    Vitaly est celui qui agit, qui ne peut détourner le regard, qui sombre dans la folie et commet des attentats, essaye de retrouver son humanité, de freiner son frère.
    L'autre peuple, nous même, est représenté par Ava, celle qui fait de l'art pour se trouver un loisir, qui fait de la pub, regarde la télé et, entre deux de ses spots, voit... et sait...

    Youri est intouchable, Vitaly est mortel, il s'efface devant le cours des choses, sacrifiant tout dans un vain espoir et, au dernier moment, il réalise : rien ne peut être changé.
    Youri est un "Dieu" de la Guerre, intouchable et insensible.
    Il ne neut se le permettre, de regarder.
    Ava fuit, et préserve son enfant, comme Youri tente de le faire à sa manière, détournant l'enfant de ses jeux de violence, lui montrant les étoiles.
    Ah, j'allais oublier Jack Valenine, "les forces de l'ordre", pour ne pas tourner autour du pot au feu. "pan!" -aah nan pas "feu!", "feu".[/b]
    Jack sait ce qui se passe et pense avoir le pouvoir d'arrêter Youri.
    Mais, comme Vitaly avec d'autres méthodes, il se retrouve finalement à la même conclusion que le petit frère anarchiste et s'incline à son tour.
    Le film aboutit finalement à la pire des révélations, la conclusion que personne n'ignore mais que tous souhaitent ignorer :
    Youri Orlov est indispensable à ce monde.
    Cette même conclusion est expliquée tout le long du film par un Nicolas Cage plus ironique que jamais, limite satisfait, mais surtout détruit.
    Après tout, il est en enfer.


    Autant de métaphores entremêlées, à peine dissimulées derrières d'autres plus explicites, telles "l'effet miroir" ou le conflit intérieur.

    Autant de sentiments mélangés devant le passage d'un appartement luxueux, à la savane africaine et ses massacres injustifiés, en passant par une URSS démembrée.
    Ces Lieux sont tout autant des opportunités uniques que des gouffres dans lesquels s'enfonce sans sourciller Nicolas Cage(en même temps, si il laissait tout passer, yaurait pas grand chose à dire dans le film...)


    Comme dit plus haut, LoW[/i](la flemme) est un chef d'oeuvre.
    Nul besoin d'argumenter plus, il suffit de le voir pour se rendre compte de sa réèlle profondeur, une fois n'est pas coutume, et de sa coque sublime, presque parfaite, servie par un Casting parfait et une mise en ambiance d'une rare intensité.
    Un cours accéléré, un cours de tout.

    9/10, les défauts cités précédemments m'ont, à moi, semblés volontaires de la part du réalisateur.
    Les autres défauts, car ils existent, ils ne me viennent pas pour l'instant à l'esprit.
    9 parce que pas 10.
    "God of War"

    Là, chus plus vraiment à chaud, je vais au dodo.( )

  • raidenjeff

    27/10/2006 à 02h15

    Répondre

    Une des nombreuses répliques inoubliables:

    "la première fois qu'on vend une arme, c'est un peu comme une première relation sexuelle, on ne sait absolument pas ce qu'on fait mais c'est excitant. Et d'une manière ou d'une autre ça se termine toujours trop vite"

  • nazonfly

    23/07/2007 à 18h28

    Répondre

    J'aime beaucoup la vision de kou4k sur Lord of War. C'est une belle explication qui donne encore plus de sens à un film qui n'en manque pourtant pas.


    Techniquement (musique, photo, acteur avec un petit "-" à Cage que de toute façon je n'aime pas), ce film est une réussite. Mais surtout ça fait du bien de voir un film comme celui-ci, finalement sans concession avec une floppée d'acteurs ultra-courrus. Evidemment on feint de redécouvrir l'ignominie du trafic d'armes et la part prépondérante des Etats dans celui-ci. Pendant deux heures, peut-être deux jours, le spectateur aura eu les yeux ouverts. Même s'il retombera vite dans son aveuglement habituel, ces deux heures, ces deux jours sont primordiaux.

  • Choubide

    10/01/2008 à 00h04

    Répondre

    Film magistral, sans concession. Je rejoins l'avis de Kou4k.

  • Anonyme

    23/05/2008 à 22h06

    Répondre

    Très bon film

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