5/10

long dimanche de fiançailles (Un)

Un loooooooong dimanche de fiançailles

Jean-Pierre Jeunet vient-il d'inventer un nouveau concept ? On le dirait. Bien que les suites soient à la mode et que l'on en trouve à toutes les sauces, leur image est encore loin de faire l'unanimité. C'est là qu'intervient le génie de Jeunet, réussissant à créer par l'intermédiaire d'Un long dimanche de fiançailles le système de la suite cachée. Son principe ? Reprendre tout ce qui a déjà été fait dans un premier film à succès pour le recoller quasiment tel quel dans le suivant. Vous l'aurez compris, Un long dimanche de fiançailles est une copie flagrante du Fabuleux destin d'Amélie Poulain. Alors rien que pour vous, on décrypte le système de la suite cachée en avant-première.

D'abord, l'histoire doit garder le même sens, les mêmes principes tout en étant différente. C'est sur ce dernier point que se joue toute l'évolution par rapport au film de base afin de faire oublier toutes les similitudes. Dans ce cas, l'histoire d'amour a été gardée comme thème principal avec la jeune femme recherchant son bien-aimé. Cette fois, l'héroïne ne découvre pas l'amour mais veut le retrouver ce qui revient sensiblement au même. La distinction provient alors de l'immersion dans la première guerre mondiale et dans la France des années 20.

Pour jouer des situations identiques, prenons les mêmes acteurs, telle est la règle numéro 2. Les interprètes restent les mêmes, seuls leurs noms ou leurs professions changent mais sans évolution psychologique. Soit, Mathieu Kassovitz n'est pas présent dans le film en raison de son âge un peu trop élevé pour le rôle du jeune premier mais il aurait parfaitement convenu quelques années plus tôt. Audrey Tautou est de nouveau le personnage principal jouant avec le même talent et la même gouaille que dans Amélie Poulain. Les seconds rôles restent identiques entre Dominique Pinon, Rufus ou Ticky Holgado mais en rajoutant Jodie Foster, Albert Dupontel, Clovis Cornillac ou encore Marion Cotillard. Bref, le casting est phénoménal mais leur fonction ne change pas du film précédent en amenant les situations décalées ou un aspect rigolo et touchant.

Il manque encore la règle numéro 3 de la suite cachée : conserver le même style de réalisation. L'aspect technique et narratif ne doit changer en rien. C'est sur ce point qu'Un long dimanche de fiançailles est semblable à Amélie Poulain. Les mêmes effets de style sont utilisés. Cela peut être l'utilisation de filtre, jaune pour l'héroïne et bleu pour la guerre, le fait de présenter tout le monde à la troisième personne ou d'utiliser les mêmes effets comiques, tout de même adaptés à l'époque. C'est simple, les cinq premières minutes sont les mêmes et le reste ne varie pas beaucoup.

Voilà les trois règles de la suite cachée, un concept que l'on pourrait bien retrouver de plus en plus souvent. Cela ne paraît guère réjouissant vue l'impression de revoir le même film mais qui s'avèrerait sympathique bien utilisé. Le principal problème vient de la perte de magie et de fraîcheur. Il n'y a plus rien de réellement novateur dans ce système et il faut trouver un moyen de garder le sens du rythme et de l'émotion. Jean-Pierre Jeunet se rate complètement dans cette première partie, faute à un récit beaucoup trop long et qui tourne en rond. L'intrigue ne prend pas et revient toujours au même point au bout de deux heures, l'ennui se faisant alors plus que ressentir. Seules les scènes au front permettent de changer d'atmosphère. L'émotion réussit à être conservée mais sans le charme que formait le couple du film précédent. Le personnage d'Audrey Tautou n'est pas foncièrement sympathique et son fiancé joue comme une patate (et encore, une patate peu douée). Il reste tout de même le sens de l'esthétique et de la mise en situation. Les décors et costumes sont réellement majestueux et la reconstitution de la grande guerre ou du Paris des années folles vaudrait presque le détour. Par contre, la Bretagne a l'air bien développée pour l'époque. Un agriculteur breton avec le téléphone, une voiture et une maison impeccable ne devait pas courir les rues à l'époque. On lui reprochera bien ce côté trop propre mais c'est chipoter devant un sens de la caméra qu'il est un des seuls à posséder en France.

Apparemment, Jean-Pierre Jeunet n'a pas dépassé le cap du fabuleux destin d'Amélie Poulain puisqu'il refait exactement pareil avec Un long dimanche de fiançailles. La magie s'est envolée, les longueurs prennent le dessus mais l'esthétique et le sens de la réalisation sont toujours là. Les fans vont être contents, les autres auront l'impression de revoir une copie du temps de la Grande Guerre. On aura au moins découvert le concept de la suite cachée.

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17 commentaires

  • nazonfly

    29/10/2004 à 15h01

    Répondre

    weirdkorn a entièrement raison sur toute la ligne concernant les similitudes entre Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain et Un Long Dimanche de Fiançailles.

    Est-ce pour autant qu'il faut complètement démonter ce film?? Je pense pour ma part que non. Sinon Les Choristes n'est qu'un énième recussé du mauvais élève qui s'en sort grâce au sport (Only The Strong), au chant etc (Dangerous Minds). Rayez les mentions inutiles.
    Certes cette fois-ci c'est le même réalisateur qui s'y colle. Et cela aurait pu être gênant si Jeunet était moins talentueux.
    Effaçons de notre mémoire Amélie Poulain. On est donc au milieu de la guerre avec cette jeune fille qui tente de retrouver son amour.
    On sent déjà l'odeur des années 20 et l'horreur de la guerre, la bonté générale du film (il semblerait que ce soit le nouveau crédo des films français). L'image et les acteurs nous emmènent directement dans une autre époque et on est charmé sans pour autant s'ennuyer.

    Bref ce film est vraiment très beau et donne l'envie de croire au Bien, même s'il pêche par son manque d'originalité.

  • chashmout

    29/10/2004 à 16h12

    Répondre

    Weirdkorn écrit: "Par contre, la Bretagne a lair bien développée pour lépoque. Un agriculteur breton avec le téléphone, une voiture et une maison impeccable ne devait pas courir les rues à lépoque."

    Un peu terre à terre comme remarque pour un film comme ça...

    Mais, il ne faut pas oublier que l'heroine a touché un heritage qui lui permet certaines "aisances", Weirdkorn oublie les multiples voyages ou le detective.
    Bref c'est pas le genre de choses auquel il faut porter attention à mon avis.

    Pour le reste j'ai beaucoup aimé les acteurs (un feu d'artifices de têtes connues, et appreciées pour ma part), je retiendrais plus particulierement Audrey Tautou of course, mais aussi Marion Cotillard et Tchéky Karyo (mais ils sont tous très bons, sauf peut-être il est vrai Gaspard Ulliel, mais cela n'est que pure jalousie )

    J'aime bien aussi le coté "carte postale" un peu exageré parfois (on m'avait pas dit que le Cap'tain Igloo jouait le père d'Audrey Tautou)

    Après il faut avouer qu'il y a quelques longueurs mais rien de bien méchant ...

  • chtiboubou

    29/10/2004 à 17h01

    Répondre

    Bonjour,

    Je ne partage pas le même avis que la critique faite sur ce site. Prenons les arguments dans lordre :
    En ce qui concerne la suite cachée que ce film constituerait par rapport à « Amélie Poulain »

    1) tout dabord tout, ou presque, dans le domaine de lart en général (ciné, chansons par exemple) serait en permanence du registre du déjà vu puisque le thème de lhistoire de lamour et de lamour recherché est sans cesse pris repris et re repris ! Il faut sy faire et ladmettre cest un des centres « dintérêt » de la vie de tout terrien. Mais ce que lon peut concéder malgré tout à ce cher Jeunet quil traite ce thème en nous épargnant tant quil peut (et pour moi il y parvient sinon le film de la charmante Amélie naurait pas connu tant de succès auprès du public) tout niaiserie et tout déjà-vu.

    2) Le thème de la guerre nest aucunement pour moi le « plus » qui ne fait QUE différencier « Un long dimanche de fiançailles » du « Fabuleux destin dAmélie Poulain » mais bien au contraire : toute lintrigue sarticule autour de la guerre et létat desprit du film en est tout aussi bien marqué que par lhistoire damour. Dailleurs, une grande partie du film est consacrée à reconstruire lhistoire des CINQ condamnés.

    3) Je concède que notre cher Jeunet à peut être abusé en reprenant tant dacteurs communs entre les deux castings (na til pas tendu le bâton aux critiques, pour se faire battre ?! qui sait) mais en ce qui concerne le fait que trop de similitudes dans le style existent entre les deux productions je pense que cela parait évident : lorsque lon lit deux BALZAC ou deux V. HUGO, nest t-il pas évident que nous retrouvons la « griffe » de lauteur ?! Bien sûr que si, et vous ne me contredirez pas si je vous dis que la majorité des spectateurs qui vont dans les salles sont attirés par le fait de retrouver la « griffe » de Jeunet quils ont appréciée dans « Amélie ». Sinon, son style étant tellement particulier, je ne pense pas que ceux qui nont pas aimé « Amélie » vont se précipiter dans les salles de peur dêtre encore déçus. Ok, certains réalisateurs savent changer totalement de registre dun film a lautre mais là, la promotion du film était claire : cest du Jeunet et quon se le dise ! Et entre nous le réalisateur se risquait plus a garder « une équipe qui gagne » que de changer de style parce que le public est devenu plus exigeant après le chef duvre quil nous a servi en la personne d »Amélie » et pour moi le pari est réussi je nai pas du tout été déçu de retrouver la griffe du réalisateur.

    4) En ce qui concerne lacteur interprétant Manech, Gaspard Ulliel, il me semble que son jeu nest aucunement faux, mais je conçois ne pas être un professionnel du cinéma et encore moins de la critique cinématographique. Mais pour moi le précédent fiancé d'Audrey Tautou au cinéma naurait peu être pas mieux fait, ni un autre dailleurs. En effet, toute la fraîcheur du film vient, pour moi, de cet acteur, si frais, si innocent, javoue limite simple parfois, mais tellement vrai et convaincant dans sont total décalage avec lunivers de larmée et de la guerre. Le jeu de lacteur très jeune et parachuté comme ça, sans avoir été préparé à rien même pas à la vie, fait pour moi dans ce film comme un îlot de tendresse et dinnocence. Mathilde parraît même beaucoup plus mature que lui (rappelons que Audrey est âgée de 28 ans et son partenaire de 19), elle qui pourtant est épargnée de la réalité des combats.

    5) Quant à la lenteur du film dont vous parlez, il me semble que le thème dramatique de la guerre ne mérite pas le même traitement que le ton plus léger et humoristique de « Amélie Poulain » et on peut même dire quil NECESSITE un rythme plus lent et afin de laisser parler lesthétique des images de guerre. Pardon mais on ne traite pas de la guerre comme on pourrait parler dun mystère de photomaton !

    6) Pour moi les scènes de guerre ne constituent pas quun intermède à lenquête de Mathilde mais au contraire, les deux sarticulent avec naturel et poignent tant et si bien quen sortant on est incapable de savoir lequel à eu le plus de « place » dans le film.

    Pour ce qui est de la netteté de la maison de campagne en cette époque je suis sur ce point là du même avis, tout est trop « tout beau tout neuf ». Mais rien ne peut être parfait je pense et cest bien lun des seuls reproches que je pourrais faire à cette production qui ma laissée aussi rêveuse et paisible que « Amélie Poulain ». Comme dit lautre spectateur ; allez voir ce film si vous croyez en les hommes, si vous croyez à un certain idéal du bien et tout simplement si vous voulez vous perdre dans une douce et originale histoire de vie. Esthétisme et sincérité sont au rendez-vous pour peu que vous vous laissiez convaincre par les acteurs et la magie de la réalisation.

    Bon film !

  • elfea

    01/11/2004 à 20h41

    Répondre

    Oui j'avoue j'ai pleuré tout le long de ce film moi qui d'habitude suis un coeur de pierre mais là...
    Je n'ai pas lu le livre et c'est peut-être mieux me direz-vous.
    Audrey Tautou et Jean-Pierre Jeunet= on prend les mêmes et on va faire un gros carton au box office. Et c'est tant mieux.
    J'ai aperçu Jodie Foster (que vient-elle faire ici???), Jean-Claude Dreyfus (Marie ne va pas être contente), André Dussolier, Ticky Holgado...et bien d'autres...
    Pour ma part, le film commence fort: de la boucherie... et une histoire de film..
    Un petit bémol pour la fin... je suis restée sur ma faim comme pour Amélie Poulain.. (Ouah je fais des rimes comme Monsieur Jourdain)

  • Migou

    27/12/2004 à 14h34

    Répondre

    J'ai enfin fini par le voir et j'avoue que je me ralie à la vision de "chtiboubou" (belle argumentation )

  • Aliak

    28/12/2004 à 01h50

    Répondre

    Les avis sont bien partégés.

    J'ai bien aimé. Juste à part une petite longueur, rien de m'a déplu. Et vu le nombres d'éléments qui m'on séduit, la petite longueur n'est qu'une maigre ombre au tableau.

    Je suis un peu surpris de la critique, c'est normal de lui retrouver un peu d'Amélie mais de là à balancer tout ça sur le film...
    En tout cas, weirdkorn lui a quand même mis 5/10 malgré toutes ces remarques. Donc bah finalement, ça m'a rappelé que malgré tout tu as quand même passé un bon moment (ce dont j'ai douté et espéré pour toi ^^).

  • nazonfly

    02/06/2005 à 11h21

    Répondre

    Apparemment (je suis pas sûr d'avoir bien compris) il y a un certain cinéma français qui n'est pas très aimé en France, enfin pas par le public...

    Quand il s'agit de s'enthousiasmer sur un film de Bacri-Jaoui ou sur Les Choristes, il y a du monde. Mais dès que le cinéma français essaie de faire quelque chose de mieux (au niveau visuel), tout de suite c'est dénigré...

    Berk berk et reberk!

  • Kain2097

    02/06/2005 à 11h36

    Répondre

    Clair, j'ais toujours dis qu'en France on a une mentalité de con... dsl...

  • Veterini

    02/06/2005 à 11h39

    Répondre

    nazgul666 a dit :
    Mais dès que le cinéma français essaie de faire quelque chose de mieux (au niveau visuel), tout de suite c'est dénigré...


    Comme amélie Poulain ?
    J'ai l'impression que tu te laisse emporter par le coté obscur Naz, le publique français adore les films de Jenet. Et ils rapportent beaucoup d'argent. Alors quand a savoir sous quels conditions sont atribuées les aides, et si Warner Bross a commis des fraudes je dois dire que j'en ai aucune idée, et qu'apès tout je m'en moque un peu. Mais je doute fort qu'a un tribunal administratif condamne un film parcequ'il aime pas son visuel.

  • Kain2097

    02/06/2005 à 11h50

    Répondre

    Veterini Amélie Poulain n'as pas la même grandeur niveau moyen que Un long dimanche. De même que je suis assez étoner de voir que le public Français boude des films comme Nid de guêpe qui pourtant est l'un des meilleurs films d'action en France. A ça pour allez se taper Taxi 3 ou le Transporteur y à du monde.

  • Veterini

    02/06/2005 à 14h14

    Répondre

    Nazgul parlait au niveau visuel et non au niveau des moyens mis en oeuvre.
    Et comme tu critique si intésement le gout du public français, je me permettrais quand même que c'est un publique qui aiment beaucoup les Films de Lynch que tu as l'air d'aimé. (Deplus Muholand avait en grande parti été financé par canal+ avant sa fusion). Mais aussi les films de Woody Allen, des frères cohen.
    C'est aussi Canne qui a fait la renommé de pas mal de bon réalisteur, je pense pas qu'on est trop a se plaindre quand même.

    Pour Nid de guêpe, je dois dire que je suis très loin de partagé ton enthousiame Kain (mais c'est pas vraiment le sujet).

  • Anonyme

    08/06/2005 à 06h37

    Répondre

    Veterini a dit :
    Nazgul parlait au niveau visuel et non au niveau des moyens mis en oeuvre.
    Et comme tu critique si intésement le gout du public français, je me permettrais quand même que c'est un publique qui aiment beaucoup les Films de Lynch que tu as l'air d'aimé. (Deplus Muholand avait en grande parti été financé par canal+ avant sa fusion). Mais aussi les films de Woody Allen, des frères cohen.
    C'est aussi Canne qui a fait la renommé de pas mal de bon réalisteur, je pense pas qu'on est trop a se plaindre quand même.

    Pour Nid de guêpe, je dois dire que je suis très loin de partager ton enthousiame Kain (mais c'est pas vraiment le sujet).


    Je sais pas trop si on habite dans la même france, cannes est plus un festival international que français. des gens qui aimes lynch ???? t'en connais autant que ça? présente moi les, moi j'en connais aucun !!! (si un ou deux pardon).

    J'irai pas défendre Nid de guèpes (que j'ai adoré ), mais je pense que Jain voulais montrer que le cinéma populaire parasite le succés de vraies films de genre, Qu'on aime ou pas Nid de guèpes, il est surement plus intéréssant que taxi 3 et le transporteur , ou alors faut pas se leurrer t'as des gouts un peu bizarres

  • nazonfly

    08/06/2005 à 10h03

    Répondre

    KRISSS a dit :
    Je sais pas trop si on habite dans la même france, cannes est plus un festival international que français. des gens qui aimes lynch ???? t'en connais autant que ça? présente moi les, moi j'en connais aucun !!! (si un ou deux pardon).


    Ben mon entourage n'est ptet pas très représentatif, mais je connais une bonne dizaine de personnes qui aiment Lynch... en grande majorité des fans de cinéma.

    Sans dénigrer les spectateurs, les gens qui vont voir un film comme Nid de Guèpes ne sont pas forcément des fans de cinéma (c'est-à-dire qui y vont plus de deux-trois fois par mois). Enfin je dis sûrement des bétises là

  • Veterini

    08/06/2005 à 10h19

    Répondre

    Tu sais j'ai pas fait d'étude de marché, mais quand je demande a quelqu'un si il aime Lynch, habituellement il répond que oui et par exemple Mulholland était resté de longues semaines a l'affiche. M'enfin c'est pas une question que j'pose souvent, d'habitude j'demande s'il aime les films de gladiateurs.

    Pour Nid de guêpe, c'est juste que j'aurais pas dû allé le voir. Les films où les gens ne font rien qu'a se tirer dessus ça me gonflent vite, même si c'est en huis-clos avec de jolie costume.

  • Edgar Z.

    09/06/2005 à 17h10

    Répondre

    Ouai.
    Pour revenir au sujet du topic, je vais essayer de traduire un peu.

    Le CNC (Centre National de la Cinematographie) accorde differents types de soutiens financiers aux films, selons certains critères, dans le but de favoriser la production cinematographique francaise et européenne. Or il s'avère que la production de "un long dimanche de fiançailles" à bénéficiée du soutiens du CNC alors que la boite de production de Jeunet (2003 production) a eut recours à des capitaux Hollywoodiens, puisque financée par Warner Bros. Là est le hic.

    Apprenant ça le Syndicat des producteurs indépendants (SPI) et l'Association des producteurs indépendants (API) ont demandé l'annulaton de l'agrémment accordé au film par le CNC. Et donc la Cour administrative de Paris a donné raison à cette plainte, jugeant que l'aide allouée par le CNC avait été détournée de ses conditions d'attribution.
    Reste le probleme d'un discours à deux vitesses puisqu'un film comme "Le cinquieme élément" de Luc Besson avait bénéficier de soutien financier d'une valeur totale de 4 millions d'euros alors que sa production était principalement extra-européenne, mais la plainte initalement déposée ayant été étrangement retirée, l'affaire a été classée...

  • lejlp

    15/06/2005 à 15h55

    Répondre

    Ce film m'a un peu déçu ! Après tout le foin qu'on en a fait, j'ai revu du "Amélie Poulain" en moins bien !

    Les images sont belles, les acteurs, comme on les attendaient ! pas de surprise ! C'est peut-être ça le problème !

  • Anonyme

    24/11/2008 à 17h06

    Répondre

    coucou


     Ce livre je l'ai trouvé vraiment bien, même si le debut et un peu long et dur.


    en tout cas c'est une belle histoire


    je le conseille!!


     


     

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