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Ligue des gentlemen extraordinaires - LXG (La)

Si vous pensez que Le Pacte des Loups est le meilleur film français de tous les temps

Londres, 1899. Le "Phantom", un pur méchant de film de super-héros mène des actions de destruction massive à l'aide d'armes ultra-modernes. L'empire britannique accuse les Allemands, lesquels démentent. Pendant ce temps, au Kenya, l'aventurier retraité Alan Quatermain échappe à un attentat attribué aux hommes du Phantom. Convaincu du danger que représente l'affreux, il accepte la proposition du bien nommé M : rejoindre l'Angleterre afin d'intégrer la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, l'arme ultime du Bien contre le Mal. A ses côtés : Tom Sawyer, Dorian Gray, Mina Harker, le capitaine Nemo, l'homme invisible et le docteur Henry Jekyll...

Difficile de trouver plus hallucinant ou incongru que le postulat de départ de cette Ligue. Le synopsis se suffit à lui-même. Avant les inesquivables réactions snobino-bourgeoiso-blasées condamnant le film sans l'avoir vu à grands coups de "n'importe quoi", "pas cohérent" ou "pas réaliste", signalons qu'à l'origine de La Ligue se trouve une bande dessinée d'Alan Moore, déjà inspirateur graphique et scénaristique du From Hell des frères Hugues. Peu surprenant, dès lors, d'en retrouver l'atmosphère gothique fin XIXe siècle ou encore l'acteur Jason Flemying.

Précisions mises à part, croyez-le ou non mais ça fonctionne du tonnerre, mine de rien. Les fans de Jacques Rivette risquent de ne rien comprendre à l'affaire (de toute façon, à moins de se gourer de salle...) mais pour qui ne craint pas de voir Dorian Gray ou Nemo exécuter de gracieux mouvements d'arts martiaux à la manière de Mark Dacascos dans Le Pacte des Loups, je dis jubilation. On peut d'ailleurs parier que Stephen Norrington (ou son scénariste, ou son producteur...) a vu le film de Christophe Gans, comme l'attesterait la présence de Dan Laustsen à la photographie ou celle, longtemps envisagée, de Monica Bellucci dans le rôle de Mina Harker.

Techniquement, La Ligue assure le spectacle (voir entre autre le costume de Mister Hyde, beaucoup plus réussi que le Hulk de synthèse d'Ang Lee). Les comédiens correspondent tous parfaitement à leurs rôles (un peu comme dans Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, dans lequel devait jouer Stuart Townsend, ici Dorian Gray). En terme d'écriture, James Robinson glisse régulièrement de savoureuses références à l'histoire des différents personnages ou au contexte culturel de leur époque. Les puristes de l'oeuvre originale (soit quelque chose comme deux personnes en France) regretteront l'ajout de Tom Sawyer, absent de la BD mais américain. D'autant que celui-ci emporte une sacrée partie du morceau à la fin (mais bon, chut). Pour autant, pas de quoi se priver d'un blockbuster incroyablement divertissant, jouissif et décomplexé.

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4 commentaires

  • Lledelwin

    20/07/2005 à 20h28

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    Pour ma part je n'ai pas lu le livre avant de voir le film, donc on ne peut m'accuser de fanatisme vis à vis de la version d'Alan More.
    Cependant j'adhère entièrement à cette critique : ce film est un navet. J'avoue avoir même eut du mal à concevoir que la BD dont il s'inspire (que je n'ai toujours pas lue) soit de qualité, un tel ratage, c'est pas possible !

    Je pourrais me contenter de noter les choses qui m'ont plus dans le film ( l'humour pince sans rire de Quartenion dans la séquence introduisant son personnage) tellement celles-ci sont peu nombreuses...

    Mais cela reviendrait à se priver du plaisir de décortiquer tout ses motifs de déception. Ou d'hillarité.

    * Introduction qui rappelle la fin de Sleepy Hollow : nous sommes en 1899, au tournant d'un nouveau siècle, une ère s'achève, une nouvelle commence... Nous sommes en 1899, et un blindé remonte une ruelle londonienne, écrase quelques bobbies et braque la banque. Le ton est directement donné : soit on nous prend pour des cons (des blindés avant 14-18 ? ben tient) soit... Si la volonté de l'auteur et du réalisateur est de proposer un film uchronique dans une sorte d'univers goth et dark et sombre, alors fallait pas enchainer la date, ce qui induit un tat de référence dans la tête du spectateur, et le blindé.

    * Les décors... Paris, Londres, Venise, la même architecture partout, des ruelles tirées au cordeau partout (sauf à venise, ou se sont des canaux), des maisons identiques partout... heureusement qu'un petit texte indique la ville, sinon on aurait eut du mal à suivre...

    * le Nautilus... un monstre démesuré, un sous marrin qui a des allures de transatlantique, une carcasse d'acier et de chromures tarabiscotée gothico-baroque... qui émerge tranquilement de la Tamise avant d'enfiller sa gigantesque carcasse dans le Grand Canal de Venise... tiré au cordeau bien sur. Je me demande comment il prend les virage, le sujet n'est pas abordé...

    * La date à laquelle les extraordinaires gentleman sont sensé arrivé à Venise se situe en juillet... hors sur la place St Marc (enfin, sur la place... parce qu'elle ne ressemble pas vraiment à St Marc, tout comme la ville ne rappelle pas la Sérénissime. C'était peut être Venice - Californie en fait ?) les gens danses. C'est carnaval, puisque c'est Venise. Oui, carnaval en plein juillet, cherchez pas...

    * Que dire du passage mélodramatique et symbolique à souhait (à vomir ?) : Quartenion, (Sean Connery qui cachetonne mais Sean Connery quand même, donc sympa) meurt... Devant lui Tom Sayer (c'est l'amérique...) l'assiste dans ses dernièrs instants, et on sent qu'il prend le relais, qu'il poursuivra la tache du pépé pour qui il a finalement plein de respect... Métaphore de l'Amérique, l'Empire montant qui remplacera la Couronne Britanique déclinante... Il reste du pop corn ?

    * Bon tout ça c'est des détails, hein ? Franchement, je pinaille, je pinaille, mais les perso, dans tout cela ? Qui ça ?

  • kou4k

    20/07/2005 à 22h46

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    idem!
    que de bonnes idées gachées...
    réunir des personnages fantastiques qui ont marqué la littérature anglaise dans une sorte de "X-gentle-men", c'est vraiment tres attrayant.
    mais on arrive devant un film d'une mollesse inouïe!
    les scenes d'actions sont molles, elles manquent effroyablement de punch, tout comme le film au final, les dialogues sont plats a mourir, pathétiques et sans fond.
    la bande son ne réhausse pas l'ensemble de cette farce, avec des morceaux aussi mous(bijoux, cailloux, joujoux,... ) que les scenes d'action...alors on se dit que des scenes d'action chiantes, ca ne fait pas un film, mais on est dans un film d'action/aventure bordel!!! si encore les personnages étaient un peu étudiés, car on a le droit a une petite scene émouvante par personnage de la ligue:

    Quatermain qui a perdu sa famille, le Docteur Jekyll torturé par son Mr Hyde intérieur, les immortels, amants malheureux, ect...ca aurait pu nous émouvoir pour rattraper le tout, mais c'est tellement fade et peu développé qu'on se fout royalement de la mort d'Allan et de leur vie.

    Vraiment mauvais, ce film est a voir pour dire qu'on l'a vu et pouvoir le dégommer, car la bande annonce était attrayante, autant que le fond... la forme gache tout. dommage.

  • Veterini

    21/07/2005 à 00h44

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    Je confirme ce que que dit Val, Le film est très mauvais et les comics sont très bons.

    D'ailleurs les derniers tomes reprenne l'intrigue de la guerre des mondes, et propose une explication plus "marrante" que Spielberg pour leur rhume.

  • Anonyme

    15/09/2009 à 20h12

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    Moi jai bien aimé le film,l'histoire tien bien la route, et les effets speciaux son pas mal donc moi je dit GOOD MOVIE.

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