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ligne verte (La)

Nous sommes en 1935. Paul Edgecomb est le surveillant en chef d'un bloc dans un pénitencier du sud des Etats-Unis. Sa vie ainsi que celle de son équipe est soudainement bouleversée par l'arrivée d'un nouveau détenu, condamné à mort pour l'assassinat de deux jeunes filles. Car ce dernier, John Coffey ("comme la boisson sauf que ça ne s'écrit pas pareil") plus impressionnant que véritablement dangereux, semble doté de pouvoirs surnaturels.

La Ligne Verte est ce couloir qui mène les condamnés à mort de leur cellule à l'ultime échéance. Et dans cet univers effrayant où dans l'air se mêlent les odeurs de moisissures et de cadavres décomposés, des gardiens de prison vont être les témoins privilégiés d'un évènement qu'ils n'auraient en aucune façon pensé vivre. Leur rencontre avec le détenu John Coffey devait marquer à jamais leur existence.

La Ligne Verte, véritable poésie toute en images, prouve que la bonté d'âme et les sentiments humains peuvent survivre aux conditions les plus extrêmes. Le film déborde d'enseignements humanistes et l'équipe du film n'a pas manqué d'ingéniosité pour les faire passer. Ainsi se retrouvent personnifiées les idées les plus abstraites telles que le Bien et le Mal. Le jeu des couleurs et de la mise en scène, l'ambiance musicale et la mélodie des dialogues : rien n'a été laissé au hasard. La Ligne Verte est un poème au contenu et aux idées simples, mais tellement efficaces.

Outre ces aspects visuels et sonores, il faut ajouter la consistance des différents personnages : fouillés à l'extrême, ils sont conformes à ce que Stephen King avait imaginé. Les deux héros, les voilà :

- Paul Edgecomb, qui incarne l'autorité et la rigueur, sérieusement ébranlé dès l'arrivée de John Coffey. L'interprète ne se présente plus : Tom Hanks -Il faut sauver le soldat Ryan, Forrest Gump, Philadelphia- donne aujourd'hui l'impression de pouvoir endosser n'importe quel rôle.
- Et John Coffey, dont la véritable identité est peu à peu découverte au fil du temps. Quand il franchit la porte du pénitencier, il est présenté comme le monstrueux colosse, meurtrier de deux innocentes fillettes. Michael Clarke Duncan, son interprète, réalise ce que personne n'était parvenu à faire jusqu'à présent : faire jeu égal avec Tom Hanks en lui rendant la réplique à la hauteur de son personnage.

Et outre l'interprétation et autres aspects visuels ou sonores, il y a le plaidoyer. Aucune prise de position concernant le débat sur la peine de mort : le film n'est aucunement démagogique même s'il n'hésite pas à montrer crûment la douleur des condamnés sur "Madame Cent-Mille Volts". La Ligne Verte est à l'instar des textes bibliques et des discours de Martin Luther King, une oeuvre engagée qui aimerait changer les choses : il est question d'amour et de haine, de vengeance et de pardon, de fierté et de jalousie, d'ouverture et d'étroitesse d'esprit. Vous serez émus, c'est certain, comme je l'ai été. Et puis vous vous recueillerez : quelle place auriez-vous tenu ? Quels mots auriez-vous prononcé ? Qu'auriez-vous fait si le réalisateur Frank Darabont vous avait laissé prendre part au casting ?

Et puis vous vous endormirez un peu moins bête.

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8 commentaires

  • shub_niggurath

    12/12/2003 à 00h00

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    The Green Miles

    Est ce que Frank Darabont à le don de retranscrire les textes les plus humanistes de S. King de façon magique, ou S. King communique par télépathie sa vision des choses... Seul Rob Reiner (Stand By Me) avait réussi le pari...
    F. Darabont, après un premier essai plus que réussi dans l'univers de King (Les Evadés) renouvelle le coup avec la ligne verte... je n'ai pas été déçu, c'est le bouquin en image, les acteurs sont choisis judicieusement, même le rôle de Percy est tenu de main de maitre, et je pense que le comédien à du travailler d'arrache pied pour devenir aussi détestable.

    La ligne Verte est un film humain, comme j'aimerai voir l'amérique de cette façon, humaine, sans vanité, se remettant en question... une bonne philosophie par rapport à la clique qui gouverne ce pays.

    cordialement votre
    Shub

  • Gabrielle

    04/03/2004 à 00h01

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    Lorsque je l'ai vu pour la première fois, je n'ai pas compris l'engouement que "La ligne verte" avait soulevé. Pour moi c'était un film de Science-fiction comme un autre. Mieux peut-être mais pas pour autant un chef-d'oeuvre. Ce n'est que lorsque je l'ai vu pour la seconde fois que là j'ai été émerveillée. En effet, c'est réellement une oeuvre magnifique, démontrant avec beaucoup de réalisme les hommes et les sentiments. L'humanité tout simplement. Dans tout ce que l'homme a de bon comme dans tout ce qu'il a de plus mauvais. Je n'ai pas lu le livre de Stephen King donc je ne peux guère comparer. Je sais juste que si le livre est aussi bon que le film alors c'est un must have. Tom Hanks est absolument fabuleux dans ce film, comme à son habitude. Mais les autres acteurs sont convaincants aussi, surtout l'horrible Percy qu'on a bien souvent envie de gifler durant le film. Il y a peu de longueurs voir quasiment aucune et c'est vraiment appréciable. Je n'ai aucun souvenir de la musique par contre et je le regrette. Un film à voir absolument pour une magnifique leçon d'humanité.

  • Anonyme

    19/07/2009 à 16h20

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    C'est film le plus émouvant que j'ai jamais vu

  • Anonyme

    13/01/2010 à 03h19

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    un film que je classe 1 ier dans tous les film que j ai visioné, apporte une lecon d humilité et de grandeur a tous qui s'impregne de la spiritualité qui s'en dégage

  • Anonyme

    28/06/2010 à 21h35

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    J'ai regarder le film aujourd'hui, et je n'ai pas grand chose à dire, puisque tout à été dit dans cette critique.


    En bref, c'est un véritable chef d'oeuvre ! Des acteurs parfaits dans leurs rôles, une musique magnifique... Beaucoup d'émotion aussi, parfois au bord de l'horreur (la mort de Delacroix, la découverte de John Coffey avec les fillettes mortes...) Mais bon, c'est un film adapté d'un roman de Stefen King.


    Et aussi, chapeau à l'acteur qui a jouer le rôle de Percy. Parce que, pour jouer un personnage aussi pervers, aussi méchant, cruel, fourbe comme un serpent... il faut avoir du cran et sacrément de talent !  Si vous regardez ce film, vous n'esperez qu'une chose à chaque scènes où le personnage apparaît : C'est que Paul le frappe à mort.


    C'est une histoire sublime qui plus est, un film qui mérite d'être vu, parce qu'il délivre un message d'amour, de pardon... et parce que c'est du bon cinéma !


    Seul petit bémol, certaines scènes étaient vraiment cruelles, comme la mort de Delacroix... J'ai eu du mal à m'en remettre, j'ai pleurer. Surtout avec l'histoire de la sourie et sourie-city... 

  • Anonyme

    05/12/2010 à 14h37

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    débile cette article ! une reflexion des plus bidons

  • Anonyme

    23/12/2010 à 18h28

    Répondre

    Franchement c'est n'importe quoi ce film c'est affreux c'est peut-être fait avec le plus grand acteur mais c'est tellement affreux méchaant .. c'est nul la peine de mort John Coffey ne devait pas mourir mais l'injustice fait partie de ce monde malheureusement .. même si ce n'est qu'un film, la peine de mort peut encore exister dans certains pays et il peut y avoir des gens comme John qui soit tuer pour rien du tout .. les personne condamnés et jugé à tor sans avoir rien fait .. qu'ils aillent au paradis .. les autres, qu'ils pairissent en enfer. Mais dieu pardonne tout .. !

  • sven

    24/12/2010 à 13h57

    Répondre

    La mort, c'est méchant!

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