2.5/10

Lara Croft : Tomb Raider - Le berceau de la vie

Expédions les formalités d'usage qui consisteraient à indiquer qu'il s'agit de la suite d'un film déjà tiré d'un jeu vidéo à succès, dotée d'un budget de plus de 90 millions de dollars, partagée entre la Grèce, l'Angleterre, le Kenya, tout ça, et que Angelina Jolie reprend le rôle « 90D » de la globe-trotteuse Lara Croft. Cette année, cette chère Anglaise multi-millionnaire, toujours sur la piste des bons plans pas vraiment tranquillous, se fait chouraver un mystérieux globe par un commando chinois, un artefact millénaire menant vraisemblablement à la boîte de Pandore. Un truc si important qu'un grand magnat du terrorisme bactériologique souhaite déjà se l'approprier et le mettre sur le marché. Horrible dessein, que la jeune aventurière se doit d'empêcher envers et contre tout ; et bonne occasion de faire sortir de taule un précédent flirt, Terry Sheridan, pour le côté sentimental.

Lara aime se divertir. Elle ne peut pas s'empêcher de faire des tonneaux en jet-ski pour le fun, de passer son temps libre à éclater des cibles dans son parc, ou encore de faire du parachute pour un oui ou pour un non. Elle est comme ça, Lara. Alors, quand elle peut se fendre la poire en sauvant le monde, elle ne se prive pas de se fourvoyer avec le MI-6 et un repris de justice. Terry. Un homme qu'elle a aimé, un gars tellement conventionnel qu'elle n'hésiterait pas à le flinguer s'il bougeait un orteil de travers. Elle est comme ça, Lara. Ensemble, ils se lancent à la poursuite d'un globe - moche - menant tout droit au Berceau de la vie (et de la mort) qui lui-même abrite la Boîte de Pandore qui elle-même abrite un truc vachement dangereux capable de détruire un tas d'autres trucs. Raison pour laquelle Jonathan Reese veut se l'approprier, image qui révulse Lara et son sens de l'honneur à un point inimaginable. Elle est comme ça, Lara. Et elle n'est surtout pas seule. Deux employés consistants comme une huître ramollie, un Africain/traducteur à usage unique, et la sexagénaire chinoise assurant l'intérim de l'équipementier de Lara. Plein d'amis pour sauver le monde. Elle est comme ça, Lara.
Et elle a beau avoir plein de qualités et de bonne volonté, après un film aussi consternant, je serai comme deux ronds de flancs de rencontrer encore des personnes qui pourraient encadrer Angelina Jolie et sa soupe de cheveux. Jan de Bont, pourtant réalisateur de Speed et de Twister, puise à chaque seconde dans ce qu'il a de plus médiocre pour réaliser un des plus gros bides à haut budget de l'année, parachevant l'oeuvre commencée il y a quelques temps qui, à long terme, fera fuir l'espèce en voie de disparition qu'est le fan de Lara Croft. L'action, majoritaire, réussit l'exploit d'ennuyer encore davantage que les phases de parlottes insipides et les déclarations vomitives de Lara et de son copain Terry. Un personnage nécessaire à la conception d'un des plus foireux dénouements qu'il m'ait été donné de voir, apogée d'une série de rebondissements sans grand intérêt, alter-ego de Lara très à l'aise au milieu de la galerie de protagonistes synthétiques au possible.

Un bon gros navet qui n'aura malheureusement pas le pouvoir de rattraper l'année vidéo-ludique de la donzelle (Angel of Darkness), mais qui devrait enfin mettre un point final à une aventure cinématographique dont on se serait bien passé. Une critique au vocabulaire un peu cru, certes, mais on est comme ça, à Krinein.

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