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Land of the Dead, le territoire des morts

Il n'a fallu qu'une flotte d'extraterrestres à Spielberg pour déchaîner le chaos. A lui tout seul, George Romero aura mis presque quarante ans. C'est effrayant quand on y pense. Mais l'homme y sera allé petit à petit. Du noir et blanc à la couleur. D'une masure perdu dans la campagne de Pittsburgh à la Pennsylvanie toute entière, si ce n'est le monde. D'une petite production en 35 mm à un film en scope distribué par Universal. Ce quatrième volet de la Trilogie des Morts Vivants, c'était plus qu'une attente, s'en était presque un fantasme. Annoncé, reculé, alors que Romero enchaînait les rendez-vous manqués depuis Bruiser. Bruiser, "ce petit film que personne n'a vu", comme l'intéressé se plait désormais à qualifier son rejeton, qui reste son oeuvre la plus fluide, mais aussi la plus étrange dans sa filmographie. Personne ou presque ne semble avoir compris ce qu'il a voulu faire avec cet ersatz de The Crow. Romero et ses chères créatures subiront également les coups du destin. Le 11 Septembre entre autre chose, catastrophe après laquelle Hollywood a préféré un temps mettre du baume aux coeurs de ses citoyens traumatisés. Puis presque inopinément, il y eut un drôle de soubresaut dans le cinéma d'horreur, des Resident Evil par ci, des remakes par là. Le Zombie redevenant à la mode, Romero sort soudain de sa retraite, son quatrième épisode sous le bras. Certains s'en offusquèrent, accusant déjà le vieux maître de manquer de droiture. Retour opportuniste, c'est un fait. Comme il est vrai que Romero est un fin renard et n'aura fait que saisir sa chance. Aujourd'hui, c'est le bout du chemin pour le fan de la première heure, et c'est dans une petite salle, où il n'y a pas grand monde, que le nom de George Romero s'inscrit sur l'écran. Un instant qui touche l'éternité lorsqu'on a pas la chance d'avoir eu vingt ans en 1978...

Land of the Dead nous plonge en un univers digne d'un post-apocalyptique, et finalement pas si éloigné du Jour des Morts Vivants. Une ville retranchée, enserrée de miradors et de barbelés. La plupart des habitants vivent dans des ghettos insalubres à la lisière de la cité, où règnent le marché noir et la clandestinité. Les plus riches, quand à eux, coulent des jours presque paisibles, dans de gigantesques immeubles dont les habitants sont triés sur le volet. Tout ce petit monde est dirigée par Kaufman, un homme peu scrupuleux qui ne quitte que rarement le Green, la plus haute tour de la ville. Pour subvenir aux besoins de tous, une équipe de mercenaires recrutés dans les basse-couches organise des expéditions de ravitaillements. Leur atout principal ? L'Eclaireur de la Mort, monstrueux véhicule surarmé qui fait le ménage dans les rangs des non-morts. Il y a là Riley, le leader, qui ne rêve que de s'enfuir au Nord, qu'il pense dépeuplé. Il y a aussi Charlie, tireur d'élite, défiguré et un peu simplet. Ou encore Cholo, qui n'a d'autres ambitions que d'obtenir un appartement dans le Green. Quand Kaufman lui refuse une nouvelle fois, Cholo dérobe l'Eclaireur de la Mort dans la ferme intention de détruire cet édifice qui lui est refusé. Recrutés par Kaufman contre récompense, Riley, Charlie et Slack, une prostituée sauvée d'une arène de jeu, vont devoir arrêter Cholo avant qu'il ne commette l'irréparable. Mais au dehors, les choses changent. Sous l'impulsion de l'un de leurs congénères, les Morts-Vivants semblent évoluer, raisonner et en un mot, s'organiser. Bientôt, une armée des morts se constitue, et conduite par ce chef naturel, marche vers la cité...

Dans un petit jardin, des Morts Vivants déambulent dans le crépuscule. A l'intérieur d'un kiosque, un petit groupe décharné tire quelques sons lancinants et sinistres d'une vieille trompette. Dans Le Jour des Morts Vivants, les quelques humains survivants étaient retranchés dans un silo souterrain, s'enfermant pour mieux se protéger. Vingt ans plus tard, les choses n'ont pas changé, voir ont empiré. L'Homme n'est plus dominant, c'est une race en sursis, revenue à une société presque féodale. D'entrée, le ton est donné : Land of the Dead sera sombre, violent et nihiliste. Romero évite les lieux communs. Pas de morsures camouflées, d'amourette ou de retournements qui tombent bien. Land of the Dead, univers impitoyable où l'on extermine, on exécute, on se suicide dans une obscurité persistante. La Mort est partout dans ce monde à la New York 1997, à l'extérieur des barricades aussi bien qu'a l'intérieur, où l'on parie lors de cruels combats de Mort Vivants, autant de jeux du cirque remis au goût du jour. Land Of the Dead emprunte autant au cinéma d'horreur qu'à une certaine imagerie du cinéma de science-fiction post-apocalyptique, avec ces véhicules rafistolés, ces habitations faites de bric et de broc et ces personnages taillés à la serpe qui portent flingue à la ceinture. Deux registres qui se marient assez bien, ayant en commun une noirceur de ton et une prédilection pour les existences désespérées. Il fallait bien ça pour traduire une humanité sur la brèche à force de se mettre en péril. Une humanité obsédée par des valeurs obsolètes. L'argent. Les privilèges. Il n'aura échappé à personne que Land of the Dead traite ouvertement, et assez rapidement, de la lutte des classes. Des Hommes luttant contre d'autres Hommes, les uns à la recherche d'un avantage que d'autres veulent conserver. Autant de combats absurdes dans un monde où tout est à refaire. Absurde, le mot est lâché. Car Romero en a fini avec l'humanité. Derrière sa loupe, il l'observe dans cette petite guerre sans gloires, où les erreurs de l'Histoire sont oubliées pour mieux être rejouées. Une humanité auto-destructice, incapable de s'auto-gérer, répétant inlassablement les mêmes schémas. La Guerre Froide notamment, avec ce Cubain, Cholo, qui en désespoir de cause braque ses missiles vers le Green, à son échelle symbole de la puissance économique. La répétition bête et méchante, des traits de caractère que l'on retrouvaient auparavant chez les Morts Vivants, ces même Morts Vivants qui se développent et s'humanisent. Un revirement de caractéristiques, symptomatique d'une frontière qui devient de plus en plus mince entre le civilisé et le primitif, chacun évoluant de manière inversement proportionnelle. Oui cette fois, George Romero est du côté de la Mort. Les Morts Vivants ont évolué, Land of the Dead a été bâti et vendu sur ce concept. Une caractéristique que l'on retrouvait déjà dans Le Jour des Morts Vivants, par le biais d'un seul représentant, Bub, le Zombie apprivoisé. Bub qui à force d'exercices surmontait ses simples réflexes -se raser, prendre un objet- pour se montrer mélomane et capable de sentiment. Dans Land Of the Dead, tout ceci semble suivre un cycle naturel, par le biais d'un Mort Vivant Noir, qui deviendra leader naturel de cette horde de non-morts. Par ce Zombie Noir qui découvre les armes et hurle à la mort devant le massacre de ses confrères, Romero injecte une intelligence certes, mais aussi une sensibilité et une dimension tragique à ses créatures. Land of the Dead devient alors troublant, s'emplissant d'une curieuse détresse, voire se montre émouvant lors de ces premières scènes terribles où les Zombies, fascinés par un feu d'artifice, sont fauchés les uns après les autres par les tirs des mercenaires. De tous les épisodes de la désormais Tétralogie, Land of the Dead en est peut être le moins manichéen, montrant des Morts Vivants qui n'ont jamais été aussi humains non plus à la recherche de nourriture mais d'un simple droit de vivre dans un conflit où ils sont les coupables et cibles privilégiées. Il est enfin dur de parler de Land of the Dead sans évoquer sa conclusion, et il serait d'ailleurs préférable pour ceux qui n'ont pas vu le film de passer au paragraphe suivant. Cette conclusion apparaît teintée du même faux optimisme qui hantait le final du Jour des Morts Vivants. Le film s'achève sur un monde où tout est remis à plat, où humains et Zombies vont chacun de leurs côtés. Une hache de guerre en apparence enterrée, mais laissant planer un message emprunt de pessimisme. Car sur cette parcelle de terre, les humains sont saufs, mais n'ont pas été sauvés par leurs semblables. L'humain a été sauvé par le Mort Vivant lui même, le Mort Vivant qui fit tomber les barricades et le régime en place, pour permettre à une société neuve de s'installer.


Il y aurait de quoi dire sur Land of the Dead. Complétant complètement la Trilogie originelle, Land of the Dead est également une réussite technique, nantis de scènes superbes. A retenir, un superbe débarquement de Morts Vivants, sortant d'un fleuve envahi par la brume. Romero montre là un réel sens de l'esthétisme, lui qui avait jusque là privilégié les approches plus râpeuses. D'ailleurs, il faut bien le dire, la mise en scène du réalisateur est d'une fluidité assez troublante où l'on ne retrouve que rarement la "patte" de Romero, sorti de quelques passages obligés. Une volonté de s'accorder à un public habitué à des réalisations plus modernes sans doute. On pourra en être chagriné, Land of the Dead n'en reste pas moins efficace, bien photographié et lisible en toutes circonstances. Sans oublier que Land of the Dead est gore, un gore non aseptisé ramenant aux grandes années du réalisateur, alors qu'il officiait avec Tom Savini. Savini qui fera d'ailleurs une petite apparition le temps d'un coup de machette bien placé. Land of the Dead se teinte de rouge comme au bon vieux temps, où les crânes explosent, les membres tombent pour mieux être dévorés, où les tripes sont prises à pleine mains. Le film tout en s'habillant de modernité, reprend ainsi ses apparats de la vieille école. On sent poindre une petite nostalgie dans Land of the Dead, par ailleurs truffé de clins d'oeils à l'oeuvre de Romero ou au genre en général. Le caméo de Tom Savini, son compère de la première heure. La présence d'Asia Argento, fille de son complice Dario. Des allusions à Zombie et bien sur, au Jour des Morts Vivants. Le Zombie Noir, décalque du personnage de Ben, dans la Nuit des Morts Vivants. Le design de certains Morts Vivants, qui rappèlent parfois Le Retour des Morts Vivants, voir Braindead. Quand à la scène des Zombies sortant de l'eau, elle semble faire écho à quelques plans de Carnival of Souls, influence indéniable du cinéma de Romero. La boucle est bouclée. Mais surtout, on pense souvent à un réalisateur au style assez proche de celui de George Romero : John Carpenter. Land of the Dead évoque ainsi New York 1997 ou Los Angeles 2013, mais aussi Vampires, Invasion Los Angeles, voir Ghost of Mars. Pour ne pas oublier d'être objectif, il faut dire enfin que Land of the Dead n'est pas exempt de défauts. Ça fait mal, mais c'est ainsi. Au rayon des regrets, un "héros" sans grand charisme -supplanté par Charlie, un second rôle comme on en fait plus-, un budget qu'on devine un peu étriqué pour les ambitions du réalisateur, des touches d'humour aussi rares que malvenues et un plan final un peu ridicule. Sans oublier la durée trop courte, à peine une heure et demie, ce qui reste peu pour l'univers mis en place.


1968 : La Nuit des Morts Vivants
1978 : Zombie
1986 : Le Jour des Morts Vivants
2005 : Land of the Dead, Le Territoire des Morts

Voila, c'est fait. Land of the Dead, vierge dans la légende, prend désormais sa place aux côtés de trois objets de culte. En bon petit dernier, il devra faire respecter sa place, principalement face au titanesque Zombie, qui restera sans doute toujours l'un des meilleurs films de Morts Vivants jamais réalisé. Quoiqu'il en soit, Le Territoire des Morts fait honneur à ses aînés.

George Romero est de retour. L'Apocalypse est dans son sillage.


2006, Land of the Dead : version longue

C'était prévisible et c'est arrivé, la sortie DVD a été l'occasion d'exhumer un Director's Cut, présentant quatre minutes supplémentaires (!) par rapport à la version salle. Aucune chance de changer le film de fond en comble, ni même de changer l'opinion des détracteurs, même si le fait de revoir Land of the Dead chez soi permet de l'apprécier pour ce qu'il est (un complément solide à la Trilogie, à l'angle post-apocalyptique bienvenu) et ce qu'il n'est pas (un chef d'oeuvre). Le message politique n'est donc pas plus fin, les séquences gênantes -la plupart se rapportant au commando de Denis Hopper- le sont toujours et Land of The Dead dans son ensemble ne gagne pas davantage en ampleur. Ceux qui ont apprécié le retour de Romero aux affaires qui saignent devraient cependant trouver un certain bonheur dans cette version longue. Plus gore, celle-ci permet de se rendre compte du travail de Greg Nicotero (le "N" de KNB), nouvel artisan-tripier de Romero qui succède brillamment à Tom Savini au rayon du cannibalisme. Parmi les nouveautés, on remarquera un zombie qui se mange lui-même, tel un lointain successeur de George Eastman (l'antropophageous, à ne pas confondre avec l'inventeur de la pellicule photo).

Dans un autre registre, Romero a également cru bon de rallonger le baiser lesbien du dernier acte. Une papouille qui sans être une faute de goût n'est pas d'une utilité folle pour l'intrigue, les deux demoiselles finissant de toute façon en amuse-gueule. Le nouveau montage corrige également quelques soucis de continuité -notamment dans l'alternance jour/nuit-, tout en proposant deux scènes inédites : un petit échange coups de feu entre Riley et le Nain et un passage surprenant où l'on découvre, un peu médusé, que l'on peut devenir zombie rien qu'en se suicidant. Etrange, mais cohérent avec la théorie du virus de La Nuit des Morts Vivants.

Land of the Dead Director's Cut, en DVD Zone 2 chez Wild Side

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Serial noceurs

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60 commentaires

  • Veterini

    28/04/2005 à 18h36

    Répondre

    ça quand même l'air très :
    -Pan !
    -Cerveau !
    -Pan pan !
    -Cerveau cerveau !
    -Pan pan pan !
    -Cerveau cerveau cerveau !
    ...

  • Daggy

    28/04/2005 à 18h44

    Répondre

    J'aime bien la "référence architecturo-sociale" à Metropolis

  • iscarioth

    28/04/2005 à 19h22

    Répondre

    AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH

    J'ai eu la bouche grande ouverte tout au long de ce clip !

    Il ne peut pas y avoir un film plus attendu que celui ci pour les fans de zombie-movies.

    Le maquillage est surprenant, on a l'air loin du style savini des 80's ! Ca ressemble un peu au remake de Zack Snyder !

    Le casting est à se taper le c** par terre.
    Et la bande son a l'air.... très loin des GOBELINS Ca surprend beaucoup !

    En tout cas le début de la bande annonce m'a donné envie de me revisionner la trilogie.

    Vivement le 17 Aout !!!!!

  • Lestat

    28/04/2005 à 20h02

    Répondre

    A ce sujet, il serait temps qu'on nous sorte un Z2 potable de Day of Dead, que je puisse compléter mon étagère

    Veterini : Ce n'est jamais qu'une bande annonce. On peut espérer de Romero une double lecture à message, comme dans ses precedents opus.

  • iscarioth

    28/04/2005 à 21h41

    Répondre

    Lestat a dit :
    A ce sujet, il serait temps qu'on nous sorte un Z2 potable de Day of Dead, que je puisse compléter mon étagère


    Est ce que tu savais que le Z2 de Zombie en double dvd (celui qui se vend à 5 euros partout) est sorti grace à une pétition DEVILDEAD ? D'ailleurs, dans les bonus de Dawn, le docu sur le montage, c'est un membre du site (et du forum) qui l'a réalisé.

  • Lestat

    29/04/2005 à 00h04

    Répondre

    Ah ça non, j'etait pas du tout au courant. Chapeau Devildead.

    Les Americains pendant ce temps ont droit à ça :

  • Veterini

    29/04/2005 à 01h50

    Répondre

    Lestat a dit :
    Ce n'est jamais qu'une bande annonce.


    Mouais enfin Day of the dead doit avoir déjà 20 ans, et depuis il pas réalisé grand chose de bien passionant, d'ici a ce qu'il est des problèmes a régler ses factures et sorte du chapeau un 4ème épisode...

    (Veterini oiseau de mauvais augure aussi)

  • iscarioth

    29/04/2005 à 07h08

    Répondre



    Mais qu'est ce qu'ils peuvent bien mettre sur tous ces dvd ???

  • Lestat

    29/04/2005 à 10h18

    Répondre

    Le vilain Veterini est prié de sortir ! (ou de regarder Incidents de Parcourspar exemple)


    Gallu : je pense les trois versions du film -une par DVD- et un DVD de bonus.

  • iscarioth

    29/04/2005 à 18h26

    Répondre

    Zdenek a dit :
    Ca aura au moins le mérite d'être divertissant. Au même titre que le remake cité deux lignes au-dessus.


    C'est sur, que si Romero se met à la mode des zombies qui courent comme Carl Lewis, il va y avoir des déçus

  • Lestat

    29/04/2005 à 18h31

    Répondre

    Il parait que nous aurons des Zombies qui, je cite "évoluent". Ne reste qu'a attendre pour voir ce que ça veut dire.

  • Lestat

    30/04/2005 à 21h12

    Répondre

    Voici le site officiel, où vous ouvez retrouver le trailer, le synopsis et trois photos qui se battent en duel

    [url=http://www.landofthedeadmovie.net/">http://www.landofthedeadmovie.net/

    Sinon le site dédié à la Trilogie, qui comprend plus d'informations :

  • Lestat

    06/05/2005 à 10h52

    Répondre

    Des photos du tournage et du film :


    http://moviesonline.ca/movie-gallery/thumbnails.php?album=1&page=1

  • iscarioth

    06/05/2005 à 11h19

    Répondre

    Ca, c'est le genre de photo qui me rassure :

    http://moviesonline.ca/movie-gallery/di ... m=1&pos=63



    Parce qu'il y en a marre des films horrifiques clipés avec trois gouttes de sang. Pas trop d'images choc, sinon on va être classé -16... Vive Savini et sa machette !

    Tiens... Ca serait pas lui là ? http://moviesonline.ca/movie-gallery/di ... m=1&pos=65

  • Lestat

    06/05/2005 à 11h31

    Répondre

    On dirait bien Apparement il a le même look que dans Zombie.

  • Kain2097

    06/05/2005 à 11h37

    Répondre

    Je suis entièrement d'accord avec toi Gallu, j'en ais marre aussi des films gore clipé, et qui donc ne sont au final plus gore du tout...

    Je viens de voir la B.A, le début c'est la class, la suite, c'est de belle tronche de zombie, des décort bien crados. J'espère juste que le film sera pas un film d'action, mais un vrais film de zombie comme tout le reste de la trilogie, avec des tripes, des têtes qui explose au sons d'un coup de fusil snipe, des scène de boufage comme dans le dernier volet de la trilogie etc... J'espère aussi que le scénario seras aussi impressionant que les autres film. Fin, la B.A ne nous montres pas grand chose, on voit surtout de l'action, pas de gore, mais je fais confiance à Romero !!

  • Lestat

    07/05/2005 à 23h43

    Répondre

    Un poster officiel



    Il est joli, non ?

  • iscarioth

    08/05/2005 à 07h54

    Répondre

    Très.

    Mais je pense pas qu'on aura l'honneur de voir en France une affiche avec cette gueule.

    Rien qu'à voir le massacre de l'affiche française de kingdom of heaven, par rapport à l'américaine...

    Une info que j'attend avec impatience pour ce film, c'est de savoir s'il sera classé -16 en France. Ca annoncera quand même la couleur. Et encore, peut être pas.... Quand on voit que SAW est classé -16

  • Lestat

    23/06/2005 à 14h23

    Répondre

    Pour patienter jusqu'a aout, quelques extraits et la bande annonce.

    http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=45118

  • Anonyme

    25/06/2005 à 11h17

    Répondre

    La B.a donne envie, espérons que notre amis s'est reveillé de son dernier film.

    Mais je pense qu'il fera mieux que L'armée des morts.

  • hunt

    25/06/2005 à 13h28

    Répondre

    bah moi j'ai bien aime l'armee des morts ....

    m'enfin, apres tout, ce que j'y connais aux films de zombies moi hein ...

    si vous me cherchez...la sortie...tres loin...enfin tout ca quoi.

  • Anonyme

    25/06/2005 à 13h58

    Répondre

    land of the dead a toute les cartes pour enterrer l'armée des morts....

    Par contre, faire une intro aussi excellente et un final aussi destroy, ça va être dur même si on est le maitre incontesté .

  • Selena

    07/08/2005 à 16h41

    Répondre

    Les 10 premières minutes de Land of the Dead:

    http://choc.fr/temporaire/lod/select_video.html

  • Fulci

    08/08/2005 à 23h23

    Répondre

    P'tain, vivement sa sortie mercredi ! En attendant, vous pouvez vous régaler avec un spécial Mad Movies George Romero et ses zombies, ultra détaillé et référencé ... Une bible pour tous les zombies lovers !

  • Anonyme

    09/08/2005 à 06h21

    Répondre

    Fulci a dit :
    P'tain, vivement sa sortie mercredi ! En attendant, vous pouvez vous régaler avec un spécial Mad Movies George Romero et ses zombies, ultra détaillé et référencé ... Une bible pour tous les zombies lovers !



    Vive la pub , Moi je l'ai echeté hier, mais tu sort d'ou toi ???

  • Fulci

    09/08/2005 à 10h51

    Répondre

    Salut ! Je sors de nulle part, j'apprécie le site depuis longtemps, et fou de cinoche, de genre particulièrement, je me suis inscrit hier, dans l'espoir de laisser mes pauvres avis ... Faut-il que je me présente dans une autre rubrique ??
    Désolé pour la pub, je te rassure, je n'ai aucune part dans ce magazine, mais j'apprécie le ton juste et la ligne éditorial claire ...

  • iscarioth

    09/08/2005 à 11h20

    Répondre

    Faut-il que je me présente dans une autre rubrique ??


    Tu peux le faire ici : http://forum.krinein.com/nouveau-sur-kr ... vt8736.php

  • Fulci

    09/08/2005 à 12h43

    Répondre

    Tu peux le faire ici : http://forum.krinein.com/nouveau-sur-kr ... vt8736.php


    Merci ! Je viens de le faire !

  • Kassad

    11/08/2005 à 13h00

    Répondre

    Je serais un peu plus sceptique que Lestat sur land of the dead. Disons que pour moi Romero est arrivé à ne pas m'ennuyer, ce qui pour un film de zombies n'était pas gagné au départ.

    J'ai quand même trouvé le film plus poussif que Dawn of the Dead, pour reprendre un exemple récent. Il est vrai que D o D n'apportait rien de nouveau mis à part l'efficacité de la mise en scène... (mais bon vu la réaction de lestat sur ma critique de D o D il doit s'agir de la différence entre un spécialiste et un amateur du style )

    Pour L o D je trouve aussi que le héro est bien palot et qu'asia argento a un rôle alibi (faut faire plaisir à la fille de son copain ?). J'ai aussi trouvé que tout le truc autour de l'argent était pas trop bien traité (moins bien que dans 28 jours plus tard notamment).

    Sinon il reste de grandes trouvailles : les fleurs célestes et c'est vrai cette injection d'un peu d'humanité chez les zombis qui les rends presque attachants (avec le choix de Romero de se fixer sur une demi douzaine de zomis qu'on suit tout le long du film).

  • Fulci

    11/08/2005 à 18h20

    Répondre

    Un bon film, old school dans les décors; les costumes et les comportements (humains et zomboïdes), qui m'a beaucoup rappelé beaucoup John Carpenter, comme Lestat le dit très justement. (c'est du Ghost of mars tout craché !)
    La p'tite Argento est très bien, Dennis Hopper excellent, mais le héros, Simon Bakern, est un peu mou du coude pour être vraiment crédible dans son rôle de leader...
    Reste que c'est pour moi le film le plus faible de la quadrilogie : on ne sent jamais cette notion de réalisme qui rendait les films précédents vraiment crédibles, et qui permettait de s'identifier aux personnages (à chaque fois que je passe dans un hypermarché, je me prends à casser du zombie !).
    Le film est un peu court, mais sera peut être complété par sa suite, dont Romero laisse entendre qu'il pourrait la réaliser si les chiffres sont bons ... Tous au cinema !

  • alien13

    11/08/2005 à 19h49

    Répondre

    En ce qui me concerne je l'ai vu hier et je suis tout à fait d'accord avec la critique de Lestat ! J'ai adoré cet opus et il mérite amplement sa place au sein de ce qu'on peut appeler maintenant la QUADRILOGY.

    En plus avec un maigre budget de 15 milllions de dollars Roméro a fait des choses prodigieuses !

    Je suis contente ! J'ai vu "la nuit des morts vivants" au cinéma en son temps, et je vois "Land of the dead" maintenant et la jubilation est au rendez-vous !

    MERCI MONSIEUR ROMERO

  • Protos

    14/08/2005 à 22h47

    Répondre

    Je suis un peu déçu. Ca fait vraiment film de série B. Où est passé l'épouvante, l'horreur? Shawn and the dead m'a fait bien plus peur, en comparaison. C'était limite ridicule parfois. Mais il y a quelques bonnes idées, et une certaine unité du film, comme dans Mad Max.

  • iscarioth

    15/08/2005 à 01h50

    Répondre

    En tant que gros fan de Romero et de sa trilogie originelle, je suis affreusement déçu.

    Ma deuxième très grosse déception de l'année avec Seed of chucky, que j'attendai également avec impatience depuis une année.

    [b]Les + :


    - Du gore, ce qui est couillu pour un film d'aujourd'hui. Nous ne sommes plus dans les années 70 ou 80, on ne produit plus vraiment de films trop bidoche, on reste souvent dans le suggéré, voire dans le clipé (effets de lumières, images furtives). Même si les images sont souvent obscures, nocturnes, et les plans courts, on assiste tout de même à de belles scènes d'antropophagie qui font honneur au genre. Du sang, de la barbaque, on ne retrouve pas d'interminables scènes de dépecage au latex comme dans le jour des morts vivants, par exemple, mais ca reste assez jouissif.

    - L'ambiance post apocalyptique. Un gros coté Mad Max. Un univers esthetiquement très fouillé, à défaut de l'être politiquement.

    - quelques clins d'oeil au genre ;

    * BRAINDEAD, avec le curé à la tête au 9/10ème tranchée.
    * DAY OF THE DEAD, avec le militaire eviscéré
    * TOM SAVINI, qui reprend sa mythique machette de Dawn of the dead.

    Les - :[/b]

    - Les personnages, d'insupportables caricatures.
    * le héros aryen, sans peur et sans reproche, humaniste, proche des pauvres et en dehors de toute corruption. "le gentil". Transparent, livide.

    * Le perso d'Asia Argento, qui nous la joue sur ce coup Michelle Rodriguez. J'ai cru à de nombreux moments au ridicule, lors de débuts de romance entre elle et le perso principal. La scène de l'arène aussi sent bien la romance à deux sous. Son personnage n'a aucune envergure, c'est la potiche de service qu'on dirait placée là pour faire marrer l'ado. Toutes ses répliques sont basées sur des punch lines.

    * l'espece de mastodonte néozélandais, un cliché digne du pire nanar d'action

    * le commando-torero espagnol (à voir, son entrée, avec ses deux compères, un bide).

    * John Leguizamo dans le role de Cholo. L'acteur a joué dans le plus gros nanar de tous les temps : Mario Bros, de même que dennis hopper, d'ailleurs. En bon gros méchant viril, il est en opposition avec "le gentil héros" plein de bon sens et est prêt à faire toutes les saloperies possible (original).

    * le bon petit second, brulé, un peu simplet sur les bords mais doué avec un fusil entre les mains. Pathos quant tu nous tiens, la belle histoire d'amitié et d'entraide toute niaise et sans profondeur.

    - Les dialogues, sans épaisseur. Il faudra m'expliquer où est la critique sociale. On se serait cru dans Robocop 3 (et encore, ce dernier est bien plus piquant). Le distorsion bastion pour riche/ghetto n'apporte aucune profondeur ni aucun sens au film. C'est souvent manichéen. On est loin des messages sous jacent de Dawn of the dead. On n'a l'impression que l'intégralité du film se base sur des punch lines. (voir point suivant)

    - Le mélange ACTION/HUMOUR qui devient réellement insupportable. Depuis les années 1990, c'est une recette qu'on nous ressort à chaque fois. Des explosions, des surprises et toujours la petite phrase bien placée par un protagoniste qui le renforce dans son stéréotype ou qui tisse des liens de rivalité ou de proximité basiques entre les personnages.

    - le syndrome SURSAUT. Depuis la vague des slashers post SCREAM, les réalisateurs ne peuvent pas s'empêcher d'indiquer à leurs spectateurs quand il faut sursauter. On utilise pour cela une bande son aguicheuse et prétentieuse. Je n'aurai jamais cru Romero capable d'épouser ce phénomène, lui qui avait un style très '"documentaire", épuré. C'est vraiment une claque. Trouver au dernier romero des défauts que l'on reproche aux pires slashers post scream. Quelle déception !

  • Protos

    15/08/2005 à 13h33

    Répondre

    Ouaip. Pour être franc, c'est un peu un nanard tout de même.
    (jambe gauche fléchie, droite tendue comme si tu pissais dans un bocal, t'allonges le bras, tu pars du Nord Ouest pour arriver au Sud Est, sans toucher
    la Corse ! Et tu casses, et tu casses !).
    J'suis déçu.

  • hunt

    16/08/2005 à 00h15

    Répondre

    eh ben v'la.

    en même temps, c'est bien de pouvoir trouver toutes sortes d'avis, ca ouvre le débat.

    mais quand même, c'est curieux de rabaisser ca au statut de nanard. à ce rythme la, il vaudrait mieux tout bruler !!

    oui, ok, je m'emporte. il y a surement un certain manque de recul et un leger enervement dans mes propos.

    je l'ai vu samedi soir, et j'étais franchement, euh...ben plutot satisfait.

    je suis loin d'etre un aficionado du genre, puisque pour tout vous dire, je n'ai vu en tout et pour tout que les deux resident evil et dawn of the dead, tandis que je m'impatiente d'aller voir shaun (d'ailleurs, j'ai commencé par faire ce lapsus en achetant le ticket ...)

    n'étant guère habitué au genre donc, j'ai plutot apprécié. c'est gore, plus gore que tout ce que j'ai pu voir jusqu'ici, ca fout parfois la gerbe quand j'y pense,mais justement, quand j'y pense, c'est peut-etre un chouia moins gore que ce que j'imaginais (enfin quand même, ne serait-ce que ce percing recraché, ces ongles qui s'arrachent contre la tole du [i]dead reckoner ou ces dégustations de chairs en tout genre ....)

    j'ai apprécie ce style, ce savoir-faire un peu old-school, et l'ensemble plus accéssible que ce que les critiques, usant et abusant de paraboles et analyses en tout genre laissent entendre. c'est sur que l'on atteint pas le fun de dawn of the dead[/i] de snyder (avis subjectif), mais ca n'est probablement pas l'effet escompté par roméro.

    les protagonistes ont plutot la classe: je parle de chollo et riley. bon, c'est vrai que riley, il est un peu lisse quand même, certains sont même carrément d'avis qu'il est fadasse. enfin bon, quitte à vouloir s'identifier à un protagoniste ( un peu comme quand on est gosse), ben il ferait l'affaire. et puis asia argento ... (d'ailleurs, à ce sujet, l'actrice jouant la zombie "#9" est aussi franchement digne d'une scène "d'antropophagie", si vous voyez ce que j'veux dire, hein, euh....je m'égare, oui.))

    quoi d'autre ?? la musique. ces notes de piano. sublime. l'ambiance en géneral. on se sent vraiment immergé dans le film la séquence ou les survivants acculés contre les fils éléctrifiés voient les zombies arriver lentement, détournant leur regard des "fleurs célestes" pour fondre sur eux....un cauchemar.

    voila, je crois avoir à peu pres tout dit. j'ai bien aimé. mais curieusement, je suis devenu un peu parano depuis ........

  • Vilkyn

    16/08/2005 à 13h16

    Répondre

    Fan de la trilogie, j'attendais ce film avec impatience, et j'ai été... assez déçu. Je n'irai pas comme Gallu à le considérer comme un nanard. Cependant, je ne trouve rien de marquant dans ce film qui n'apporte rien au genre. Je n'ai pas retrouvé les mêmes sensations d'angoisse que j'avais ressenti dans les précédents opus. Il est vrai que le sujet est devenu différent. Il ne s'agit plus d'un mal qui apparaît et de personnes essayant de le fuir et de trouver refuge quelque part. Il se rapproche un peu plus de dawn of the dead, où le mal est installé et les survivants essaient de vivre avec, de s'adapter.
    Ce film m'a rappelé un peu Mad Max 2 dans l'esprit forteresse assiégée et les véhicules customisés, sauf que les assaillants ne sont plus des punks mais des zombis. J'ai bien apprécié les clins d'oeil aux précédents films de zombis : la femme zombi décharnée du retour des morts-vivants, le hells-angel moustachu de Zombi que l'on retrouve en mort-vivant... Les scénes gore sont bien réalisées.
    Cependant, je trouve qu'il y a beaucoup de choses qui ne sont pas crédibles dans ce film, notamment le pompiste mort-vivant qui devient soudain intelligent (d'ailleurs, vu de dos, il n'a pas l'air si mort que ça). Alors que les autres morts-vivants restent benêts, si ce n'est qu'à la fin, ils ne se font plus avoir avec les feux-d'artifices. Et du grand n'importe quoi avec la scène dans le parking sous-terrain avec Denis Hopper.
    Je trouve que les personnages sont assez caricaturaux comme le rôle d'Asia Argento, le commando-toreador, l'ami du héros défiguré simple d'esprit, le nabab joué par Denis Hopper... et j'en passe. En revanche, contrairement aux critiques précédentes, je trouve que le héros du film, même s'il n'a pas une grande personnalité, est le rôle le plus juste, dans le type de l'homme ordinaire (il le dit lui même qu'il n'était pas grand chose avant), qui acquiert une certaine importance grace à une situation extraordinaire et qui n'en fait pas des tonnes.
    Donc, si vous voulez voir un bon film de zombis, je conseillerais plutôt Shaun of the dead que j'ai beaucoup apprécié.

  • Fandor

    16/08/2005 à 23h44

    Répondre

    Moi j'ai bien aimé [b]Aliens alors j'ai bien aimé Land of the dead. Et tout comme pour le Cameron, j'aime beaucoup plus le début que la fin.

    Le début est passionant car on y voit comment les humains vivent avec les zombies. J'allais écrire la menace zombie mais jamais ce n'est ressenti comme cela au début du film.
    Ok, on sait qu'ils sont dangereux, qu'il faut pas s'en approcher (d'ailleurs c'est bien montré, crunch ! ) mais ils ne sont pas vraiment pris au sérieux lorsque les vivants pensent avoir le dessus.
    La description de la ville est plus convenue avec son très pas gentil Denis Hooper mais réserve des surprises bien déviantes, notamment dans le bar.

    Après, le reste du film fait très Aliens[/b] avec les Marines qui cassent du monstre, monstres plus intelligent qu'ils ne le croyaient de prime abord.
    C'est efficace et divertissant mais rien de bien transcendant.

  • Bzhnono

    17/08/2005 à 13h14

    Répondre

    J'ai jamais été un grand fan de film gore, mais après avoir vu [i]Zombie il y a quelques semaines (oui, c'est un peu tard, mais mieux vaut tard...) je me suis dit pourquoi pas aller voir le territoire des morts.

    Et je n'ai pas été déçu. Très bon film, qui m'a parfois fait penser à Assault [/i]de Carpenter par son côté western urbain, violent et sans concessions. Je ne regrette pas grand'chose dans le film. dans les (rares) films de Roméro que j'ai vu les personnages principaux n'ont jamais vraiment été l'intérêt du fiçlm, c'est pourquoi je n'ai pas trop d'avis à émettre sur les principaux personnages...quoique...le sale cliché du gros néo-zélandais...

    Par contre j'ai eu un peu de mal à supporter quelques touches d'humour pas toujours bienvenues à certains moments du film.

    Pour le reste, c'est sombre, glauque, ça dégouline, ça dépieute, ça eviscère...sur ce coup là on n'est pas déçu, on s'attendait à du gore, on est servi. D'ailleurs, petite questions pour les spécialiste de Roméro...n'ayant vu que Zombie et le territoire des morts dans la tétralogie, je voulias savoit lequel étaient le plus gore...parce que celui-là est assez gratiné?

    Je reconnais un autre mérite à Roméro...c'est d'avoir conservé sa façon de faire...ici un bon maquillage est toujours mieux qu'un effets numérique par ordinateur! Roméro n'est pas tombé dans la facilité et c'est tant mieux.

  • zombigirl

    17/08/2005 à 13h22

    Répondre

    Je viens ajouter mon humble avis à la superbe critique de copain Lestat

    Voici mes premières impressions en sortant de la salle :

    Ce film est moins mordant que ses prédécesseurs mais toujours aussi sans consessions. La survie n'est pas acquise pour tout le monde et autre chose qui m'a impressionnée : La faculté de Romero de me faire sursauter bien que je sois plutôt rôdée dans ce département. La BO aussi est géniale, à un tel point que j'ai couru l'acheter à la Fnac en sortant !

    Les zombies évoluent, les êtres humains régressent, et c'est même affreusement cynique de voir les morts aspirer à un état qui finalement, n'est qu'à peine plus évolué que la leur. De plus, c'est dans la logique des films :
    LA NUIT... : Les morts marchent et cherchent de la chair fraîche.
    DAWN... : Les zombies semblent rechercher ce qu'ils étaient vivants.
    DAY... : Un zombie est apprivoisé par les humains qui en font presque un phénomène de foire.
    LAND... : Les morts vivants font l'apprentissage par eux-mêmes.

    Je n'ai pas relevé d'incohérences scénaristiques ni de personnage principal ou secondaire sous-développé - après, les acteurs sont ce qu'ils sont et on a certes vu Hopper plus inspiré. Le seul moment où son regard recouvre cette petite lueur de folie si caractéristique est au moment de son petit discours sur la responsabilité. J'aurais tant aimé le voir péter un peu les plombs !

    John Leguizamo est au top comme d'habitude, campant un bad ass quand même humain (et des plus sexy - rhaaa, sans son t-shirt... triple miam ! Je lui ferais bien un câlin).

    Simon Baker s'en sort très bien aussi, son personnage de leader récalcitrant aspirant juste à un peu de solitude dans ce nouveau monde de mort et désolation en parfait contraste avec son second, Cholo, au caractère autrement plus explosif.

    Asia Argento ne m'a pas énervée une seule fois. Elle semble un peu perdue par moments mais je pense qu'il serait intéressant de voir l'évolution de son personnage dans la suite (si suite il y aura...).

    Je n'ai pas trouvé la fin too much, au contraire, elle est ce qu'il faut.
    Les SPFX sont carrément excellents, le gore est au rdv et quel plaisir de voir Savini, Pegg et Wright en zombies !

    L'image que je retiens et qui me hante depuis la lecture du scénario y a pas loin d'un an est celle de la véritable armée des morts sortant des flots ténébreux. Magnifique ! (Jean Rollin, retourne te coucher !) Il me semble que ds le scéanario, il y a une description des morts marchant au fond de l'eau. Faudra que je vérifie. Ce devait être trop cher à tourner - dommage !

    Une chose que je reprocherais cependant à Eugene Clark/Big Daddy, c'est que certains de ses mouvements sont trop fluides. Ca ne me pose aucun problème qu'il soit plus évolué que les autres mais par moments, il n'est pas très crédible.

    J'ai bien aimé le détail des oiseaux mécaniques en cage dans Green Fields, accentuant le côté totalement artificiel de la chose : "Le bonheur n'existe plus ? N'ayez crainte, on vous en fabrique un autre !"

    On reconnaît la patte de Romero partout et j'aimerais voir les p'tits jeunes de maintenant réussir le même exploit à plus de 60 ans...

    Je me suis pris une vraie bonne claque et je n'ai aucune envie de chercher des significations sociales, religieuses ou autre, j'ai juste envie d'écouter la BO et relire le scénario avec les images en tête en souriant bêtement.

    Fulci est mort, mais VIVE ROMERO, bon sang !!!

    Et si je peux me permettre, une critique plus détaillée ICI .

  • Anonyme

    20/08/2005 à 21h21

    Répondre

    Moi j'en ressort enfin, vu le grand tapage autour du film, j'étais sur que ce serait pas exceptionnel et je ne me suis pas trompé.

    je vais pas insister sur les personnages plutôt mal fait, le discours un peu daté, et le casting mal exploité pour en revenir à la technique.

    J'ai trouvé que le rythme était languissant, assez mal structuré pour ma part. J'ai eu l'impression de voir un alignement de scènes inutiles et de scènes réussits dont certaines exceptionnelles.

    Les effets en synthèse on tué le film (je ne suis pas contre cette technique, loin de la), alors que les maquillages et autres effets spéciaux sont vraiment très réussit.

    On a l'impression que Romero a fait certaine concession dans son oeuvre pour ne pas déboussoler un public préparé à un spectacle formaté.

    Pour finir, le film se cloture de façon un peu juste mais j'avoue que j'attends la suite, en espérant que Romero fasse mieux.

    Mais bon je pense que Romero a souvent été surestimé et ce film confirme mon sentiment.

  • hunt

    20/08/2005 à 23h32

    Répondre

    ben tiens, ta signature et ton avatar me rapellent quelque chose: quelqu'un a-t-il repéré le caméo de simon pegg dans ce film ?

  • Anonyme

    20/08/2005 à 23h38

    Répondre

    Ben j'ai un bouquin ou on les voit, maquillé, mais de la à les retrovuer dans le film, bon en plus il m'a un peu ennuyé ce film

  • Mantis

    21/08/2005 à 17h25

    Répondre

    Ils sont les deux "Take your picture with a zombie".

  • Anonyme

    21/08/2005 à 17h27

    Répondre

    ben c'est justement ce qu'on voit sur l'image

  • Mantis

    21/08/2005 à 17h34

    Répondre

    Monsieur a acheté l'excellent mais cher Mad Movies spécial Romero ?

  • Anonyme

    21/08/2005 à 17h38

    Répondre

    Mantis a dit :
    Monsieur a acheté l'excellent mais cher Mad Movies spécial Romero ?



    euhhhhhh mad quoi ????

  • nazonfly

    22/08/2005 à 10h14

    Répondre

    Poussé par un désir irresistible, je suis allé voir Land of the Dead ce week-end. Et j'ai beaucoup aimé. Certes il faut sûrement aimer le genre pour pouvoir apprécier. Quelques points que que j'aimerais souligner :

    - les films de Zombie sont souvent une critique de la société aux dires de certains. Mais je crois qu'on peut aussi se contenter de l'action pure qui se rapproche des Doom-Like : écharper, exploser tout ce qui passe proche du joueur/spectateur. Le zombie est, à la fois, humain et non humain (comme un personnage de jeux vidéo pour continuer l'analogie). Et de le voir se faire "démonter la tête" est tout simplement... jouissif. Un sourire carnassier sur le visage, le spectateur voit ses plus bas instincts exposés à l'écran. Et cet aspect peut justifier à mon avis la vision d'un tel film.

    - mais il y a aussi toujours une critique de la société. A ce sujet, le passage des fleurs célestes zombifiant encore plus les zombies m'a presque fait froid dans le dos. Explication : qui a déjà observé les gens rassemblés autour d'un feu d'artifice s'est probablement rendu compte de la vacuité des regards des spectateurs ressemblant franchement aux zombies de Land of the Dead. Et il est impossible de ne pas faire un lien entre les "riches" enfermés dans le Green, consommant toujours comme si de rien n'était et les zombies qui tentent eux aussi de retrouver leur ancienne vie; deux espèces incapables d'évoluer, enfermés dans leurs gestes mécaniques... Brrrr

    Bon tout ça pour dire qu'il y a plusieurs niveaux de compréhension dans Land of the dead et que j'ai beaucoup aimé!

  • Anonyme

    22/08/2005 à 17h06

    Répondre

    Ouai pas très fine la critique quand même, il a pas tellement innové dans le discours, quand on sait qu'il a réecrit le scénario pour se rapprocher de notre temps, il a oublié qu'il fallait une peu de finesse, car on peut pas dire que les dialogues soient interessant (moi je dirai ennuyeux mais bon...) et que les acteurs soient charismatique mise à part deux sang chauds.

    Donc oui le film est remplis de quelques scènes et plans interessants, mais tout est asez décousu et l'intrigue ne tient pas la route dans ses grandes lignes, en un mot, c'est un peu niais malgré l'importance du propos véhiculé.


    ce qui m'énerve c'est que j'aime bien Romero, mais même si le genre est différent, shaun of the dead est cent fois plus abouti que son film.

    On dirait un curieux mélange de ce qu'il a fait et de ce qu'il essai de faire pour coller à un style déja représenté dans l'armée des morts.

    donc moitié nostalgique, moitié pompeur, ça me fout un peu les boules tout ça. SUrtout de sa part.

  • Mantis

    22/08/2005 à 18h03

    Répondre

    En passant, arretez Quadrilogie, on dit TETRAlogie.

  • Anonyme

    22/08/2005 à 18h19

    Répondre

    on sent les fan de romero

  • Vincent.L

    30/08/2005 à 13h23

    Répondre

    100% d'accord avec Gallu. Je n'ai vu aucune critique sociale digne d'intérêt et un temps soit peu crédible. Tout est grossier, caricatural et on perd toute la sensibilité des trois premiers.

    Et puis zut, des zombies qui commencent à penser dans Le Jour... ça allait, mais des zombies qui ont des sentiments désolé mais ça devient vraiment trop c..!

    Ok ça fait penser à du Carpenter, etc... et c'est bien réalisé mais ça fait pas peur, c'est pas choquant et tout est déjà vu

    Qu'on ne s'y trompe pas, Land of The Dead est une grosse anarque dotée d'une promotion abile qui a su faire croire que le film contient un sens politique et des reflexions pertinentes.

    Objectivement, L o D n'est pas plus pertinent que les Resident Evil.

  • Anonyme

    30/08/2005 à 19h18

    Répondre

    Vincent.L a dit :

    Objectivement, L o D n'est pas plus pertinent que les Resident Evil.


    +1

    (LOD est plus sanglant quand même )

  • Vincent.L

    31/08/2005 à 13h45

    Répondre

    La pertinence globale d'un film n'a rien à voir avec le sanglant...

  • Anonyme

    31/08/2005 à 17h37

    Répondre

    Vincent.L a dit :
    La pertinence globale d'un film n'a rien à voir avec le sanglant...


    Non mais je voulais juste dire que pour un film de zombie tiré d'un jeu faisant directement référence à une époque montrant sang et tripailles à volonté, résident evil est parfois trop lisse...

    En même temps quand Sam Raimi a terminé sa franchise gore Evil dead par un opus très fou mais pas vraiment gore, personne ne lui a repproché.

    Mais résident evil reste quand même très lisse, mais malgré ça je l'aime bien.

  • Vincent.L

    01/09/2005 à 21h32

    Répondre

    Moi j'aime pas

  • Veterini

    06/09/2005 à 13h11

    Répondre

    Tout à fait époustouflant, que Lestat me pardonne les méchancetés que jai dise sur le trailer je men veux beaucoup.

    SPOILER
    (je met pas en balise car ça serait penible a lire)

    Alors lhistoire annonce demblée la couleur, un film pour le moins alter-mondialiste. Les humains déchargent leur « poubelle » dans le territoire des morts.

    Cependant cest loin dêtre tout. En effet, cette fois-ci on est au plus proche des réflexions de « je suis une légende » la norme est la quantité. On sen rend vite compte lorsquun policier zombie mord un pillard humain. Lhumain sera vite abattu, les zombies sont toujours considérés comme des moins que rien par les humains.
    Dailleurs le terme de zombie nest quasiment jamais utilisé, à chaque fois un terme différent est utilisé « Néfertiti », « fétide » Les humains ne veulent à aucun pris considéré les zombies comme une entité propre.
    Par ailleurs le pillage des humains du territoire des morts est une critique assez clair du néo-colonialisme.

    Mais le plus intéressent est le point de vue des zombies. On savait déjà les zombies dépourvu de tout tabou, cannibalisme, nudité etc
    Cependant Romero va nettement plus loin cette fois avec cette simple phrase a propos des feux dartifice

    « -On dirait des fleurs du paradis.
    -Ce que jaime chez toi cest que tu crois encore au paradis. »

    On va pas le cacher plus longtemps, le territoire des morts est le jardin déden, pour les zombies. La phrase « On dirait des fleurs du paradis » est dite sans doute par lêtre humain le plus proche des zombies. Les zombies sont des êtres sans pécher originelle, dénué des tabous imposés par la religion/dieu/une pomme. Les zombies ont-ils une âme cependant ?
    Jaurais du mal à répondre, mais en tout cas ils ont une conscience. Ainsi le leader Zombie abattra un collègue zombie par le feu.
    Ce passage mavait laissé assez perplexe au départ, est-ce une reproduction du modèle humain ? Et bien, prenons un être dénué de tout tabou, préféra-t-il laisser un être semblable souffrire sans vouloir abrégé ces souffrances, bien sur que non. Cest une critique assez virulente pour leuthanasie, qui si on retirait les entraves religieuses semblerait naturel.

    Si le territoire des morts est le jardin déden pourquoi les zombies sont-ils si méchant ?
    Ici Roméro fait preuve dassez daudace en optant pour une théorie de lévolution saltationniste, cest à dire quelle se ferait par bond plutôt que graduellement (doctrine gradualistes). On ne pourra quêtre amusé de constater que lévolution darwinnienne des humains est la mort. Quoiquil en soit lévolution de lhumanité se fait en zombie, ce virus se produisant par la morsure, conséquemment les zombies sont les porteurs dune évolution qui en attaquant les humains cherche à la propager.

    Reprenons nos amis les humains, ils sont dans une structure sociale absolument humaine. Des ghettos dans le ghetto, un pouvoir politique monarcho-oligarchique. Des jeux pour satisfaire le peuple ainsi que de la nourriture. Les noirs occupe des position de soldat ou de serviteur, alors que chez les zombie le noir est leader. (et qui plus est ancien pompiste, cest a dire fournisseur de pétrole.)

    Parmis tous les humains, seul deux sont près de se révolter. Lun en faisant des discours dont tout le monde se fiche, et il est lui-même pas vraiment désireux de sattaquer en personne a cette société demandant au mercenaire de le faire à sa place. Lorsquà la fin ce groupe arrive au pouvoir on sait déjà quil ne fera que reproduire lancien système.
    Lautre révolté est lhispanique (je verrais bien la une critique du dernier Hutington) Sa révolution a des buts cupides, et étant minoritaire choisis une méthode terroriste. Bref très humain aussi, évidemment sont plan échouera de peu.
    Plus la révolution vient de lextérieur plus elle a chance daboutir dirait-on ?

    Et les zombies justement, totalement étranger vivant dans un système anarchique. Alors que les humains (ici disons USA) se croient protégé par leau, cest justement de là quarriverons les zombies, les frontières infranchissable quils auront placées ne servant au final quà les isoler.
    Les zombies sont sous-équipés ne se servant que des armes fournis/pris sur les humains. Cette révolution qui nest pas vraiment la leur si ce nest pas pour se défendre contre les attaques/exploitations des humains partiront par la suite une fois accomplis.
    Un des meilleurs passages est lorsque lhispanique sétant fait mordre dit : « Jai toujours voulu savoir comment était lautre coté » il ne peut faire sa révolution quen étant un zombie. Et cette fois il réussira, non par des moyens traditionnels. Mais en affrontant le représentant de lautorité seul à seul sans victime collatéral et en abandonnant même son arme.

    La pollution, est aussi un peu évoqué. Ceci par la scène du leader zombie pompiste qui déverse dans la voiture de lessence. Lessence peu ragoûtante se déversant sur la place du conducteur montrant de manière explicite ce que lon ne voit que par des gaz déchappement.

    Fin du SPOILER

    Si on devait résumer de manière éhontée ce film. On pourrait dire quil sagit dune ode alter-mondialiste, remettant en cause les valeurs millénaires humaines. Les humains ne peuvent que reproduire du schéma dominant/dominé, alors que les zombies vivent dans leur territoire métaphore du jardin déden/paradis. Après tout quand il ny a plus de place en enfer les choix sont limités.

    PS : Faudra que je vois Resident Evil à prioris.

  • Lestat

    08/01/2007 à 21h40

    Répondre

    Petite mise à jour de critique, concernant la version longue disponible en DVD collector.

  • Anonyme

    09/01/2007 à 15h11

    Répondre

    ah ah ah

    le fantasime aveugle d'un illuminé passioné !!!!

  • Lestat

    09/01/2007 à 21h17

    Répondre

    Pourquoi tant de haine.

  • Anonyme

    09/01/2007 à 22h00

    Répondre

    Lestat a dit :
    Pourquoi tant de haine.


    Mais tu sais que je t'adore, qui aime bien chatie bien, même si c'est clair qu'on a pas les même gouts (tu remarqueras que t'es l'un des rares a avoir trouvé Saw 3 interessant, tu me fais penser à Jeremy Sisto dans MAY )

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