8.5/10

L.A. Confidential

Je flânais sur Krinein l'autre soir, quand, à court de lecture, je décidais faute de mieux de me faire un top five des meilleurs films. Rien de mieux pour passer le temps sans trop se prendre la tête. Je mettais en compétition une petite douzaine de films, certains objectivement cultes, d'autres ayant leur place dans mon coeur pour des raisons sans doute moins universelles.

Si L.A. Confidential ne tenait pas le haut du pavé, il bataillait rude pour avoir sa place. Bien qu'ayant mis fin à mon top five avant de rendre un jugement définitif, je me suis dit que c'était la moindre des choses de consacrer un papier à ce film. Voire de pousser les quelques âmes égarées qui ne l'avaient pas encore vu à se faire plaisir.

L.A. Confidential, c'est l'histoire de trois flics que tout oppose, mais dont leurs passions respectives vont les mener à unir leurs "talents" pour résoudre une enquête bidon : le massacre du Night Owl. Braquage de snack étrangement relié à des affaires de pornographie et de deal d'héroïne.
L.A. Confidential fut tourné en 97. Six ans déjà que le bébé a ouvert les yeux, nous éblouissant au passage. Et en six ans, quel film policier peut prétendre avoir livré aux spectateurs une pâture aussi noire et intense ? Car tourner 'd'après l'oeuvre de James Ellroy' fut très loin d'être une sinécure. Le roman dont est tiré L.A.Confidential est une enquête-fleuve de 600 pages, mettant en scène une bonne douzaine de personnages incontournables de 1950 à 1956. De telles contraintes, pour un film de 2h20, imposaient à Curtis Hanson, réalisateur pour le coup éclairé (le bonhomme a quand même commis 8 Mile), d'amputer sévèrement le travail de James Ellroy pour avoir une chance d'en respecter l'esprit. Peter Jackson fit de même avec sa fameuse trilogie. Et les deux s'en sont sortis plus qu'honorablement.

L.A. Confidential, c'est entre autres un casting aussi flamboyant que millimétré : Kevin Spacey, Dany Devito, Kim Basinger, James Cromwell, Guy Pearce et Russel Crowe. On pourrait trouver une telle concentration de "stars" assez pompeuse mais il est à noter qu'excluant Devito et miss Basinger, nos autres comédiens n'étaient pas encore au fait de leur gloire.

Reste une réalisation intuitive qui put donner du ventre à toutes les bonnes intentions de Curtis Hanson. Filmé en intégralité dans la Cité Des Anges et plus particulièrement du côté d'Hollywood, L.A. Confidential réussit à capter l'Amérique des années 50, ses usines à rêves, outil du Grand Capital et manifestation de l'intransigeance d'un peuple plongé jusqu'au cou dans la Guerre Froide. Laissant l'underground aux cow-boys, aussi bien flics que mafieux.


Reste à savoir si White Jazz, suite de L.A. Confidential, qui devrait arriver sur nos écrans courant 2004 fera aussi bien. Qui prend les paris ?

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